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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:46

Demain, dit Violeta, on va se lever tôt parce qu'on a une longue route à faire.

Nous on est d'accord. Ceux qu'il faut attendre, c'est Violeta et son mari, toujours à se précipiter dans une queue, dès qu'ils en repèrent une, pour acheter un paquet de cigarettes.

Ce matin, dit Violeta, il faut beaucoup manger, parce qu'on ne va pas s'arrêter en route et on ne va arriver en Bucovine que ce soir.

Là on n'est pas d'accord. Prendre un bon petit déjeuner ne nous empêchera pas d'avoir faim à midi et l'Homme, la faim le rend de très mauvaise humeur.

Pas question! dit-il fermement.

C'est que, tente d'expliquer Violeta, on va traverser un territoire magyar et là, on ne nous aime pas. Si on s'arrête, ils vont voir à notre voiture qu'on vient du Dolj et on va sûrement avoir des problèmes!

Parce que Violeta, depuis la chute du mur de Berlin puis celle toute récente de leur propre Conducător, s'attend à tout moment à une guerre civile: elle ne peut pas croire que les minorités allemandes ou hongroises accepteront de rester roumaines.

Pas question! répète l'homme. A midi, on s'arrête pour manger.

C'est ainsi qu'on a traversé les Carpates, Violeta avec la peur au ventre, son mari espérant que sa voiture ne retombe pas en panne comme elle l'avait déjà fait le matin même. Qu'on s'est arrêtés à Tîrgu Mures (70 000 magyarophones) et qu'au grand étonnement de Violeta les gens étaient comme elle. Gentils et accueillants.

Mănâncă frumos, dit-elle à son mari qui ouvrait juste tout grand la bouche, că te fotografiază Peter!

Adrienne

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:36

Sur le sentier de la vie

De multiples péripéties

Arrivent sans prévenir.

 

Elles jonchent le parcours

Et une histoire d'amour

Arrive sans détour.

 

Quoi de plus merveilleux

Et des plus joyeux

Que deux êtres qui s'aiment.

 

Des années de vie commune

C'est un tel bonheur

La rencontre d'une vie!


Scooby

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:23

Histoire d’une rencontre abracadabrante d’une feuille avec un stylo

 

Entre vous et moi quelle sera la rencontre ?

Tout est à écrire, la page est blanche, alors ….

 

Rencontre entre le stylo et une feuille

...

 

Rencontre entre une feuille et un stylo, d'Isami

Belle rencontre entre lui et elle :

Un sourire, les mains se joignent, les doigts s’emmêlent.

Smac, smac, smac.

 

Étonnante rencontre entre la toile et le pinceau :

Elle toute blanche, lui tout coloré.

Elle devient paysage d’été ou océan malmené.

Crissh, crissh, crissh.

 

Bruyante rencontre entre l’enfant et le piano :

Tour à tour andante ou crescendo.

Do mi sol do, do mi sol do.

 

Incroyable rencontre entre l’acteur et son public :

Osmose parfaite ou four catastrophique.

Clap, clap, clap.

 

Mignonne rencontre entre l’abeille et la fleur :

Je te butine, tu me butines, oh les coquines !

...

Isami (sans blog)

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:32

Cassandre

Cassandre est une belle jeune femme blonde, sportive, elle ne vit que dans l'action. Une idée de voyage lui vient en tête, aussitôt, elle prend son sac à dos y dépose dedans quelques effets et la voilà partie sur les routes. Globe-trotter, elle parcourt l'Europe en car ou à pied car elle n'a pas les moyens de prendre le train et encore moins l'avion. Elle se fait beaucoup de connaissance ici ou ailleurs...

Ce matin, Cassandre réfléchit à la suite de son périple assise sur un banc dans un parc lorsque qu'un homme l'aborde.

Max : Bonjour mademoiselle, vous m'avez l'air pensive, assise seule ici.

Cassandre (agressive) : On se connaît ?

Max : Excusez moi de vous avoir dérangée, je voulais juste être poli.

Cassandre (un peu gênée) : Non, c'est à moi de m'excuser d'avoir été agressive mais voyez-vous, j'ai très mal dormi et de plus, je n'ai pas pris mon café...

