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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:06

Marmota   Marmota

 

 

 

Edwige, grande amie du monde animal a recueilli ces deux marmottes blessées. Elle leur prodigue les meilleurs soins et, dans quelques temps elles retrouveront leur liberté.

 

Les voilà installées sur le rebord de la fenêtre.

 

- Oh! Ce n’est pas vrai, ils ont déterré notre plus beau sapin

- Pas celui de la petite forêt en bordure du ruisseau ?

- Puisque je te le dis

- Ouais, ils se ressemblent tous un peu non ?

- Mais enfin qu’est-ce que tu racontes !!

- Ben !!

- Ben quoi !! Et le nid de tous ces criquets à l’excroissance de ces deux branches torsadées, tu en as vu  dans d’autres sapins toi ?

- Non je ne crois pas, mais peut-ètre qu’un  seul aurait échappé à notre inspection.

- ah oui !! Et ils ont tous une empreinte en croix au niveau de la neuvième branche, si près de cet énorme nœud.

- Tu en es sûr alors ?

- Je te rappelle tout de même que je tiens mon rôle de  siffleux depuis assez longtemps et ce n’est pas pour rien .Alors tu peux me faire confiance.

- Oui, évidement.

- Il y en avait d’autres tout aussi grands et pas si vilains, pourquoi ont-ils pris justement celui- là. !!

- On ne pourra plus aller déguster nos cueillettes à son pied, et en contrebas se soleiller, tout en apercevant ces superbes gentianes au pied de la montagne.

- J’en ai bien peur.

Un petit moment de silence dans le brouhaha de toute cette agitation….

 

- Et à la pointe du sapin, ce sont des boules de houx ?

- Mais non, c’est notre bouquet de myrtilles, ils l’ont accroché en forme d’étoile.

- On dirait qu’ils ont déposé des fagots comme ceux qui se trouvent à la lisière du petit bois.

- Observe un peu mieux, et tu verras des tiges de luzerne et de trèfles ficelés nos réserves en somme ;   ils ont même rapporté le tas de serpolet et de sainfoin.

- J’entends ce que tu me racontes là, mais ….

- Mais...oui, De quel droit nous ont t-ils épiés, voyant qu’il n’y avait plus de vie ils se sont emparés de notre territoire pour cette fête, quels effrontés !!

- Tu as raison, c’est notre univers quand-même.

A nouveau un petit temps mort ….

- Et ce n’est pas tout, ils ont également reconstitué le terrier en emportant toute la litière et aussi déplacé le promontoire d’observation  pour l’ajouter à cette scène de Noël

- Oh !! Non !!

- Et si.

- Un peu plus loin parmi les arbres plantés autour du grand sapin il me semble entrevoir un Daim.

- Que tu es sotte, c’est le plus redoutable  de nos prédateurs, ce maudit renard.

- Et là-bas c’est bien une corneille  en haut de la branche dénudée ?

- c’est bien un oiseau, mais fais un effort tout de même, et tu reconnaîtras le grand corbeau.

- Sur le toit de la petite cabane, par contre  je distingue très bien la buse.

- Vraiment tu le fais exprès !! Un autre de nos ennemis et pas n’importe lequel ; puisqu’il s’agit de l’aigle royal.

- Hum !!Hum !!

- je vois, tu ne me crois pas ?

- Mais si bien sur.

- Ils n’ont même pas pensé à toute notre colonie, à nos marmottons  à nos vies……

- Oh !! Mon dieu que va-t-on devenir ? Il nous faudra à nouveau moissonner et aménager un autre terrier, et notre sapin auquel nous étions tellement habitués.

- Cesse de pleurnicher, ce décor va rester un bon moment, et dans quelques jours nous serons sur pieds. On ne leur laissera pas le loisir de profiter de leur mauvaise idée pour ce Noël.

- Ah oui et que peut-on faire à ton avis ?

- Par chance, nous entrons en période d’hibernation avec l’aide des nôtres, nous allons récupérer la litière et toutes nos provisions qui leur ont servi de décors et nous rejoindrons cette grande pelouse au pied de la montagne. La- bas ; il nous reste ce terrier sous les rochers bordés de sapins.

Et le tour est joué !! !

 

-Bien vu marmota.

-N’est-ce pas marmota.

 

Elise.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:29

"Qui trop embrasse, mal étreint"...

 

...Deux commères, à la fenêtre semblent guetter quelqu'un.

- Dis, Marie, tu crois qu'il en a pour longtemps ?

