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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 06:33

L’autre

 

Aujourd’hui, je viens vous présenter une amie très proche, mais est-ce vraiment une amie ?

 Pour conserver son anonymat. Surnommons-la l’autre si vous le voulez bien.

Je ne sais pas si l’autre m’aime vraiment, elle ne me le dit jamais et parfois je pense qu’elle ne m’aime pas surtout quand elle me donne des conseils que je suis malgré moi.

Elle me dit souvent : « Mange, ne te prive pas, la vie est courte ».  Elle a raison, je l’écoute je mange à l’excès…  et quand je ne peux plus supporter mon image je  fais un régime et comme tout ce que je fais, je le fais à fond.  Plus je maigris, plus elle insiste : « tu devrais arrêter maintenant ». Je ne le souhaite pas vraiment mais je l’écoute je mange comme avant peut être plus pour compenser la frustration et je reprends les kilos perdus. Je la hais parfois. Ne serait-elle pas jalouse de ma ligne retrouvée

Elle se mêle aussi bien souvent de mes amitiés. Quand j’aime quelqu’un, même si je ne sais pas le montrer, je l’aime à fond et ne voit plus ses défauts. L’autre prend un réel plaisir à me les mettre en évidence si bien que je ne vois plus qu’eux :

-          L’une est une artiste de talent ce qui lui confère un sentiment de supériorité, tu croyais que tu en avais aussi  mais elle traite tes créations avec indifférence comme si c’était nul mais qu’elle n’osait pas le dire de peur de te froisser.  Elle aime avoir les gens à son service mais que te  donne-t-elle en échange  me demande t’elle, je romps avec cette amie et je le regrette ensuite.

-          Une autre à ses yeux est trop autoritaire, vit dans la relation parent enfant : « elle t’étouffe. Tu te crois redevenue enfant »

-          Une troisième  très candide aime tout le monde, alors elle t’aime forcément sans rien te demander,  « mais n’est-ce pas suspect me dit elle, rien n’est jamais gratuit ».

Ne serait-elle pas aussi jalouse de mes autres amies.

L’autre est très rancunière, elle me donne parfois des idées de vengeance vis-à-vis de gens qui m’ont fait beaucoup de mal. Je suis plutôt de nature « peace and love » et heureusement je ne l’écoute pas mais l’angoisse monte en moi, ne suivrais-je pas un jour ses conseils. Je me rappelle d’un livre qui m’avait beaucoup marqué lorsque j’étais jeune « le disciple » de Paul Bourget, l’histoire d’un jeune homme poussé au meurtre par les idées qu’un philosophe lui a inculquées.  Ne serais-je pas le disciple de l’autre.

Parfois L’autre me pousse à mentir quand je n’ose pas donner les vraies raisons à mes comportements, renoncements, faiblesses.

Elle ébranle mes valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre quand elle tente de me prouver que les étrangers, tous des parias à ses yeux , sont coupables de tous les méfaits et que la préférence nationale est non seulement utile, mais vitale pour notre pays.  Je ne sais donc plus quoi penser, serais-je en fin de compte raciste ? Je ne supporte pas cette idée mais parfois je tiens à moi-même des propos très sévères pour ceux qui sont différents que mes valeurs m’empêchent d’exprimer ouvertement. Tolérante en surface, raciste en profondeur.

Quand je suis en voiture, elle m’accompagne et me dicte des jurons que j’assène sans bienveillance aux automobilistes coupables à mes yeux d’incivilité ou tout  simplement d’avoir été sur ma route et de m’avoir ralentie. Je m’en veux aussitôt les avoir prononcés.

Elle aime l’argent et n’a aucun problème avec.  Elle m’incite à le dépenser sans compter pour moi et pas de pitié pour ceux qui n’en ont pas. Quand je donne à un SDF, elle me le reproche et me dit que j’entretiens peut être son alcoolisme ou sa paresse.

En fin de compte petit à petit, elle mine ma confiance en moi qui était déjà peu assurée au départ.

En me lisant je suis certaine que vous devez penser que je devrais me séparer de cette amie qui est certainement ma meilleure ennemie

Vous avez raison mais c’est impossible.

