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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:24

Ce fameux samedi

 

 

Je l’ai su le jour même et c’était bien Marie « la mariée » qui était l’auteur de ce fait malencontreux à mon égard, et qui plus est en ce jour de mariage. (Elle n’avait pas apprécié la punition infligée à Yola)

 

Mais revenons quelques mois en arrière.

Un Samedi, jour de marché comme tant d’autres, et pourtant….

Habituellement j’aime aller faire mes provisions très tôt, car je déteste la foule du milieu de matinée, quelques fois Marie m’accompagne mais je lui avais fait savoir que je n’irais pas ce samedi là, car j’étais invitée au mariage d’une ancienne camarade d’école, qui m’avait d’ailleurs demandé d’aller chercher les alliances avant neuf heures, de les garder vers moi, et une fois à l’église ,de lui apporter au moment de l’union. Je devais donc me rendre à la bijouterie dans la commune voisine éloignée d’une vingtaine de kilomètres tout de même.

 

Quel ne fût pas mon étonnement en rentrant à la maison après cette course, en ouvrant la porte du salon, de nombreux morceaux de mousse étaient éparpillés un peu partout.

Mais que c’était-il donc passé pendant mon absence ?

Je dépose la petite boite à bijoux sur la console et, à la vue du panier vide j’appelle ma chienne bizarre !! Pas de réponse. 

Avançant de quelques pas, je constate le délit ; oh !! Non pas ça !! L’accoudoir du canapé éventré et non loin de là son auteur,  Yola recroquevillée, toute penaude avec encore de la mousse au coin de la gueule. Depuis deux ans qu’elle me tenait compagnie, bien sur elle avait occasionné quelques dégâts, mais sans gravité.

J’étais très vexée, vraiment trop vexée. Je ne pouvais accepter cela.

 

Je la dispute sévèrement, ramasse une partie de cette mousse, la met en boule dans un sac plastique et lui accroche autour du cou, de manière à ce qu’elle ne puisse s’en défaire.

Je l’entraine dans le jardin, l’attache au pied du poirier avec très peu de leste en la laissant là ; à son terrible sort.

Je devais maintenant aller prévenir mon amie Justine de bien vouloir veiller sur elle le temps de la cérémonie. Après quoi, je trouverai bien un moment pour me sauver ; et revenir à la maison sans que mon absence ne se remarque. Dans ma précipitation, j’en oubliais de fermer la porte de la maison.

 

 Je ne pouvais me douter, à ce moment précis, ce qui allait en découdre, Non loin de là, Marie avait assisté à la scène, mais ne s’était pas approchée en me voyant si en colère après Yola.

Après mon départ, elle s’était introduit à l’intérieur et….

 

De retour, il était temps maintenant, de me préparer pour le mariage j’en avais que trop perdu. Dernière chose importante ne pas oublier les alliances, je fermais la porte et me dirigeait vers l’église.

Pendant la célébration, Me trouvant un peu en retrait de tous ces invités au bord de l’allée, je contemplais l’étui en pensant très fort à mon défunt mari, je l’effleurais et, délicatement l’entrouvris.

Oh !! Mon dieu !!!, il était vide, non je ne rêvais pas !!

Comment était-ce possible ? je sentis monter en moi une vilaine angoisse, et je laissais échapper une injure, ce qui me valut le regard malveillant de ma voisine d’à coté.

Presque aussitôt, je sentis une présence, une main se posa sur mon épaule et mon amie Justine était là, près de moi. En réponse à mon air interrogateur, elle prit l’étui et y déposa les anneaux.

_ Je t’expliquerais plus tard Angèle, il est temps pour toi d’aller donner ceci à monsieur le curé.

Je m’engageais dans l’allée, non sans une certaine gêne, mais qui peut-être ne sera pas remarquée par les invités. Arrivée à la hauteur des futurs époux, je leur adressai un sourire et remis l’étui.

Il s’en était fallu de peu !

 

A la sortie de l’église, après avoir félicité les mariés, je laissais là tout ce beau monde, me dirigeai sur le coté de l’église où m’attendait mon amie. En route vers la maison, j’écoutais le récit de Justine.

 

Lors de sa surveillance, elle avait trouvé Marie en pleurs, avec yola sur les genoux, elle était très fâchée contre moi et en même temps, elle regrettait amèrement son geste.

 

Elise.

 

 

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 11:00

 Le Cortège !

