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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 07:43

Dame Dahlia

 

 

Dame Dahlia depuis quelques jours s’agitait dans son petit jardin fleuri. La voisine, toujours le nez à sa fenêtre s’inquiétait de la voir ainsi marmonner, aller et venir de la maison à l’allée, de l’allée au muret, du muret au portail. Le tablier en goguette, le chignon mal tenu et les cisailles toujours à la main.

- Que se passe-t-il chez Dahlia ? demanda la voisine à son mari impassible.

La voisine savait bien que son mari ne répondrait pas, elle se parlait tout haut depuis cet accident idiot, l’imbécile avait traversé la rue pour sauver leur chat, la voiture avait fait voler le corps de Fernand. Depuis, il ne parlait plus, mangeait peu, et se contentait des heures entières à caresser Minou. Heureusement il marchait encore, il avait retrouvé quelque autonomie avec un déambulateur acheté à la pharmacie du coin, pas bon marché du tout. Avec leur petite retraite et depuis l’accident, il fallait faire attention à tout.

Dans le village, chaque vieux  avait un nom de fleur. Cela depuis longtemps, lorsqu’on avait décidé de fleurir partout. Ce sont les vieux qui s’y sont mis, évidemment, les jeunes ne connaissaient plus rien aux soins botaniques, et puis les jeunes se faisaient rares dans le bourg, ils préféraient la ville. Alors on avait baptisé l’un Sieur Géranium, l’autre Dame Muguet, un tel Sieur Rose, une telle Dame Pétunia, et ainsi tout le monde s’était bien amusé. Les fleurs continuaient leur bonhomme de germination, et les surnoms étaient restés accrochés à chacun et cela  jusqu’aux tombes qu’on fleurissait comme on avait nommé les défunts. Si on mourait en hiver, il fallait attendre pour apporter son bouquet, elle espérait que sa mort ne surviendrait qu’au printemps, au moment des jonquilles. Ce serait parfait.

Ce matin, elle en aurait le cœur net. Elle ne s’était jamais trop entendu avec Dahlia, des histoires de chats ou de chiens, de petits enfants bruyants, de la branche d’un pommier qui faisait de l’ombre aux massifs, mais elles ne se disputaient pas. Dame Dahlia n’était pas du genre à histoires, quand Jonquille se plaignait, elle ne soupirait même pas.

- Oui, je comprends bien, disait-elle, je vais essayer de régler ça.

Car c’était le plus souvent Dame Jonquille qui avait des soucis avec le bruit, les animaux ou l’ombre du pommier. C’était pour cette raison qu’elle ne comprenait rien à cette agitation dans le petit jardin.

Elle s’approcha du muret qui séparait leur maison mitoyenne. Dame Dahlia courbée sur un rosier marmonnait toujours, une litanie que Jonquille tentait de saisir, mais elle n’en captait que des sons incohérents. Dahlia aurait-elle perdu les pédales ? Il en est tant de voisins, de villageois qui s’éteignaient sans plus savoir qui ils étaient. Elle avait de la chance, elle avait toujours eu beaucoup de mémoire. Ce fut là qu’elle vit le premier indice.

Aucun dahlia ne fleurissait, on était pourtant en pleine saison. Etait-ce possible qu’elle ait arraché ses précieuses plantes ? Elle l’appela, mais Dahlia ne répondit pas, très absorbée par son travail d’élagage, quand elle l’appela à nouveau, elle eut un geste d’agacement. Jonquille n’insista pas, elle se retira, un peu dépitée. Son allée était propre, pas une mauvais herbe ne dépassait, elle réalisa soudain que chez Dame Dahlia ce n’était plus le cas. Autre indice de sénilité sans doute, ou de grande fatigue, pourtant comme elle travaillait ! Mais non ! Elle ne travaillait pas dans le bon sens ! Jonquille venait de réaliser qu’elle était en train de ravager le jardin ; ne venait-elle pas de l’apercevoir tailler les rosiers, en cette saison ! Quelque chose clochait, c’était sûr ! Après tout, pourquoi s’inquiétait-elle, ce n’était pas son problème. Ainsi retourna-t-elle à sa fenêtre broder des pochettes pour dragées, on mariait sa petite fille dans deux mois. Elle brodait des jonquilles, bien sûr, en attendant son fils.  Tantôt il viendrait la chercher, on irait faire quelques emplettes pour les noces, une nouvelle robe, pas trop chère et une chemise pour le père.

