Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 06:48

L'œuf géant du lapin blanc

 

Il était une fois dans la bonne ville de Bretzelberg-sur-Undetroi  un bar à l'enseigne du Lapin Blanc et dans ce patelin, comme partout,  beaucoup de mauvaises langues...

- Vous savez, madame, il paraitrait que la nuit en ville, il se passe des choses...
- Quelles choses ? de quoi parlez-vous
- Des choses inimaginables, ma bonne dame, c'est comme je vous le dis
- Ah bon...et comment le savez-vous ?
- C'est le futur gendre de la fille de la voisine à ma cousine qui l'a raconté...Il y serait allé avec tout une bande de voyous pour enterrer sa vie de garçon...
- Et alors ?
- Des orgies,  de véritables horreurs !
- Et comment s'appelle ce lieu de perdition,  dans notre ville  ? je n'en crois rien
- C'est le bar du Lapin Blanc
- Ahahahihihihiohohoh !!!
- Mais, arrêtez ! pourquoi riez-vous ainsi ?
- Vous voulez dire chez l'Oeuf ?
- L'oeuf ?
- Oui, bon, chez le Veuf...
- Et pourquoi dites-vous l'oeuf ?
- Ben,  c'est une habitude on disait, quand sa femme est morte on va chez le       Veuf... même des fois "le grand veuf" car il est énorme l'animal, un véritable géant puis il s'est mis à boire, il a beaucoup grossi 
- Et alors  ?
- Il  a perdu ce qu'il lui restait de cheveux
- Et alors ?
-Comme une grosse boule de billard... c'est plus simple on dit "l'oeuf", on va chez l'Oeuf mais ce n'est plus qu'un clodo paumé dans cette salle de l'ancien troquet... alors vos orgies...  votre espèce de  cousin de je sais plus qui s'est bien moqué de vous  !!!

Si vous passez un jour à Bretzelberg-sur-Undetroi on vous racontera volontiers la triste histoire du pauvre Oeuf géant du Lapin Blanc...

 

 

Jean-Marie


www.passage1.com


3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 05:10

L’œuf géant de Lapin Grichapoulozeudor


- « Il court, il l’appelle, Lapin, Lapin… »

- Oh ! Non, pas encore Alice !

- Mais ce n’est pas Alice ! Tu n’écoutes pas bien : j’ai pas dit Lapin Blanc… et j’ai pas dit « elle », j’ai dit « il ».

- Ouais ! bof ! j’en ai marre des histoires de lapins, de chats et  princesses.

- Tu veux quoi ? Je te laisse dormir ?

- Je veux une histoire avec des monstres et des grands méchants Dracula.

- Et cette nuit, tu fais des cauchemars ? C’est ce que tu veux ? 

- Bon, okay ! Va pour le lapin blanc.

- « Donc, il court et crie : Lapin, Lapin. Mais le Lapin est déjà loin, et Piero s’essouffle à courir dans la forêt. Pourtant il est grand ce Lapin, il devrait le voir encore, mais il a disparu, ou alors c’est qu’il a changé de couleur. De gris, il est devenu noir. Piero connaît bien sa forêt, et retrouve vite sa cabane écureuil, haut perché, peut-être que de là-haut il verra le Lapin. »

- Ah ! C’est comme la cabane des vacances ?

- Oui.

- Celle avec la corde pour monter ?

- Je continue ou tu me racontes la suite ?

- Okay, va pour la suite !

- « Piero grimpe l’échelle en corde et de la terrasse de sa cabane tente d’apercevoir son lapin géant.

- Tu m’avais pas dit qu’il était géant ! Il aurait pas dû le perdre de vue alors !

- Merlin ! Je peux continuer ?

- Oui, papa, mais t’es pas très fort pour les histoires.

-« Mais pas de lapin géant en vue. Piero est déçu, il entre dans la cabane et s’allonge sur sa couche. Cependant, il entend des bruits de grignotage pas très loin, il sort et se trouve nez à nez devant la tête de son lapin. Il lui dit : « mais où étais-tu, je te cherchais partout ? » Le lapin ne répond pas, il mange. Piero s’aperçoit qu’il a les yeux bleus. »

- Un lapin aux yeux bleus, c’est pas un lapin, tu racontes n’importe quoi !