 

Nous avons eu assez de pipelettes pour ce mariage..
Un autre petit monde s’affaire autour des mariés ! Ce sont les enfants des invités.. Cousins cousines, adorables petits dans de superbes toilettes ressemblant point pour point à la robe de la mariée pour les petites filles et au costume gris perle du marié pour les petits garçons…
Le soleil brille de tous ses feux..
Les envolées de cloches annoncent ce beau jour..
«  Le mariage tant attendu de Marie et Clément ! « 
Les couples se forment, chacun, chacune à son cavalier..
La grand-mère de l’un avec le grand père de l’autre..la maman de Marie avec la papa de Clément..
Les recommandations vont bon train, surtout pour les petits..
« Avez-vous pris vos précautions dit la grand-mère ? »
Vos précautions ? c’est quoi..
C’est d’avoir été aux toilettes avant de partir.. Banane !
Sortant de la maison de ses parents, la mariée, au bras de son papa doit aller rejoindre son future marié à la mairie ou le mariage civil doit avoir lieu en priorité..
C’est très émouvant, car c’est le papa qui doit donner symboliquement sa fille à son futur époux, qui normalement n’a pas encore vu sa promise dans sa jolie robe blanche !
Mais là, je vous parle d’un temps.. que les moins de vingt ans ne connaissent plus !
Donc, tous se mettent en place pour le cortège, qui doit traverser le village, les commerçants sur le pas de leur porte applaudissent.. Les dames saluent… Les jeunes crient «  Vive la mariée »

Et nous, les petits marchons deux par deux, tenant les jolis bouquets ronds aux couleurs du bouquet de la mariée.. Et, ce n’est pas facile de marcher droit devant nous.. Sans se retourner !

  • Comment tu t’appelles toi ?

  • Mariam.. et toi ?

  • Liam…
    C’est pas un nom ça !

  • J’aime pas William ….

  • T’es mon cousin ?

  • J’sais pas.. ma maman c’est la sœur de Marie

  • Ben moi, mon papa c’est son frère à Marie

  • Faut pas causer !

  • Marchez droit.. !

  • J’veux voir ma maman

  • Tout à l’heure..
    Donne-moi la main !

  • J’peux pas j’ai mon « ninin » annonce Paulo

  • Mia, tu es grande.. occupes-toi de lui.. tu veux bien …. Ordonne sa mère exténuée

La route semble bien longue pour ces petits, les obligations de ce beau mariage sont éreintantes, fastidieuses… vivement que l’on puisse courir … s’amuser..
Et manger du gâteau !!

M’mamzelle Jeanne
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 23:10

Goûter à la  Maison de Retraite.

A Madame la Directrice,
A l’ occasion du mariage de sa fille Marie, 
Madame… de XYZ

sera heureuse de partager la pièce montée avec vos résidents
.........……
.................……..


-  Vous savez c’que j’ sais ?
- dites vouère un peu
- Vous savez la p’tite Marie.. elle se marie demain..
- Eh ben sans êtes invitées.. on mangera quand même de la pièce montée !

- .....Noooon ! j’y crois pas
- C’est ben la première fois qu’ça arrive..

- .....Oui.. et ils ont même apporté des  dragées.. !
-  Faudra  faire attention.. à  nos dentiers !! hi hi

- C’est quand même des bonnes  gens d’penser encore aux vieux !
- C’est pas tou ’l’monde qui f’rait ça.

- .... Oh  je rappelle ma mère travaillait chez eux dans l’temps quand elle était jeune....
- ....ben.. elle a jamais r’gretté.. elle était bien considérée..

- ....

- ....Y qu’à la fin.. vous savez  le père … du père…  de Monsieur..
- ...Son grand père quoi !
-  Ben quoi donc..

-  ...

- vous .. vous  voyez pas… Y courait après quoi ! Elle est partie et pis c’est tout
- Il avait du goût.. elle devait être bien jolie..
- mais c’est loin.. ya prescription !
- C’est quand même des gens gentils..

- .......  Ouais… gentil n’a qu’un œil..
- ....La fortune comment donc qu’elle est v’nue ?

-  Allez on dit rien,  puisqu’y vont nous faire goûter au gâteau
- Oui, on mange et on dit rien ..
- N’ faut pas remuer la boue…
- Oh ! vous y aller un peu fort…

- ... Mais .. non .... j’ai rien dit !

- ... Chuttttttttttt  V’la la Directrice.. elle va  nous en parler..

-  On n’dit rien !

-  Motus et bouche cousue..
-  ...Croix de bois croix de fer.. si je mens j’vais en enfer.. !
-  Allez bonsoir M’mam Merlot

-  Bien l’bonsoir à vous M’mam Chenu

 

M’mamzelle Jeanne


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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 09:53

 

Des chatons à la noce

 

 

Aujourd’hui, c’est donc le grand jour ! Les rayons du soleil qui filtrent par la lucarne dessinent des ronds de lumière sur la paille. Lubie paraît calme et mâchonne son foin avec application. Moi par contre je suis  très énervée car j’ai plutôt mal dormi. Les propos de cette mouche zinzinabulent encore dans ma pauvre cervelle et ma queue est agitée de soubresauts rageurs. Non mais quelle folle ! C’est vrai que quand on se contente de pondre ses œufs dans une charogne ou sur une bouse du chemin on ne sait rien des joies et des contraintes de la maternité !