L’autre est un vrai personnage dont je ne peux me  séparer hélas.  Je serai liée à elle jusqu’à la fin de mes jours hélas…. L’autre est mon autre moi, un moi pernicieux qui me hante et ce que certains psychanalystes appellent le ça


 

Martine

http://quaidesrimes.over-blog.com

 

 

24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 07:13

Sentinelle de vie

 

 

Il est né sans doute un soir de décembre, entre neige et silence,

sur la plaine aride des causses Quercynois.

Silence et froidure : longtemps il s’est tu,frileux et recroquevillé,

engrangeant peu à peu les peurs et les manques,les heures de

grande solitude, les longs appels des nuits sans lune.

Tout petit morceau de vie, cheminant pas à pas,accroché à la

besace du cœur.

Il veille et moi je vais mon chemin, entre

insouciance apparente et rêverie de l’enfance.

Le nom est doux mais les joies n’ont pas toujours les couleurs

du printemps.

Alors un jour, las de porter ce fardeau un peu lourd, il a guidé ma main

hésitante vers la plume pour y déposer mes premiers mots souffrants.

Comme un tour de magie,une petite libération, un baume à

ma tristesse, une ode à la mélancolie.

Et coule de ce chant, mille mots retenus, des images un peu

floues peuplées de rêves, de silences, de tendresses

fugitives, d’appels sans un écho, de brisures.

 

Il n’a pas de nom, juste une âme sensible qui veille jour et nuit.

Il ne fait aucun bruit.

Invisible et présent,sentinelle de vie.

Pour toujours.

 

 

Balaline

16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 21:20
Dom Robert

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rencontres : expression un peu bateau pour dire que nous sommes tous des êtres humains et que si nous ne sommes pas trop centrés sur notre propre nombril on peut avoir les mêmes pensées, les mêmes intérêts et les mêmes aspirations.
Bref, voilà que je repense à Dom Robert.
J'avais vu quelques-unes de ses tapisseries dans la Creuse il y a fort longtemps et ses couleurs, son dessin et la nature telle qu'il la représente sont toujours dans ma mémoire : flamboyante, heureuse et exubérante.
Il était moine et comme tel adorateur de Dieu : c'est sans aucun doute Lui qu'il voulait représenter dans ses oeuvres et ma foi (dirais-je), c'est réussi ! Paradis sur terre, paix éternelle, harmonie, lorsqu'on a vu ses oeuvres, on ne peut pas les oublier. Je l'imagine très calme avec un petit sourire perpétuel au coin de la bouche.
Il est resté caché dans un coin de ma mémoire jusqu'au moment où sur un blog assez sobre avec beaucoup de textes et peu d'images à part celles qui servent de prétexte à d'autres choses écrites, on entrevoit une toute petite vignette très colorée dans la colonne de droite, si, si, allez voir !
Si cette image est là par hasard, tant pis, mais sachez qu'elle a été pour moi un repère et un signe de confiance dans la communauté de la petite fabrique !

Dom Robert (1907-1997)

Pasfrevin

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 21:01

Gémellité,

 

Lorsque j’étais enfant, j’avais un grand frère prénommé Michel, protecteur, amusant et gentil aussi, un peu distant toutefois, de cette distance qui évite de s’embarrasser de détails concernant un personnage…fictif.

Oui, Michel était une création de mon esprit, mon double et mon complément, il vivait en moi. Il m’a toujours soutenue, m’a rendue plus forte, a allégé ma tristesse et mon ennui…

Il s’en est allé doucement, sans que je m’en aperçoive. J’ai réalisé un beau jour avec surprise que je ne pensais plus à lui depuis longtemps.

Quelques années plus tard, j’ai dû demander à mes parents pour un motif administratif, une copie de leur livret de famille Vous avez bien sûr deviné !  Michel mon jumeau n’avait vécu que quelques heures, et s’appelait Benoit Michel…

Je suis heureuse que mes parents ne m’aient jamais parlé de lui, j’ai ainsi pu passer mon enfance en compagnie et sous la protection de Michel…

 

Je n’ai jamais souhaité voir la tombe de Benoit de peur que ne s’évanouissent les souvenirs de mon enfance avec Michel…

 

Senta

 

http://blog.joie-de-lire.over-blog.com/

http://blogdesenta.eklablog.com/

4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 20:46

L’écrit de Fredo


- Tu m’as bien eue ! Je l’avoue. Au début, il y avait cette histoire avec l’écriture et tu finis au théâtre. Echappé le Fredo, ce personnage que j’apprivoisais au gré des pages.