Le lendemain matin, ouvrant grand son volet, Jonquille resta longtemps à la fenêtre, ahurie. Le jardin de Dahlia était jonché de pétales de fleurs, c’était un enchantement de couleurs, et avec les premiers rayons de soleil qui glissaient sur eux, elle se serait cru un instant dans un conte de lutins bleus, verts, roses, jaunes, d’or et d’argent. Un autre monde, elle se sentit soudain comme une enfant. Elle ne put s’empêcher d’aller trouver Fernand, lui expliquer, puis renoncer et pousser sa chaise roulante jusqu’à la fenêtre. Un « oh ! » d’ébahissement s’échappa de ses lèvres.

- Mais tu parles !

Il ne répondit pas, les yeux fixés sur le jardin en pétales.

Ils restèrent tous les deux, un long moment à s’émerveiller, dans un silence quasi religieux. Quelqu’un vint rompre l’harmonie. On sonnait au portail de Dame Dahlia. Personne ne répondit, elle s’aperçut que les volets étaient restés clos. Serait-elle partie ?

Le monsieur au portail insistait. Jonquille ne put s’empêcher de lui dire qu’il voyait bien qu’il n’y avait personne. Dame Dahlia ne fermait jamais ses volets sauf quand elle prenait des vacances.

- C’est impossible ! J’ai rendez-vous.

Jonquille descendit, rejoignit le monsieur, et poussa le portillon. Elle marchait prudemment dans l’allée pleine de fleurs séchées, parce que les fleurs avaient toutes été séchées, ça lui faisait presque froid dans le dos, comme une trace de malheur. Dame Dahlia détestait qu’on sèche les fleurs, elle disait toujours que c’était de la mort qu’on entretenait, et elle détestait tout autant les couper, elles étaient si bien dans le jardin. Elle dit au monsieur de faire attention, qu’il ne froisse pas les fleurs, qu’il les pousse du pied comme elle s’appliquait à le faire. Elle frappa à la porte. Personne ne répondit. Elle tourna le loquet, la porte n’était pas fermée à clef. Jonquille se tourna vers le monsieur et lui demanda la raison de sa présence, parce que tout ça ne lui disait rien qui vaille et qu’elle préfèrerait appeler la police.

- Doucement Madame, je ne suis que son agent immobilier. Je ne suis pas un gangster. La maison est vendue, je viens seulement m’assurer que tout est déménagé comme il se doit, faire un état des lieux du bien.

Jonquille en resta figée d’incompréhension. Mais alors où était Dame Dahlia ? Et qui seraient ses nouveaux voisins ? Mais enfin ! Si elle avait déménagée, elle aurait aperçu les déménageurs !

- Ils étaient prévus hier après-midi, j’espère que la maison est bien vide. Vous permettez ?

Il poussa la porte. En effet, plus aucune trace de meubles, d’objets, de lustres et même de rideaux. Le monsieur eut un soupir de soulagement, tout était propre. On pouvait signer comme prévu dans l’après-midi.

- Et Dame Dahlia sera présente chez le notaire ? Elle est partie comme ça, sans dire au revoir !

- Sa fille la représente. Je crois qu’elle ne va pas trop bien votre Dame Dahlia comme vous l’appelez. Il paraît que depuis la mort de son chien, elle déraille… d’ailleurs, il suffit de regarder le jardin ! Quel joli bordel !

- Comment ça bordel ? C’est magnifique ! C’est parce que vous ne savez pas regarder ! Combien de patience il lui a fallu pour faire ce travail ! Venez voir de ma fenêtre ! Allez venez ! Insista-t-elle, devant l’incrédulité du monsieur.

Il finit par la suivre, monta à l’étage où Fernand était resté à admirer le jardin de pétales. Le monsieur en laissa tomber son attaché case. Après quelques instants de franche admiration, avec son petit appareil photo il prit une bonne douzaine de clichés.

- Incroyable ! Superbe ! Je n’avais jamais vu ça !

- Et encore, dit Jonquille, le soleil est plus haut, si vous aviez vu tout à l’heure, elle savait combien il brillerait son jardin… pour la dernière fois.

 

 

Polly


l'écrit conjuré

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 11:58

Indice de vacuité

Ou : "Des convictions pénétrantes"

 

 

 

1

                                                       Immergé dans la foule dense des samedis toulousains, et me laissant entraîner sans but sur la grand place, soudain un vide inexplicable : quelques mètres carrés d'absolue vacuité dans le peuplement du pavé étaient laissés vierges de tout pas, sans explication rationnelle.