La fleuriste, une jolie jeune femme à l’élégance discrète, est arrivée dans l’écurie peu après la visite de Célestine qui m’a apporté mon petit déjeuner. Elle s’affaire en chantonnant autour de la calèche. À ses pieds, des rubans, des flots de dentelles, des feuillages aériens, des plumes et puis ces fleurs champêtres sous lesquelles je me suis endormie tant de fois et qui ressemblent à de petits nuages. Tout en l’observant assembler avec amour ses petites gerbes, je repense à l’incident étrange qui s’est produit cette nuit.

Vers une heure du matin, la porte de l’écurie s’est ouverte et un homme est entré. À sa façon d’explorer les lieux, j’ai  compris qu’il n’avait pas la conscience tranquille. Il avait une démarche souple, presque féline, le corps robuste et vigoureux d’un homme habitué à vivre au grand air. Il dégageait une odeur très particulière, un mélange fait d’embruns iodés, de fioul de bateau et de poisson séché que je reconnus aussitôt pour avoir traîné quelques temps dans un port de pêche. Son sac rond de marin en forme de saucisse me confirma qu’il avait dû naviguer un temps avant de s’échouer ici.

Quand il découvrit la calèche,  il  eut l’air très intéressé. Il en fit le tour et inspecta minutieusement le coffre en osier que l’on avait accroché à l’arrière. Puis il se mit à marmonner des propos incohérents où il était question de cette andouille d’inspecteur Brod qui avait failli le coffrer à la place d’un autre, de cette Mina de Saint Palais, une intrigante qu’il avait déjà croisée dans un bar louche de Caracas, d’une certaine Fanfan dont il répétait le prénom en boucle. Visiblement il cherchait un abri pour la nuit mais il n’avait sans doute pas choisi cette grange par hasard.

J’essayai de me faire discrète mais il se prit soudain les pieds dans un seau d’eau et s’étala de tout son long à quelques centimètres de moi. Réveillés par tout ce tintamarre, les chatons se mirent à miauler et bien sûr, l’homme eut tôt fait de découvrir notre cachette. Je me mis alors en position de défense, le dos rond, le poil hérissé, les babines retroussées tandis qu’un feulement d’alerte s’échappait de ma gorge. Nullement impressionné l’homme retourna le seau et s’assit juste en face de moi.

-      - Tout doux ma belle. Toi aussi t’es en cavale ? N’aie pas peur, les chats et moi c’est une longue histoire ! Sais-tu que sur tous les rafiots de la planète, il y a des chats qui sont chargés de veiller au grain en trucidant les rats ! Et puis tu n’es pas la première vagabonde qui dort dans la même grange que moi. Toi et moi, on est de la même engeance, celle des miséreux, des réprouvés, des malchanceux, celle qu’on chasse à coups de cailloux ou de dénonciations.

Il avait le visage buriné par le soleil et le vent. Deux plis d’amertume marquaient les coins de sa bouche mais ses yeux clairs avaient gardé quelque chose de doux et d’enfantin. Derrière ses allures de bourlingueur bravache, on pouvait deviner une grande misère affective et un immense besoin de tendresse. Tout en parlant, il s’amusait à soulever la paille avec une petite baguette de bois, la faisant voler dans les rayons de lune. Soudain, chaton numéro 1 échappa à ma surveillance en faisant un grand bond pour s’inviter à la danse de ces brindilles légères et brillantes comme des flammes d’argent. Bientôt chaton numéro 2 bondit à son tour suivi du numéro 3. Chaton numéro 4, une femelle plus timide, resta auprès de moi regardant avec envie cet homme qui semblait s’amuser autant que ses frères. Il avait basculé sur le dos et les laissait escalader son pantalon, fourrager dans ses dreadlocks, grimper le long de ses bras, se laisser glisser dans le creux de ses mains,  grignoter le fromage et le jambon qu’il avait sortis de son sac. Il gloussait doucement et semblait ravi de s’abandonner à ces jeux innocents mais au bout d’un moment, il déclara :

-      - Bon, maintenant, ça suffit la marmaille ! Tout le monde au lit ! Demain, ça va être une sacrée journée !! Ah, au fait, moi, c’est Jojo, Jojo l’Amerlo !

Il prit les trois chatons dans ses grandes mains et me les rendit avec beaucoup de précautions. Il me caressa entre les deux oreilles puis se chercha un coin dans la paille pour y passer la nuit.