- C’est de ta faute aussi ! Tu m’obligeais à écrire, comme si c’était un truc que je pouvais faire, il fallait pas me fignoler bavard et intarissable. Et puis, cette cathédrale que tu voulais que je construise avec de mots ! Tu t’es bien tordu le poignet avec ça !

- En effet,  mais toi, la plupart du temps tu n’en faisais qu’à ta tête, j’ai été obligé d’inviter Martin, ce journaliste, pour modérer un peu ta propension à en faire trop tout le temps. Pour soulager Zozo aussi, le pauvre, il en a bavé avec tes insistances.

- Oh ! Mais Madame, arrête ton délire, il est né dans ta tête, lui aussi, mêlé à ton histoire de paternel qui se faisait trouer la peau par les FFI en 44, et tout et tout et tout… c’était bien ta combine, ça ! C’était pas la mienne ! Et cette famille que tu m’inventes, des sœurs, une mère, une tante! Une fille aussi ! Et une femme qui me quitte... Tu trouves pas que tu en as fait beaucoup ?

- Euh ! Sans doute ! Mais pas tant que toi ! Cette histoire avec Sarah ? Hein ? Elle n’est pas de moi ! Ces jupons que tu aimais, ce n’est pas de moi ! Voyons.

- Non, toi, c’est Dame Violette. Toute chignon, toute glaciale et si dévouée. Il fallait bien que je m’échappe, sinon tu me l’aurais mariée. Et puis Sarah, elle m’est venue avec la chute, tiens ! Si tu n’aimais pas tant ce bouquin de ton Camus préféré, je n’y aurais jamais pensé à cette fille, et avoue qu’elle était belle, des jambes à damner…

- oui, bon, j’ai compris. Mais tu m’as sacrément énervée à prendre la tangente sans arrêt ! Ce n’est pas moi qui ai pensé à te mettre en scène. Le pire c’est que pour le comique je ne suis pas très douée, et tu ne l’es pas plus que moi on dirait !

- Oh ! Madame ! Mais c’est toi qui écris, débrouille-toi pour faire plus drôle, moi je ne suis qu’un personnage de papier, un fantôme de ta plume, un passant que tu vas oublier dès que tu auras terminé ta petite histoire sans importance.

- Je cherche… je t’imagine encore sur une scène…. un quai, des badauds … des livres, et le lecteur, un petit mec étriqué… La lumière trouble la scène, tu deviens autre : tu deviens  ce lecteur, tu lis l’extrait de « la chute », mais peu à peu je te transforme en Clamence, ce héros de roman, celui qui fuit les appels au secours. Tu cours pour ne rien voir, ne rien entendre de ce monde douloureux qui frappe les plis bien repassés de ton bonheur parfait. La lumière te rétrécit soudain, tu disparais. Ensuite…  je te revois en auditeur fasciné, sous une autre lumière, en fond sonore, la lecture se poursuit puis s’arrête. Fredo est là dans le  halo, l’incompréhension, le chamboulement, la sidération. Fredo et l’écriture. Sa vie devant, sa vie derrière, les unir dans le présent qui se la joue en dérision pour détricoter les plis d’hier et les conjuguer maille à l’endroit, mal à l’envers… Qu’en penses-tu ? Hé ! Où es-tu ?

 

 

Polly

Les cris conjurés.

4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:01

 

La part des anges

 


Elle a grandi en moi comme une fleur étrange, étrangère, sans bruit, occupant tout l’espace, me vidant de mes forces sans que j’y prenne garde. Mille fois j’ai voulu arracher ses racines profondes, mille fois j’ai voulu les mordre, les ronger, me détacher de ce fardeau que je n’ai pas choisi mais elle est toujours là, si faible, si vieille, si tragique. Qui est-elle vraiment ? Est-elle encore ma mère ou bien est-elle une autre ? Elle a cédé sur tout, soudain plus de défenses. Juste un grand corps informe, tête et jambes mêlées dans une longue plainte. Les hauts murs sont tombés. Sans doute faut-il capituler, se laisser transpercer par l’épée du pardon, balancer aux orties les anciennes rancunes, solder tous les vieux comptes, cautériser les plaies, renoncer à ces mots que l’on attendait tant, qui ne viendront jamais.