Max : Aucun souci, je vous pardonne et si vous le voulez bien, je vous paie un café. Il y a un bar tout près d'ici.

Cassandre (indécise) : C'est que je ne vous connais pas alors …

Max : Je me présente, je m'appelle Max dit la menace.

Cassandre (éclatant de rire) : Hihi ! La menace ? Que c'est drôle, vous me paraissez plus à un vieil hippie ainsi vêtu qu'à un dangereux gangster ou à un tueur en série.

Max : Qui vous dit que je ne suis pas tout ça.

Cassandre : Votre allure générale ainsi que votre regard derrière vos lunettes me disent autre chose

Max : Sachez mademoiselle que l'apparence peut cacher beaucoup. J'ai donné mon nom mais pas vous alors mademoiselle ?

Cassandre : Je m'appelle Cassandre et je suis globe-trotter alors, les gens, j'en ai vu beaucoup. Je peux me faire une idée de ce qu'ils sont.  vous voir, je sais que sous vos lunettes noires, vous avez un gentil regard. Alors oui, je veux bien prendre un café avec vous.

C'est ainsi que Max et Cassandre sont devenus amis.

Aimela

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:56

Histoire de choux

- Deux choux. Ça prend un ikce, ça fait partie des exceptions qu’on apprend dans des listes quand on est petit. Tu as été petit. Et quand on a été petit, on va OBLIGATOIREMENT à l’école et on apprend les exceptions. Tu sais comme ça s’écrit ekcépession ? … Ouais, pas très bavard le sieur, il a peut-être pas fréquenté la communale.

- C’est quoi la communale ?

- L’école républicaine.

- Pourquoi vous l’appelez républicaine ?

- Parce que c’est comme ça en France, c’est depuis que la loi a séparé l’état de l’église en 1905 sous la troisième république.

- Et pourquoi la communale ?

- Parce que chaque commune avait une école élémentaire, là où on apprenait les listes d’exception.

- Et c’est nous maintenant les exceptions, sauf qu’on n’est pas listé.

- Ouais, on n’est plus listé ! On est sorti des bancs de l’école pour se disputer un banc pour la nuit.

- Mais c’est moi qui suis arrivé le premier.

- À peine une seconde avant moi, et puis c’est mon banc, je viens tous les soirs depuis deux semaines.

- On va partager. Vous dormez la première partie de la nuit, et moi je dors après. Vous pourrez même poser votre tête sur mes genoux et vice versa.

- Ça peut se faire… Pourquoi on parlait de chou ?

- Je sais plus. On regardait les gamins partir…

- Non, on regardait nos oreilles rouges.

- Elles ont froids. Des choux rouges.

- C’est bon le chou rouge. Je l’aimais bien en salade… J’ai un bonnet en double. Mettez-le, il va faire froid. Il prévoit un moins trois.

- Mes notes en dictée ! Jusqu’à moins vingt. Il faisait ça mon maître !

- Poussez-vous au bout. J’installe un duvet dessous, il fait toujours très froid dessous, le froid monte de la terre j’en suis sûre. J’ai un thermos de thé. Il doit être tiède, mais c’est mieux que rien. J’ai trois biscuits aussi, les restes. Vous n’avez rien ?

- Trois fois rien ! Une banane. On partage. C’est bien de partager, c’est la fraternité !

- Mais je suis une femme. Donc pas un frère ! Fraternité vient de fratrie, frère, tous ces mots masculins m’ont pourri la vie ! Ma mère voulait que je sois un garçon. J’ai fini par devenir une fille manquée.

- J’ai pas eu de mère, juste des foyers. De l’un à l’autre… au moins une dizaine. Il paraît que j’étais pas aimable, toujours sur la défensive, timide, renfrogné qu’on disait de moi. Et même sournois une fois ! Une maîtresse qui pouvait pas m’encadrer.

- Pour l’instant encadrez-vous avec vos couvertures. Je vais m’allonger. J’ai un brin sommeil. On parlera plus tard.

 

La nuit s’installe au-dessus de la ville, une nuit de réverbères, balafrée par les feux des véhicules qui passent et repassent sur la rue derrière le square. Une nuit citadine avec en sourdine le ronflement permanent des moteurs et quelquefois les braillements d’un passant que la colère foudroie.