Mais au matin, plus de Jojo ! Il a dû repartir de bonne heure car je ne le vois nulle part. Dommage, je l’aimais bien ! Tiens voilà la fleuriste qui sort pour prévenir Alfred qu’elle a terminé et qu’il peut atteler Lubie. Cette dernière jette un coup d’œil à la calèche, visiblement soulagée d’avoir échappé au chapeau fleuri. C’est alors que Jojo, de la paille plein les cheveux sort discrètement de sa cachette. Il me fait un petit signe puis se dirige d’un pas sûr vers la malle en osier, en soulève le couvercle, balance son sac et saute prestement à l’intérieur.

Il est grand temps que tout ce remue ménage se termine que je puisse enfin retrouver le calme et profiter un peu de mes chatons. Mes chatons ? Mais où sont mes chatons ? Pourvu qu’ils ne soient pas cachés sous les roues de la calèche ! C’est alors que je vois le couvercle de cette maudite malle se soulever et Jojo me faire signe en murmurant :

-      Désolée Princesse mais tes chatons sont dans mon sac ! Il semble qu’ils aient pris goût au fromage et au jambon ! Allez, viens avec nous, on va bien s’amuser ! 

Je ne sais pas combien de temps a duré cette comédie, combien de fois nous nous sommes arrêtés, combien de voix différentes j’ai entendues, combien de visages entrevus, combien de bravos, combien de « Regardez comme ils sont beaux !» Mes chatons sont près de moi et c’est ce qui m’importe. Et puis Jojo me fait la conversation en me racontant l’histoire des uns et des autres. Visiblement, il ne les aime pas beaucoup !  Le seul qu’il semble apprécier, c’est Monsieur Paul, son ancien instituteur et une certaine Fanfan dont il était amoureux fou mais qui en a préféré un autre, plus riche et moins fou sans doute. C’est pour elle qu’il est parti sur ces fichus rafiots, pour elle qu’il a tenté sa chance à Las Vegas mais rien ne s’est passé comme il l’aurait voulu. Lorsque la calèche s’arrête devant l’église, Jojo s’étire, fait craquer tous ses os puis il déclare avec un grand sourire

-      Et maintenant Minette, que la fête commence. Tu viens ? On va passer par la petite porte de côté. Il y a un escalier qui mène au clocher, mais nous, on va s’arrêter à la tribune. De là, on peut tout voir sans être vu. Allez la marmaille, tout le monde descend !

J’ai toute juste le temps d’entendre Lubie qui s’exclame :


« Bouquets d’ombelles

Nuages en dentelle

Mais pourquoi cloche-t-on ? »


Décidément ce mariage la laisse vraiment de marbre !

 

 

 

Il a raison Jojo, quel point de vue étonnant. Voir sans être vu ! Il a dû être chat dans une autre vie ! Tout en bas, c’est une débauche de couleurs, de chapeaux, de sacs, de fleurs, de rubans, de parfums, de dentelles. Ça chuchote, ça tousse, ça pleure, ça racle des pieds, ça bouscule des chaises, ça se pousse du coude, ça glousse… Le marié et la mariée se tiennent au milieu de l’allée, droits comme des cierges pendant qu’une  femme s’égosille dans un Ave Maria qui endormirait un chat devant un trou de souris ! Fascinée par le spectacle, j’en oublie de surveiller mes petits qui s’amusent comme de petits fous. Visiblement cette tribune sert de débarras. Il y a des livres dans un coffre, un lutrin, une pendule, un harmonium tout défoncé, de vieux rideaux plein de poussière.

Soudain, un bruit d’ailes soyeux nous fait lever la tête. C’est une jolie corneille au plumage bleuté qui s’est juchée sur une poutre du carillon et qui se dandine en sautillant d’une patte sur l’autre. Intrigués, les chatons entreprennent d’escalader les vieux rideaux et se retrouvent sur les touches de l’harmonium d’où s’échappent des sons plaintifs mais qui emplissent tout l’espace. Espiègle, la corneille accompagne cet air improvisé de joyeux « Kouac Kouac Kouac » tout en s’essayant à des jeux de mots sans queue ni tête :

-      -  Oh ! Les jolis chats perchés  qui font de la musique ! Charmant charivari dans la chapelle en fête ! Dis donc le chat-huant, tu nous chuinterais pas un petit cha-cha-cha pour qu’on fasse bamboche ? J’adore le chahut impromptu ! Eh ! Oh !! Emilie, change donc de perchoir et viens voir un peu cha !

Arrive une mouette qui après avoir pirouetté d’artistiques arabesques vient se percher sur la rambarde de la tribune.