Aucun secours, aucune main tendue, juste elle et moi. Et si je me détourne,  elle sera toujours là se tenant devant moi frémissante de peur, avec ses grands yeux noirs débordant de tendresse, des yeux comme des vagues qui seraient égarées sur l’océan des jours ! Un pauvre paysage, dévasté, solitaire dans ses lambeaux de nuit et ses trouées d’étoiles. Il tente bien de ravauder ses prés pour combler tous ses manques, mais ça fuit de partout. La vieillesse a détruit ses humeurs bohémiennes, effeuillé à jamais la mémoire des mots, ne restent que ses yeux qui me disent encore :


- Tu te souviens comme j’étais joli avec les cheveux sombres de mes forêts profondes ? Et mes lacs de montagne que  j’assemblais sans fin pour en tisser mes robes et l’eau de mes torrents qui bruissait dans mes rires et la voix que j’avais pour chanter les moissons ? Tu te souviens dis,  des nuages assoiffés qui courtisaient parfois  le parfum de mes herbes et la douceur du vent qui m’emmenait danser ? S’il te plaît, ne m’abandonne pas ! Il est des jours où la folie me guette. Des idées tournent en rond comme des oiseaux noirs dans un ciel plein d’orage. Il vente dans ma tête, rafale sous ma peau, le temps est sans visage. Ne peux-tu remailler la trame des chemins pour que je puisse encore garder au cœur l’écume de mes joies et le sel de mes peines ?


Que répondre à sa quête ? Comment trouver du sens à ce naufrage programmé, ce vide tout à coup aussi grand qu’une mer ? Il suffirait d’un rien pour y noyer son âme. Comment trouver les mots pour éclairer l’angoisse de ses nuits ? Quels gestes, quels onguents pour adoucir la route, baliser l’errance de l’attente ? Où puiser le courage pour dénouer du ciel les sinistres présages, écarter les fantômes qui viennent à pas lents ? Je l’ai perdue je sais cette image première, celle que tous mes vœux ne cessaient d’espérer. Etait-ce pur fantasme cette flambée d’or pur qui vibrait au soleil ?


Dehors, le temps s’écoule tranquille et calme comme une porcelaine. Je voudrais bien ne plus penser à elle, n’y plus penser non, ne plus me laisser envahir ni par le chagrin, ni par la rage de la voir se laisser aller, se laisser couler. Le chant de l’angélus tinte dans le jardin : deux sons légers puis trois plus sourds et tout à coup cette envolée joyeuse. Le ciel est suspendu aux wagons des nuages et l’hirondelle enfin a retrouvé son nid. Mes chats se font la course entre lavande et romarin mais mon regard ignore l’infini de ces petites choses qui faisaient mes grandes joies d’hier. Je les vois mais ne les ressens plus. Elles me traversent sans me toucher. C’est comme si quelqu’un avait coupé le fil qui me liait au monde, avait construit une muraille invisible entre la chaleur du dehors et le froid du dedans, suspendue entre deux mondes : celui des plus tout à fait vifs et celui des vibrants, vibrants du désir de vivre, de découvrir, de connaître, de reconnaître, de renouer avec la vraie lumière et le parfum des fleurs, la présence des arbres, la saveur des saisons.

 

Quelle est la part de l’ombre, quelle est celle des anges ? À quoi bon tout ce ciel si c’est pour nous l’ôter.

 

Azalaïs


http://marge-ougreve.eklablog.com/

3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:39
Et de l'encre jaillit : UN ANGE GARDIEN

C'est un petit bonhomme bien décidé. Pas très grand, pas très beau. Mais si attachant !

Dès qu'il ouvre la bouche on reste scotché.

Car... il adore parler. Il pourrait ne jamais s'arrêter. Et d'ailleurs plus d'un l'ont supplié de continuer.

Dès qu'il communique avec quelqu'un, il sent plein de choses et peut raconter le passé, présent et même l'avenir de cette personne.

Devin, lui, non ce n'est pas le mot qui convient.

C'est un être ultrasensible, une sorte de chaman, de médium.

Depuis toujours, depuis son enfance, depuis qu'il a su parler, tout ce qu'il a dit a été remarqué.

Il n'est pas si bavard, il est juste hyper doué.

Si vous le rencontrez, vous serez stupéfait, il vous fera parler, de vous , de ce que vous pensez, de ce qui vous attire, de ce que vous craignez et, tout doucement, il arrivera à vous cerner, à cerner votre personnalité.