 

Cinq heures du matin sonnent au clocher. L’église est à l’angle du square. Sur le banc, une forme allongée, dont la tête repose sur les genoux d’une autre silhouette emmitouflée de couvertures, le nez dans une écharpe, un bonnet enfoncé jusqu’aux yeux. Des yeux clos de fatigue. Rares sont les bancs aujourd’hui où on peut s’allonger ainsi, les mairies leur préfèrent des sièges, ils ressemblent à des bancs mais sont coupés par des accoudoirs, tout comme dans les gares, tout comme dans les métros.

La forme allongée se relève. Elle s’entoure de son duvet, il fait très froid. Un premier café, de l’autre côté du square s’allume. La nuit s’achève et il faut affronter le jour et la faim et la soif, et les odeurs qu’on porte sous les couches de vêtements sales.

- Tu viens, dit-elle, on va se réchauffer au café. Ici, ils ont parfois des cafés suspendus*. Peut-être en aurons-nous.

- On se tutoie le matin ?

- On a passé une nuit ensemble, on se connaît maintenant. On y va, je suis congelée, et si c’est le Cédric qui ouvre, on aura de la chance.

- Tu connais bien le lieu.

- Oui, mon chou ! Depuis dix ans que je reviens l’hiver. Il fait moins froid ici qu’en Picardie.

- Tu es picarde ?

- Picarde de chez picard.

- Je suis de Soissons.

- Haha ! Comme le vase ! Et bien moi je suis de Villers-Cotterêts ! Et tu sais ce qui s’est passé en 1539 chez moi ?

- Ouais, ça je sais, François 1er ordonne que tous les actes juridiques soient en picard.

- En français.

- C’est pareil.

- Pas faux ! Le picard est un ancêtre malmené du français. T’as de la culture, on n’aurait pas dit hier avec nos histoires de choux.

- C’est parce que je connais la région. Tu m’aurais parlé de l’édit de Roussillon, je n’aurais pas su.

- Tiens ! C’est quoi cet édit ? Et comment tu sais qu’il y a eu un édit dans cette région ?

- L’autre jour, j’étais avec un gars qui habitait à Roussillon, pas cette région où nous sommes, un bled près de Lyon. Catherine de Médicis a signé le changement de date du premier jour de l’année, avant c’était n’importe quand selon le coin, après ce fut le 1°janvier.

- C’est quand même formidable toutes ces rencontres aléatoires, moi aussi, j’ai appris plein de choses. Il y a des types très savants sur les bancs, après c’est une question de mémoire… Et je sens que la mienne fout le camp.

- Et il y a des types infects aussi.

- Ouais… on va voir Cédric. Je l’ai entraperçu. On aura sans doute une pâtisserie… peut-être un chou à la crème s’il en reste de la veille.

 

*certains cafés proposent des cafés suspendus, les clients les achètent pour les SDF.

 

Polly

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 00:00

Une nouvelle année commence, et avec elle, voici que les jeux de La Petite Fabrique d’Écriture reprennent.

Elle sera consacrée à ces petits (ou grands) riens du quotidien qui font que la vie mérite d'être vécue, même s'ils ne font pas toujours sourire.

Pour ce premier mois, je vous propose un mot, un seul, à décliner à votre goût.

RENCONTRE

Pour que vos mots ou vos images soient publiées, les consignes sont simples, il suffit de relire ici. (clic pour relire les consignes de participation)

Vos propositions (mots ou image) seront publiées dans leur ordre d'arrivée et ce jusqu'au 31 janvier inclus.

Merci à tous.

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Nous

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  • : Le blog a été ouvert le 24 janvier 2008. Jusqu'au 1 mars 2017, Azalaïs, Lilousoleil, Polly et Quichottine vous y ont proposé des jeux d'écriture en toute simplicité.
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Avez-vous pensé à offrir un petit texte de présentation à la Petite Fabrique d'écriture afin de figurer dans liste de ses membres ?

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Important !

 

Depuis le 1er mars 2017, les nouvelles publications sont effectuées sur notre nouveau blog.

 

Nos "annales" continueront à être publiées sur ce blog, à raison d'une publication par mois.

 

Merci.

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En toute simplicité, venez jouer avec les mots selon
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et votre inspiration.
Rien n'est obligatoire sinon s'amuser.