-      Aïïïe , Aïïïe, Aïïïe, kec kec kec qu’est-ce que c’est ? Un concert ? Et je ne suis pas invitée criaille-t-elle tout en lâchant ses fientes dans le chapeau d’une vieille dame.

-      Bravo, bravo, chante Jojo ! Du guano dans l’chapeau de cette harpie d’Ophélie !

Encouragée, la mouette se met à parader sur la rambarde s’accompagnant de « Tiouou, Tiouou » enthousiastes ce qui en langage mouette signifie :

-      Venez les copains, ici on s’amuse bien !

Et voilà que surgit une pie, suivie d’une tourterelle qui joignent des « couroucoucou » et des « tchek tchek tchek » à cette chorale très animée. Comme pour ne pas être en reste, les cloches du carillon se mettent à tintinnabuler en chœur :

-      -  Digue, digue digue, digue digue dong, sonne, sonne, sonne, joli carillon, tandis qu’un petit vent coulis aux senteurs de lavande et de miel harmonise le tout comme par enchantement.

-      - Oh, ben, si l’esprit du clocher s’y met aussi hulule la chouette qui vient de se réveiller, je veux bien faire les « HOU !! HOU !! » Vous savez quoi ? Il faudrait aller chercher Coco dans son pré, avec sa voix de ténor on va faire un tabac !

Après quelques secondes de stupeur, les invités commencent à s’interroger timidement d’abord puis en maugréant des propos de mécontentement. Je sens que le vent va tourner mais profitant de ces instants de flottement, la dame qui s’évertuait à massacrer son Ave Maria change soudain de registre et entonne un « Oh Maria ! » plein d’entrain. Interloqués, les invités ne savent plus s’ils doivent ronchonner où mêler leurs chants à celui de la soliste. C’est le curé qui le premier donne l’exemple en tapant dans ses mains  tandis que les enfants de chœur swinguent gaîment sur leur banc. Bientôt l’église n’est plus qu’une grande nef en délire avec des gens qui chantent, qui dansent, qui se sourient, qui se donnent des coups de coude, qui se tapent sur l’épaule, qui se tournent vers la tribune en montrant leur pouce levé pour montrer qu’ils apprécient cette participation inattendue. La mariée est aux anges et accepte de bon cœur ce gospel qu’elle n’avait pas choisi mais qui semble faire l’unanimité dans l’assistance.

Jojo sifflote dans son coin et tout en me grattouillant la tête, il me dit des larmes au bord des yeux :

-      - Dis, tu crois qu’elle va vouloir me parler la Fanfan ?

J’aimerais bien pouvoir lui répondre que oui mais soudain je vois débarquer Célestine le regard noir plein de reproches qui nous embarque tous les cinq dans son grand sac pour nous ramener à la ferme sans nous demander notre avis. Comment lui dire que je n’y suis pour rien ? En tous les cas, j’espère bien que ce soir, Lubie me racontera la suite de cette noce qui semble pleine de surprises et surtout, j’espère aussi revoir Jojo.

 

Azalaïs

 

http://marge-ougreve.eklablog.com/

 

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 10:34

Célébration  interrompue

 

Je ne l’ai su que beaucoup plus tard, mais c’était bien Marie « la mariée » qui était l’auteur de ce fait malencontreux à mon égard, et qui plus est en ce jour de mariage. (Elle n’avait pas apprécié la punition infligée à Yola)

 

Mais revenons quelques mois en arrière.

Samedi, jour de marché comme tant d’autres, et pourtant….

Habituellement j’aime aller faire mes provisions très tôt car je déteste la foule du milieu de matinée. Seulement ce samedi là, je ne pouvais m’y rendre puisque j’étais invité au mariage d’une ancienne camarade d’école et, c’était à moi que revenait la garde des alliances. Donc je me devais d’aller chercher celles-ci avant neuf heures à la bijouterie dans la commune voisine éloignée d’une vingtaine de kilomètres tout de même.

 

Quel ne fût pas mon étonnement en rentrant à la maison après cette course, en ouvrant la porte du salon, de nombreux morceaux de mousse étaient éparpillés un peu partout.

Mais que c’était-il passé pendant mon absence ?

A la vue du panier vide, j’appelle ma chienne  bizarre !! pas de réponse !! Avançant de quelques pas, je vois là ; l’accoudoir du canapé éventré.

- Oh !! Non pas ça !! Je constate le délit et non loin de là ; son auteur  Yola recroquevillée, toute penaude avec encore de la mouse au coin de la gueule. Depuis deux ans qu’elle me tenait compagnie, bien sur elle avait occasionné quelques dégâts, mais sans gravité.

J’étais très vexée, vraiment trop vexée. Je ne pouvais accepter cela.