- Mais non, Juju, s'il t'a dit qu'il viendrait, t'inquiètes pas, il viendra...

Juju n'ose plus ouvrir la bouche. Depuis ce matin, elle l'attend. Elle s'est levée très tôt, n'a rien pu avaler avec son café, tellement elle était nerveuse. Elle s'est bichonnée devant le miroir, a même osé se maquiller plus que de coutume...

Marie a bien remarqué tout ça, elle sait que sa sœur est folle de cet homme et que c'est pour lui qu'elle s'est autant apprêtée ce matin.

- Tu crois pas que tu y es allée un peu fort sur le rimmel ?

- Pourquoi, il a coulé ? Lui rétorque Juju en se précipitant devant le miroir de l'entrée pour vérifier. Ouf, elle est rassurée, rien n'a bougé. Elle s'est si bien appliquée ce matin. Son regard pétille à nouveau et elle retourne à la fenêtre.

Marie, de la tête, lui fait un signe.

- Quoi ? Ça y est, tu l'as vu ? lui demande Juju, à voix basse ?

Marie opine du chef.

Juju, toute émue, se penche un peu plus, oui c'est bien lui, son coeur ne fait qu'un bond.

- Dieu qu'il est beau, c'est mon soleil, se dit-elle !

Elle se penche un peu plus, son coude d'un geste maladroit pousse le pot de géranium qui tombe...

Elle ne voit plus rien, n'entend plus rien, juste le bruit du pot de fleurs qui s'écrase sur ???

Elle est dans les vapes, persuadée d'avoir tué l'homme qu'elle aimait.

 

...

Poupsan

 

Poupecris.over-blog.com

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 10:14

Le dialogue des chattemites...

 

Fernande et Lulu bavardent à la fenêtre, à la tombée de la nuit, scrutant l'obscurité, épiant les rares passants...

 

Il y a une faible lumière au rez de chaussée de la maison d'en face, on sent bien qu'il y a du mouvement dans la pièce...

 

"On dirait que tu attends quelqu'un... dit Lulu

- oui, on peut dire ça, répond sa sœur Fernande... je ne sais pas s'il va venir ce soir...

- tu as un rendez-vous ? interroge Lulu... goguenarde

- mais non, imbécile ! c'est pas pour moi !

- Alors, pourquoi es-tu si impatiente ?

- Tiens, tais-toi, le voilà ! tu l'as vu ?

- Qui ?

- le type, là, de l'autre côté de la rue, tu le vois

- non

- à peine caché dans le recoin du portail..."

 

Une silhouette s'en détache en effet et se dirige, en rasant les murs, vers la maison éclairée

Il entre...

la lumière s'éteint

des volets se referment à l'étage

 

Fernande insiste :

" là, cette fois tu l'es bien vu ?!

- Oui, ça doit être Léon, le mari...

- Tu rigoles, tu sais bien que c'est sa semaine de travail de nuit à l'usine

- M... oui, tu as raison ! alors ...

- ben oui, le Léon, comme ça il en porte ! et de longues... ! la Julie, elle en veut !!!

- mais ... alors... qui c'est le mec de ce soir ?

- oh, moi, je le sais, il y a un bon moment que je les surveille

- et pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- oh, toi, ma pauvre Lulu, toujours confite dans tes patenotres... tu t'en fiches bien ! si je te racontais seulement la moitié de ce que je sais sur le gens du village, tu serais affolée !

- le Léon il est méchant, et il picole dur... s'il l'apprend, ça va faire un drame !

- oh...

- Qu'Est-ce qu'il se passe ? tu es toute chose tout à coup, s'étonne Lulu...

- aïe aïe aïe !!! s'écrie Fernande

- mais quoi ? tu me fais peur !

- bon Dieu ! m'en parle pas, ce matin, j'en ai un peu discuté avec Louise... Elle avait !'air déjà au courant...

- Alors là , demain tout le village va le savoir ! s'exclame Lulu, tremblante, qu'est-ce qu'on va faire ?

- ben nos valises.. on est aux premières loges pour les embrouilles et là ça va barder ! on va aller 15 jours chez la cousine Gertrude... il y a si longtemps qu'elle nous a invitées..."

 

Jean-Marie

http://passage1.eklablog.com/

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 17:29

Sang froid.

 

 

- Oh ! Regarde ! Vite, viens vite !

- Comment est-ce possible ? Un python sur les épaules d’un monsieur ! Qu’il est gros !