Vous vous sentirez apaisé, écouté et enfin compris.

Non, vous ne serez plus seul au monde !

Car vous aurez enfin trouvé l'oreille attentive à qui parler.

Bonne réception !

Poupsan

3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:37

Double je !

 

Je lâche les amarres, je sors ma plume et je laisse mon second me doubler, son stylo bave déjà d’impatience. Cela faisait trop longtemps que je le retenais prisonnier sans lever l’ancre.

L’animal me connaît bien. Il sait que la tentation est grande de gambader sur les chemins de nos imaginations fertiles. Il en connaît également les conséquences. Je lui suis gré de savoir respecter les moments où je le tiens « en cage ».

Comme moi il se souvient, de nos histoires partagées, nous coupant de la réalité quotidienne. De nos escapades par les fenêtres ouvertes, et des punitions qui s’en suivaient. Comment bien jouer sur deux claviers à la fois quand le clavier imaginaire s’ouvre, comme un chemin de traverse, sur les routes escarpées de la scolarité ? À deux l’union faisant la force, je pensais que, mais je n’avais pas le droit de penser, il fallait d’abord apprendre et obéir… Pourtant une vie parallèle qui se crée au fil des heures sous la boite crânienne avait tant de charme, à mon humble avis…

Pendant quelques années, je ne me suis pas méfiée et ce petit double de moi-même a vagabondé à temps et à contre temps à mes côtés, non sans interpeller mes parents étonnés. Un air triste en pleine fête, des sourires distraits à des moments cruciaux, des réponses évasives, et beaucoup d’inattention apparente…

Nous étions deux, lui et moi, si ce n’étais pas impoli, je dirais plutôt moi et lui, jusqu’au jour où j’ai su l’apprivoiser et devenir moi-même beaucoup plus « civiliser »… J’ai commencé à lui imposer des heures, voire des jours d’enfermement, puis je le libérais, me libérant avec lui, pour repartir dans nos rêveries créatives…

Je reconnais que la vie, « la vraie », « la sérieuse », celle des « grandes » personnes m’a contrainte à le laisser en cage pendant de nombreuses années…

Et puis un jour, un beau jour d’été, j’ai su que je pouvais de nouveau partager mon coin de ciel bleu avec lui. Depuis, comme une bouteille de champagne, trop longtemps secouée, dont le bouchon sauterait, nous explosons ensemble de la joie de pouvoir nous exprimer de concert, quand bon nous semble, comme bon nous semble, sans complexes, sans scrupules, en laissant danser les mots.


 

ABC

http://détente-en-poesie.over-blog.com

31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 23:00

Et de l’encre jaillit le personnage.

 

Ce mois-ci, il va falloir nous raconter un personnage.


Un personnage ancré en vous ou sorti de votre encre (oui, je sais, c’est plutôt du clavier désormais)


Un qui vous fait frémir, qui vous habite, qui ne vous lâche pas la plume.


Ce n’est pas tout à fait son histoire qu’il vous faut écrire, même si elle peut s’insinuer dans votre texte, mais ce qu’il remue en vous, ce qu’il dérange, ce qu’il arrange, ce qu’il provoque d’émotions ou de réflexion.


Qu’il soit dans votre tête en train de caracoler des aventures particulières que vous vous inventez ou qu’il vienne d’un récit qui vous a touché, faites-le vivre pour nous tous ici quelques instants.


A vos plumes.

 

 

Rob Dobi

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 14:06

la première partie ICI

 

Le Chant de l'Eure

Où courez-vous donc de si bonne heure ?

Nous sommes pressés de revoir l’Eure

L’Eure en fleurs qui est douceur et splendeur

A la bonne heure

 

A Gisors château fort tout en rondeur

A Bernay la Charentonne est candeur

A Verneuil  la tour trop grise est en pleurs

A Louviers cantonnier ensorceleur

A Pacy avec Pudeur coule l'Eure

Au Beffroi d’Evreux  coulent les heures

Sur le Vexin : Or d’aurore et couleurs

A Gaillon, nous fêterons la chandeleur

Et entonnerons le chant de L’Eure

 

D’où revenez-vous de si bonne heure ?

Nous revenons enchantés de l’Eure

L’Eure en fleurs qui est douceur et splendeur

Oh la bonne Eure

Martine


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