Pas de barrière, pas d'agent de la circulation, rien pour dénoter l'interdit et pourtant, comme instinctivement et sans hésiter, chaque piéton, quel que soit son âge, son sexe ou ses mensurations, s'écartait de l'invisible frontière de ce territoire - et ne la franchissait pas. Les chiens eux-mêmes, sans geste ni parole de leur maître, stoppaient net leur élan, pattes tendues au freinage devant la même limite qu'ils paraissaient, pupille dilatée, voir en bord de falaise.

 

Approchant de cette superficie que nul ne paraissait vouloir fouler, je vis - ou plutôt ne vis rien : le lieu n'avait rien de singulier, pavé du même granit qu'en tout lieu de la place ; attardant mon regard de toute son acuité, aucun indice au sol n'éclaircissait la réticence...

Invisible sanctuaire que nul ne profanait, champ énergétique dirigeant les consciences d'un bloc, tel le banc de poissons ou le vol migrateur ? Aucun élément palpable ne pouvait initier de cheminement réflexif sur l'énigme. D'autant que les visages, naturels et détendus, n'affichaient aucune émotion particulière. De simples piétons vaquant à leurs loisirs, comme au travail ou aux emplettes.

Cette force insaisissable apposait son interdit tacite sur les quelques mètres carrés où, non plus, aucun pavé scellé de frais ou bouche d'égout demeurée ouverte n'imposait l'écart.

 

Une fillette pourtant, au comble de ses pleurs, le petit pied foulant déjà la frontière interdite, tirait telle une forcenée le bras de sa mère, voulant investir cet espace de liberté ! Lutte inégale, elle fut emportée loin des confins maudits dans des bras courroucés, avec pour seule justification un brutal : "Non, non, il ne faut pas !".

Saine protection maternelle - ou bien jeunesse innocente bafouée d'interdits, selon quelque doctrine stricte propre à cette masse en mouvement ? J'en fus déconcerté.

Évoquant alors l'immersion possible au sein d'une secte de passage, j'abandonnai l'hypothèse, tant l'adhésion était complète - et persistante.

 

...Et cela ne paressait pas vouloir cesser : comme la limaille accourt sur le papier au champ de l'aimant, la foule contournait toujours l'invisible pôle dans un ensemble parfait, en peloton du tour de France scindé puis reformé, fluide et discipliné autour de quelque rond-point.

Mon trouble allait grandissant.

 

 

2

Sous un mental qui s'essoufflait, et n'y tenant plus, je me risquai à questionner timidement sur le bien fondé d'un telle attitude - bien que minoritaire à m'en défier :

- Comment, mais vous n'y pensez-pas mon pauvre monsieur !, me répondit une dame sèche et longiligne, dans un rictus où perçait le mépris de celle qui sait envers l'ignorant.

Je n'en obtins pas davantage.

- Ah, mais vous êtes fou, me fit un gros monsieur d'un ton jovial, libre à vous de vous risquer, je ne vous suivrai pas ! Voyons..., et l'homme tourna des talons, se refondant à la foule, comme s'il avait hâte d'y recouvrer bien-être et sécurité dans la pensée uniforme.

 

 

3

Un vertige me prit : la situation, parfaitement assimilée, naturellement claire pour la foule, était à moi seul impénétrable.

J'étais là tel le cancre que la modeste intelligence isole et qui, s'il connaît les mots, ne comprend pas les phrases.

- Avait-on, à mon insu, changé règles et lois dans la ville : était-ce déjà, longtemps pressentie, la nouvelle république ?

- Étais-je, seul doué de raison, parmi les fous ?

- Étais-je enfin devenu fou moi-même parmi les gens raisonnables ?

Un frisson de crainte m'envahit alors.

Je ne pouvais demeurer plus longtemps dans l'expectative ; quel qu'il soit, il fallait accepter le risque : celui de savoir.

 

 

4

Alors, sous de prudentes lenteurs, je m'approchai encore un peu du bord du "trou".

 

C'était en effet très profond.

 

 

 

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Jean-Claude  

 

http://chansongrise.canalblog..com

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 05:25

Parano, moi ?