- Tu crois que ça mange les marmottes ?

- Je ne m’y risquerais pas !

- Comme il doit avoir chaud, ce monsieur, enlacé comme il est !

- Chaud ? Le python est de sang  froid ! C’est peut-être sa climatisation personnelle.

- Il a l’air d’être heureux ! En tous cas il est fier.

- C’est de la provocation, les gens qui le croisent ont l’air horrifié.

- Moi aussi.

- Toi aussi quoi ?

- Je suis horrifiée. Pas toi ?

- Je trouve ça singulier, on est à l’abri à notre fenêtre, on ne risque rien. Et c’est bien la première fois que j’en vois un se balader dans les rues. Impressionnant ! Au moins deux mètres !

- Il s’approche, il vient sous notre fenêtre, s’il se déroule, on est mal !

- Je ne crois pas. Je me penche, pour mieux le voir. Viens fais comme moi. Il dort, ne crains rien.

- Je ne suis pas sûre qu’il dorme. Quelle tête ! Répugnant !

- Je ne trouve pas. Plutôt bien dans sa peau.

- Il a dû muer depuis peu, regarde comme elle luit.

- Qui lui ?

- La peau !

- Un beau sac !

- Comment ça un beau sac ? Tu crois que c’est un faux  avec une peau de vrai ?


A ce moment-là, d’un bond rapide le python se soulève et sa gueule tout ouverte apparaît face à elles qui se renversent d’effroi d'un même mouvement et d'un même mouvement rampent jusqu'au lit.


- Ferme la fenêtre !

- Sûrement pas ! Je ne tiens pas à me transformer en pâté.


Elles se précipitent vers la porte car le python vient de se glisser à l’intérieur. Au moment où elles l’ouvrent, le monsieur est là, le doigt sur la sonnette.


- Bonjour, excusez-le, il est parfois indiscret.

- L’excuser ? Quelle frayeur ! Ça va pas de nous mener ainsi près de l’apoplexie !

- Il n’a pas souvent l’occasion de libres gambades, si je puis m’exprimer ainsi. Vous lui avez plu, deux marmottes à la fenêtre, jamais nous n’en avions vues.

- Nous ne vivons pas dans le même pays, il est du chaud et nous du froid, on ne peut pas s’entendre, trop de température nous sépare. Emportez-le vite.

- Quel dommage ! Vous auriez pu sympathiser, pendant que je travaille, il aurait été moins seul. Voilà j’habite là-bas, si vous voulez, on pourrait se faire moins de solitude ensemble.

- Euh ! Nous on n’est pas seules, on est deux, mais vous aussi vous êtes deux.

- Oui, mais je suis obligé de le laisser, voyez-vous. Il s’ennuie. Réfléchissez !  Il faut s’habituer évidemment. Il est très sociable, vous savez, il n’a pas l’air comme ça, mais il a beaucoup de conversation.


Le python s’enroule à nouveau autour du corps du monsieur et ils s’en vont tous deux, tendrement unis.


- Ouf ! J’ai cru mourir !

- Pourtant… moi il me plaît bien ce python, tu as vu, juste curieux, il nous a visitées.


Elle se précipite à la fenêtre et appelle le monsieur.


- Quel est son nom à votre python ?

- Gros Câlin. A bientôt, s’exclame le monsieur

- Oui, peut-être dit la commère.

- Comment ça peut-être ?

- Il me plaît bien.

- Qui ? Le monsieur ou le python ?

- Les deux.

- Ce sera sans moi.

- Tu dis ça, mais collante comme je te connais, tu viendras.

- Moi ? Collante ?

- Bien autant que Gros Câlin, bien autant.


 

Polly

L'écrit conjuré

 

 



 

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:42

Météo

 

– T’as vu ?

 

– Quoi ?

 

– Dans le jardin ! M’enfin, tu ne vois rien ?

 

– Que faut-il voir ? Les feuilles sont tombées, va encore falloir les ramasser !

 

– Mais non ! L’hortensia se croit au printemps il prépare de nouvelles fleurs… Ne vois-tu pas cette petite boule timide accrochée à ses branches ?

 

Elle a beau regarder, elle ne voit que la rose fanée, les feuilles qui jonchent les allées, la branche à couper : le gel a encore sévi au jardin.

 

Sa sœur insiste et son enthousiasme voudrait être contagieux.

 

– Ouvre mieux les yeux ! Et puis, écoute… N’entends-tu pas les oiseaux ? Ils reviennent ! Ils s’amusent à des riens, comme si le soleil leur donnait des envies de rencontres nouvelles.