 

Depuis deux ans qu’elle me tenait compagnie, bien sur elle avait occasionné quelques dégâts, mais sans gravité.

J’étais très vexée, vraiment trop vexée. Je ne pouvais accepter cela.

 

Je la dispute sévèrement, ramasse une partie de cette mousse, la met en boule dans un sac plastique et lui accroche autour du cou, de manière à ce qu’elle ne puisse s’en défaire.

Je l’entraine dans le jardin, l’attache au pied du poirier avec très peu de leste en la laissant là ; à son terrible sort.

Il était temps maintenant de me préparer pour ce mariage, j’en avais que trop perdu.

Avant de partir j’appelle une amie (voisine des parents de Marie) afin de lui demander de venir veiller sur Yola le temps de la cérémonie, après quoi, je trouverai bien un moment pour me sauver ; et revenir à la maison sans que mon absence ne se remarque.

 

A la mairie, la pièce où l’on célébrait la noce se trouvait au premier étage, et l’on y accédait par un petit escalier de quelques marches seulement .De part et d’autre des pots en terre cuite remplis de fleurs naturelles y étaient posés. Ce qui le rendait encore plus étroit.

 

Pendant le discours de monsieur le Maire, calme et sérénité régnait dans la salle. Me trouvant un peu en retrait de tous ces invités, j’entrouvris l’étui en regardant les alliances, les souvenirs défilaient, je revivais de bons moments, et pensais très fort à mon défunt mari.

 

Je revins très vite à la réalité en entendant quelques aboiements d’abord lointains, puis bientôt tout proches, de même qu’un fracas de poterie ainsi que des chaises renversées.

 

Et ne voilà pas ma chienne surgir dans cette salle sous les yeux ébahis de tous ces convives, sans parler de monsieur le Maire qui, en arrêta net ; son discours.

Quant à moi, (fort mal à l’aise), je me demandais ce qu’elle faisait là ?

Comment était-elle arrivée jusqu’ici ?

Mais le temps n’était pas aux questions il me fallait faire vite pour la calmer et, par là même  rassurer tout ce monde.

Malgré tout, Yola est une chienne docile, affectueuse, et obéissante, et je n’eus aucun mal à la maitriser. Après lui avoir prodigué une caresse sous le menton,  «  qu’elle affectionne particulièrement puisqu’elle lui est synonyme de pardon. »  Je savais désormais qu’elle ne bougerait plus.

 

Après ce fâcheux contretemps, je vis sur les visages des futurs époux un sourire et ce petit clin d’œil qui me fit savoir qu’ils ne m’en tiendraient pas grief.

Le maire reprit là, ou il avait été interrompu puis, arriva le moment de l’union des futurs époux. Je m’avançais timidement et lui remis l’étui contenant les anneaux.

 

Elise.

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 20:41

 

Le bar du  bateau lavoir.

 

Salut!.
Salut!

- Ben dites donc…….. vous êtes tous sapés comme des milords !!!

- Allez  c’est ma  tournée !
- Tu  fêtes quoi don.. ?
- Ben c’est l’mariage du Clément on est invités au Vin d’Honneur
- Eh ben mes gaillards  vous y avez mis la dose…

- De quoi don.. ?

- Ben du sentez moi ça..
- Normal.. ! on veut pas sentir le sanglier …un jour comme ça ça f’rait peur à la p’tite Marie

- Tu rigoles..
- Elle sait que c’est !
- L’aut jour elle était avec le  Clément à la chasse.. qu’estce qu’on a pu rigoler !
- C’est une jolie p’tiote.. un beau p’tit lot..
- Pas bêcheuse…
- Oui.. il a d’la veine le gaillard !

- Oui.. ils font un bon départ… Monsssieur !
- Et pis.. l’père est là pour les aider ..ou  cas où !
- Oh ! avec le Clément va falloir barder.. y laisse rien  s’refroidir !!

- Ben où   c’est’ty donc qui font ça…. c’t Vin d’honneur ?

- A la Fleuristerie à Orges..

- Là on est tranquille.. on va pouvoir faire sauter les bouchons !!
- Chez qui don  qui zont achté le Champ !

- OUUUU ça va êtes du bon….  ass que j’sais
- Ta  toujours la fine bouche .. toi !
- Oui, c’est un champ du coin.. mais un bon millésime.. !
- Je vous vois mal revenir.. les gaillards..
- j’espère que vous aurez un coin .. pour.. décompresser !!!

- Allez  faut qu’on file.. v’la les cloches qui s’mettent à sonner…
- Hey…  tu m’raconteras dit !!

 

 

M’mamzelle Jeanne


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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 12:27
D'Autres évitées....