 

 

Paranoïaque lui ? Mais non, cela il ne l'admettra jamais. Maniaque, à la rigueur, mais qui ne l'est pas ? Tout est question de nuances, pense-t-il. Oui c'est vrai il aime la propreté : sur lui bien sûr, mais chez lui aussi. Et il en devient pénible. Mais à son âge, on ne peut plus changer, alors autant se faire une raison.

Sa femme, c'est tout l'inverse. L'ordre, la propreté ce n’est pas son rayon. Elle le laisse dire, le laisse faire.

Finalement c'est bien commode, un mari comme Fernand, à la retraite en plus ! Elle a décidé, pour éviter les disputes, dit-elle, de le laisser gérer la maison. A lui enfin de : balayer, aspirer, serpiller, astiquer, briquer, laver, étendre, ranger et surtout enlever la poussière, traquer le moindre petit mouton, ainsi, sans qu'elle se fatigue le moins du monde, la maison sera enfin nickel.

Mais aujourd'hui Fernand est d'une humeur exécrable, alors Denise a décidé d'aller faire une longue randonnée avec ses copines. Une balade au grand air lui fera vite oublier les nouvelles angoisses de Fernand.

Car depuis hier, il ne tient plus en place. Il a encore retrouvé des crottes d'araignées sur la rambarde de la terrasse du salon. Et il est persuadé que quelqu'un lui en veut et dépose ces maudites bestioles sur le rebord de sa terrasse juste pour l'embêter.

Denise a bien essayé de lui montrer qu'il délirait que c'était impossible, mais rien à faire.

Il la fusille du regard ; quand elle lui parle ainsi ses lèvres se serrent de plus en plus jusqu'à devenir quasiment blanches comme s'il empêchait son sang de les irriguer.  A chaque fois elle se demande même s'il ne va pas faire un malaise.

Alors après tant d'années de vie commune elle s'est fait une raison et elle le taquine gentiment :

"- Qu'est-ce-que tu racontes ? Mais enfin qui aurait bien pu mettre ces araignées sur notre terrasse ?

- Un jardinier mal intentionné, tu sais bien que je me suis engueulé avec l'un d'eux vertement car il s'était garé sur ma place de parking, ou bien un des chauffagistes, pour la même raison...

- Tu plaisantes, n'est-ce-pas ?

- Absolument pas, et puis, tu sais, c'est facile, en habitant comme nous un rez-de-jardin à peine surélevé, de monter sur notre terrasse !

- Non mais tu délires ! il n'y a jamais eu aucune trace de pas.

- Eh bien si justement !

- Ah bon ! Et alors, inspecteur Ferdinand, racontez-moi, je vous prie, comment allez-vous donc mener votre enquête ?"

Et en riant, elle attrape son sac à dos et ses bâtons de marche nordique, lui envoie deux baisers du bout des lèvres et juste avant de refermer la porte d'entrée, ajoute :

"- Si jamais vous trouvez des pistes intéressantes, n'hésitez donc pas à m'en informer par SMS. »

 

Poupsan

http://poupecris.over-blog.com

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:09

Quête naturelle :

 

Dame coccinelle sur son chemin rencontra l’enfant.

L’enfant voulut capturer Dame coccinelle.

 

Une coccinelle ne s’emprisonne pas, elle se reçoit.

Au risque de la déception, l’enfant l’apprendra

 

Quand de son doigt, la belle s’envolera

L’enfant ne comprendra pas pourquoi.

 

Dame coccinelle aime sa liberté

L’enfant aime posséder.

Les deux peuvent-il se concilier ?

 

Enquête, recherche,

Coccinelle où es-tu ?

L’enfant te cherche, déçu.

 

Point de coccinelle

L’enfant s’obstine.

 

Il rencontre une sauterelle

Avec elle joue à la marelle.

 

Rencontre une limace

Échange quelques grimaces

 

Dame coccinelle oubliée

Repose sur une branche de rosier.

 

Enfant ne cherche pas une Dame coccinelle

Laisse-la décider

De t’apprivoiser

 

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 19:32

Nouvel indice, trace de...

 

Après le cinéma, votre cinéma.


Une histoire vous turlupine, les indices s'accumulent et vous voilà partis à la recherche de... à cause d'une trace de...

Trace de sang, de rouge à lèvres, de crottin de cheval, de pas, d'encre...


Fin limier vous explorez le champ de vos enquêtes, elles peuvent être poétiques, pathétiques, amusantes, abracadabrantes, fantastiques....



Vous avez tout juin pour nous régaler mais sans oublier nos petites règles de publication.

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