 

– Les oiseaux ? Décidément… Tu prends tes désirs pour des réalités ! Je n’ai vu qu’une pie sur la barrière enneigée.

 

– Une pie ? De la neige ? Mais c’est jour de grand soleil ! Il fait beau ! L’air est si pur qu’il me donnerait envie d’avoir des ailes !

 

– Des ailes ?

 

Elle a haussé les sourcils, puis les épaules. Elle ne voudrait pas être un oiseau, surtout en ce moment. Mais sa sœur revient à la charge.

 

– Regarde ! As-tu déjà vu un tel ciel ? Il est si bleu.. si bleu… On pourrait être en plein été !

 

– … Tu ne voudrais pas fermer cette fenêtre ? J’ai froid, moi…

 

Elle se recroqueville et resserre les pans de sa robe de chambre. Elle voudrait être sous une couette à la fois chaude et légère, s’y réfugier en attendant que le Père Noël lui apporte le printemps.

 

D’ailleurs, pourquoi sont-elles à la fenêtre ainsi, toutes les deux ? Dans la rue les passants se font de plus en plus rares… les amoureux…

 

– Dis, dis… t’as vu ?

 

– Quoi ?

 

– Sur le banc, là-bas !

 

– Quel banc ?

 

– Y’en a pas cinquante ! LE banc !

 

– Ah… celui-là !

 

– Oui… T’as vu ?

 

– Évidemment !

 

Les commères à la fenêtre se taisent et l’observent. Là-bas, sur son banc, Une dame aux cheveux blancs se rit des caprices de la météo. Comme chaque jour, elle tricote en bleu ses rêves, et, à l’envers et à l’endroit, elle entrelace ses souvenirs pour ne pas les perdre.

 

 

Quichottine

http://www.quichottine.fr

 

(article publié le 12 décembre 2013 à l'adresse suivante :
http://quichottine.fr/2013/12/meteo-avec-annielamarmotte.html)

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 17:14

 

 

 

Chéri, chéri !


-       -  Chéri, chéri, viens voir, l’automne est arrivé ! Vite, vite sortons, il fait si beau dehors ! Regarde la lumière ! Respire-moi cet air ! Allons, je prends ma canne et puis mon vieux chapeau. N’oublie pas  ton appareil photo, il y a là des idées à foison, de quoi alimenter nos blogs pendant au moins trois mois !


-         -  Mais tu plaisantes j’espère ! L’automne, l’automne, c’est d’un banal ! Tous les ans on tourne tous en boucle autour des mêmes choses, tu n’en n’as donc pas assez ? Vas-y toi si ça te fait plaisir, moi je reste ici, j’ai l’hiver à préparer !

 

-          -  L’hiver ? Mais l’hiver c’est loin, tu as bien le temps !

 

-       -  Tu crois ? Il faut installer la chambre du fond, renouveler le stock de couettes, acheter de nouvelles ampoules basse consommation, vérifier les radiateurs, garnir les étagères, installer une alarme pour ne pas se faire dévaliser comme l’année dernière par les loirs et les mulots, commander quelques bouquins. Je me commanderais bien le dernier Yann Moix, il paraît qu’il est top pour passer l’hiver : tu lis, tu dors, tu lis tu dors ! En plus il est tellement lourd qu’on peut faire de la gym avec et entretenir ses muscles histoire de ne pas ressortir tout mou au printemps !

 

-        -  Quel rabat-joie vraiment. Regarde en lisière du bois, regarde ces chênes enjuponnés de roux et puis cette épaisseur de glands ! On pourrait même s’y rouler dedans comme dans une piscine à balles ! Viens, on va bien s’amuser !

 

-          -    Bof, on l’a déjà tellement fait, ce n’est pas nouveau !

 

-       -  Et tiens là-bas, regarde les feuilles brillantes des grands peupliers qui font comme des couronnes d’or au-dessus de la rivière. Entends-tu leur musique, on dirait mille petits cœurs qui battent à l’unisson. Mille battements d’ailes…

 

-          -   Et alors, tu ne vas tout de même pas me rejouer la scie de la mélancolie et des feuillages jaunissants sur les gazons épars !