- Hey !  tu sais que "la" Marie elle se marie aujourd'hui ??
- .. j'aurais aimé la voir dans sa jolie robe à la sortie de la messe...
-  Y parait qu'elle coute cher... elle a pas due l'avoir chez Darty...
-  Ça.. c'est sur !!
- Oui.. moi aussi j'aurais aimé, ... mais on sort trop tard !
- On pourrait p'tet se faire remplacer.. ?
- Tu crois que l'chef nous donnerait des billets d'sortie..!
- Ben oui.. il sait bien que nous étions amies avec elle !
- On a fait n'ot première communion ensemble..
- Elle aurait pu t'inviter.. quand même !
- ....
- On peut toujours demander une heure de pause ?
- Oh.. c'srait l'top si on pouvait la voir !
- t'as d'jà vu son futur mari ?
- ouais...
- Ça veut dire quoi ce.. wwouais ?
- ... juste comme ça!
- tu m'sembles en savoir plus que tu ne veux me dire..
- ....
- Allez dis-moi..
- Oh! arrête avec ça .. t'extrapol !
- J'extrapol.. j'extrapol..   p'tet pas tant qu'ça
- ..
- c'était l'copain d'mon frère.. et alors !
- Alors dis m'en plus..
- Y v'nait réparer sa voiture au garage..
- Sa BM ?
- ouais.. et sa Porsch aussi...
- ...
- et puis... on faisait des essais sur route..
- Il conduit vite..
- Tu crois pas qu'il est un peu casse-cou ??
-  .....
- Elle a d'la chance quand même la Marie..
- p'ete que oui..
- faudra voir........ à l'usage!
M'mamzelle Jeanne

 

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 09:02
Emilie la mouette taquine. 

 
Des photos de mariage, ça se prépare longtemps à l'avance, enfin...je veux dire ... il faut se décider sur un lieu bien précis, comment vont se tenir les mariés ou futurs mariés, etc...
 
J'ai fait la connaissance de la photographe des fiancés : Mademoiselle Lentille Rose .
Elle est marrante et a des idées parfois un peu farfelues, comme moi.
 
Je lui ai raconté une prise de vue assez insolite à laquelle j'avais assisté...
 
Un jour où j'avais envie de grand air, d'espace, de mer et de sable, je me suis envolée pour une escapade marine.
Les vagues étaient assez fortes et il ne faisait pas chaud du tout. Le vent soufflait en rafales.
 
Et voilà qu'arrivent sur la plage un couple et un photographe.
Je ne vous dis pas ma surprise : la dame en robe de mariée, le monsieur en beau costume !
 
Pour la robe de mariée, pas n'importe laquelle...blanche (oui oui, ça se fait encore !!), longue, avec plein de dentelles et de volants, de petites bretelles laissant à l'air les bras et le haut du corps ...
Elle était super jolie la robe, la jeune dame aussi !
Mais je suis certaine que Marie sera encore cent fois plus belle !!
 
Ils enlèvent tous trois leurs chaussures, les déposent sur le sable là où les vagues n'arrivent pas, et, les pieds dans l'eau, se mettent à discuter à propos des angles des prises de vue.
Ils n'ont pas tardé à grelotter de froid et se sont mis rapidement d'accord !
 
Ensuite, ça n'a pas traîné. Les clichés se sont succédé à la vitesse de l'éclair.
 
Le clou du spectacle ce fut quand les amoureux levèrent leur coupe de champagne, toujours avec les pieds dans l'eau bien sûr.
 
Le bas des pantalons des messieurs étaient trempés, quant à la robe, c'était une vraie catastrophe avec les vagues qui s'en étaient donné à coeur joie !
 
Les tourtereaux frigorifiés, surtout la jeune dame, sortent enfin de l'eau et arrivent sur le sable. Ouf !!!
 
Mais ... pas vite gênés, ces messieurs...Vous croyez que l'heureux élu aurait enlevé sa veste pour couvrir les épaules de sa bien-aimée et l'aurait aidée ?
Et bien non !!! Ils s'en allèrent côte à côte, devisant ensemble comme si elle n'existait pas !
 
Et ça, ça ne risque pas d'arriver avec Marie et Clément...ils ne se quittent pas des yeux.
 
Je ne sais pas si mon histoire va donner des idées à Lentille Rose, mais je dois la mettre en garde : j'ai entendu M'ame Églantine raconter qu'une certaine Annick, photographe amateur, cherche à lui chiper sa fonction !
 
Clio 
 
 
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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 21:28
Nous, nous sommes les évitées !

- Cet aprem, c'est le mariage de la p'tite.. vous savez ?
- Oui.. en revenant du lavoir j'arrêterai sur le parvis
- Ils sont bien pressés de se marier vous ne trouvez pas ?
- Mais ma bonne dame.. vous savez pas ?
- non.. j'disais ça en riant
- Ben.. vous verrez tout à l'heure le "polichinelle" commence à s'montrer
- Mais ils ne vont pas ensemble du tout ...
- Ah.. il a vu la situation l'gas !
- Comment les parents peuvent-ils accepter cela !!
- ben d'vant le fait accomplit.. c'est difficile de faire autrement..
- Bon j'vais au lavoir.. alors on se retrouve tout à l'heure sur le parvis..?
- Mon dieu.. que de monde !!
- .. et du beau linge
- Ils vont prendre la photo
- Comme ça on va voir tout l'monde !
- Elle en fait une tête la Claudette..
-.... c'est pas un chapeau. C'est un pot de fleur qu'elle a sur la tête
- ça lui plait pas bien ce mariage
- Ben ya'd'quoi vous m'direz
- Vous voyez,  comme il a l'air emprunté avec son haut de forme
- Chapeau clac!
- Ah pour la rouler dans le foin... il n'en a pas eu besoin !
- Pov petiote...
- Alors vous !.. vous la plaignez! elle avait qu'à pas y aller !
- C'est facile à dire.. il l'a enjolée
- C'est quand même une saprée loterie .. le mariage !!!

 


M'mamzelle Jeanne


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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:24

Le regard de tante Ophélie,

 

Il n'est pas venu, je le vois nulle part Gontran!

Sale lâcheur! Il me revaudra ça!

 

 

Ce petit neveu orphelin de maman, qu'il est grand et sec! L'air un peu niais, évidemment, ils sont tous niais les mariés, tous compassés, perdus, il y a de quoi!

Elle, elle est plutôt gaie, les joues bien roses comme une vierge qu'elle n'est sans doute plus depuis belle lurette. Mais sa robe! Incroyable! Epoustouflante! Sa couturière a du génie, mais elle avait la tâche facile car il faut avouer que les formes de cette Marie sont généreuses et bien proportionnées, Gontran râte quelque chose.

 

Les grandes orgues et tout le tralala, ah! Mon veuf de frère plastronne à côté de cette dame, Je la connais un peu, une soeur de Gaston? Celle des îles peut-être? Et à la regarder, je vois bien qu'elle est à moitié présente, toute prête à repartir, à se demander pourquoi elle est ici, avec ces amidonnés de la cravatte et du jupon.

 

Tous ces gens, inconnus pour la plupart.

 

Albert et sa femme, ils sont devenus un très vieux couple, pff! J'avoue qu'ils ont l'air de s'entendre encore, je concède, mais vue la mine inquiète de ma belle-soeur, je ne suis pas sûre qu'ils soient vraiment en phase, et puis elle cherche son chat, à ce qu'il paraît. S'inquiéter pour un chat! Vraiment! Cela signifie sûrement qu'elle n'a rien d'autre à fouetter, et surtout pas son fringant Albert qui tient le bras de Marcel dont on avait annoncé la mort et qui est là, bien décrépi et qui tente de se tenir droit et fier.

Quel ravage que la vieillesse! Je ne me sens pas de leur monde, pas encore, même Gaston semble plus âgé que d'habitude.

 

Là-bas près de l'autel, ça murmure les imbécillités d'usage, on rit sous cape, les gosses, cette bande de fillettes déguisées en petites mariées! Quelle tristesse! Et ce curé tout à l'envers, plus ému que les mariés, pitoyable!

 

Elle m'agace, celle-là! Elle me trouve à son goût ou quoi, toujours à me bzzziter l'ouïe! Je ne peux rien faire pour l'instant, à part un petit geste de la main pour l'envoyer sur mon voisin, mais je l'aurai, promis, elle résistera sans doute pas aux gourmandises, un bon gros coup et plaf! Plus de mouche! C'est à cause de ce cheval, ces bêtes trimballent toujours un tas de parasites avec eux Quelle drôle d'idée d'avoir mené les mariés dans une calèche, alors qu'il y a tant de belles voitures dans la cour de Gaston.

 

Qu'est-ce qu'il a cet inspecteur à me reluquer? Un inspecteur m'a-t-on dit pour me le présenter! Que vient-il faire dans cette noce? On dirait qu'il me surveille, il a beau faire semblant de ne pas me voir, il ne voit que moi, je sens la lourdeur de son regard, un regard d'inquiet, de pas très malin, rien à voir avec mon Colombo préféré qui sous ses airs de dadais ne rate aucune affaire; ce Brod pense peut-être que je vais faire exploser une grenade dans la nef!

Quoique! Ce serait assez amusant pour mettre de l'ambiance.

 

Polly

l'écrit conjuré

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