 

-        -   Non, pas du tout, juste la grâce infinie des platanes, la tendresse de leurs branchages quand ils touchent la terre et l’étang qui fleurit dans le soleil couchant…

 

-         -    Des rengaines, encore des rengaines qui nous bassinent avec toutes ces vieilles choses vues et revues : le brouillard du matin, l’odeur des pommes, les noix, les raisins, les feuilles mortes et le vent qui fait claquer les portes et les beaux jours qui sont finis !

 

-       - Mais tu ne comprends donc rien, c’est comme un rendez-vous qu’on ne doit pas manquer, quelque chose qui te prend tout entier, qui te fait vibrer, qui te rend vivant, joyeux, qui illumine tes journées !

 

-       - Ce n’est pas ça qui va remplir notre garde-manger ! Et puis l’automne, ça te file entre les pattes, tu n’as pas le temps de dire ouf qu’il est déjà passé. Je ne te comprends pas chérie, il n’y a vraiment que toi pour tenir de pareils discours !

 

-       - Et le désir, tu en fais quoi du désir ?

 

-       - Mais ma parole on dirait que tu as 10 ans !

 

-       - Et pourquoi pas, c’était si beau cette énergie, toutes ces envies, ces gestes fous que l’on faisait sans se préoccuper du qu’en-dira-t-on. Les choses étaient tellement simples. Oui je rêve encore de me rouler dans les herbes folles au milieu des grillons, oui, j’ai envie encore de fouler les feuilles mortes, de les lancer en l’air comme un feu d’artifice, de  regarder le feston de givre qui borde les corolles des dernières ombelles. J’en ai assez de subir le décompte des jours coincée de ce satané terrier qui sent le renfermé. Tu me parles de confort et moi je te parle de vie, tu entends de vie ! Et que tu le veuilles ou pas, cet hiver,  je pars au bord de la mer!

 

-        -  Au bord de la mer? Mais tu es complètement folle, c’est contraire au règlement !

 

-     - Le règlement ? Le règlement je m’en tamponne, j’ai passé l’âge d’obéir au règlement. Désormais, le règlement c’est moi qui l’écris. De toute façon avec le réchauffement climatique cette notion de saisons est totalement dépassée alors moi, je sors, je profite de l’automne et je vais aussi profiter de l’hiver. Qu’est-ce que tu dis ?

 

-         - Rien, je siffle !

 

Azalaïs

 

http://marge-ougreve.eklablog.com


J'ai un peu détourné la consigne et je me suis aperçue après coup

que mon texte ressemblait quelque peu à celui d'ABC,

j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.



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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 06:52

 

Dialogue de sourd.

 

 

 

-        Depuis ce matin que tu es planté à cette fenêtre qu’est-ce que tu peux bien regarder ?

-         Moi ? Heu………… rien de particulier.

-       Pourtant, c’est bien beau dehors, l’arbre en face, les petits oiseaux qui chantent, les nuages qui passent très haut dans le ciel…

-         Ah, oui, pas vu…

-         Non mais dis, tu te moques de moi ou quoi ?

-         Non, non je t’assure…

-       Je te signale que nous sommes à la fin de l’été et qu’il faudrait peut-être que tu me donnes un petit coup de main, pour prévoir l’hiver.

-         L’hiver, quel hiver ????

-      Décidemment tu es né pour hiberner toute l’année… Je te laisse à tes rêves, j’ai d’autre chat à fouetter…

-        Lui à part, bon alors reprenons, 287 moutons, 288 moutons, 289 moutons, 290,… et puis zut à la fin pas moyen de dormir… À propos, chérie, tu m’as demandé quelque chose ????

 

 

ABC

http://detente-en-poesie.over-blog.com/

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 21:00

 

Jeu du mois de décembre 2013 : "Les commères"

 

Nous sommes déjà le 2... presque dépassé.

 

Ma proposition de jeu fera intervenir deux commères, que vous pouvez d'ores et déjà imaginer.

 

Deux commères à une fenêtre semblent guêter quelque chose, ou quelqu'un...

Mais aucune d'elle ne s'appelle Anne, et j'ignore encore ce qu'elles verront venir.

 

À vous de me le dire... 

 

Voici l'image qui m'a inspiré ce jeu :

 

131108_annielamarmotte.jpg

 

Demandez-la à Annielamarmotte si vous souhaitez l'utiliser sur votre blog, sans oublier d'y placer le lien vers l'image originale. Elle vous la prêtera avec plaisir.


http://annielamarmotte.apln-blog.fr/2013/11/08/les-commeres/

 

Bonne journée à tous et toutes, et que vos mots soient de nouveau au rendez-vous de décembre.

 

Merci !

 

...

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