- Merlin. Je vais me coucher, tu me fatigues. Demain tu me raconteras la suite.

- Non, papa, promis, je me tais.

- Alors tente d’être un peu imaginatif toi aussi. « Le lapin gris aux yeux bleus mange et ne répond pas aux questions de Piero qui en est fort mécontent.  Et pourquoi tu ne réponds pas lui demande-t-il. Le lapin gris s’exclame agacé qu’un lapin ne sait pas parler. - Hé ! Mais que viens-tu de dire ? s’exclame Piero étonné, tu dis qu’un lapin ne parle pas et tu parles ! - Je parle parce que tu me casses les oreilles et j’aimerais que tu te taises un quart d’heure. Tu auras une surprise de taille si tu le fais. Piero n’a pas l’habitude de se taire, mais il promet, puis il demande quand il saura que le quart d’heure est passé car il n’a pas de montre. - J’en ai une, dit le lapin gris, tais-toi maintenant. Piero se tait, il serre les lèvres parce qu’il a plein de questions à poser, bien sûr ! Un lapin qui parle, qui connaît l’heure, qui a une montre, il n’en a croisé que dans les contes, en particulier celui d’Alice au pays des merveilles.  C’est si long un quart d’heure, on a le temps d’observer cet étrange animal, ses narines qui palpitent, ses yeux tout ronds qui semblent ne rien fixer. On aurait envie aussi de caresser ce poil doux. Piero se retient, son père lui a mille fois répété qu’on ne touchait pas un animal sans sa permission. Il soupire, les secondes deviennent des heures. Il entend le léger bruit des feuilles au-dessus de lui, il ne quitte pas des yeux les moustaches qui remuent au rythme de la mastication, il reste si concentré, si immobile ce lapin ! Puis doucement les paupières de Piero s’alourdissent, il tente de résister mais le sommeil est le plus fort. Il s’endort. »

- Ah ! Et alors, la surprise ? Comment il va savoir s’il s’endort ?

- Toi, tu ne sais pas tenir un quart d’heure sans parler, Piero au moins l’a fait.

- Pa, s’il te plaît, c’est quoi la surprise ?

-« Quand Piero se réveille, le lapin a disparu. Il n’en revient pas ! C’est un menteur, s’écrie-t-il. Où est ma surprise ? Alors il descend l’échelle en corde et court dans la forêt, il arrive à la rivière, une barque l’attend,  il s’installe et la laisse dériver, elle a l’air de savoir où elle va. Elle accoste sur une petite plage de galets de toutes les couleurs. Comme c’est beau ! dit-il tout haut. Il suit un chemin bien tracé entre de gigantesques tilleuls  et s’arrête devant une construction très blanche, très haute, on dirait un œuf, pense-t-il, un œuf géant… Mais où est mon lapin gris ? Alors une porte s’ouvre, ou plutôt s’abaisse comme un pont levis et Piero entre dans l’œuf.

- Et après ?

- Après c’est une autre histoire. Il faut que tu dormes aussi. Dans l’œuf, il se passe tellement de choses que ça peut prendre beaucoup de jours, beaucoup de nuits avant que tu n’en aies fait le tour.

- Mais tu triches ! Tu n’as même pas une fin ! Je vais pas pouvoir dormir, moi !

- Oui, mais si je te raconte la suite, tu ne vas pas dormir non plus. Alors on se calme, je te promets, tu auras la suite demain matin.

- Promis ?

- Promis.

Le lendemain matin, Merlin se lève dès potron-minet, ses parents dorment encore. Il soupire, puis s’assoit dans le salon et appuie sur la télécommande de la télé. C’est alors qu’il voit l’image de l’œuf géant, une porte qui s’ouvre comme dans l’histoire de son père. Mais il se passe quelque chose qu’il ne comprend pas : l’image sort de l’écran, le pont levis sort de la télé. Il en est tout ahuri ! Ça fait un grand escalier qui vient jusqu’à lui. Il se frotte les yeux. Il doit dormir encore ! Mais non, la première marche est là devant ses pieds, à un centimètre et demi. Il hésite, se frotte à nouveau les yeux et entend un gentil rire qui vient de la télé. Un jeune garçon lui fait signe de venir. Il grimpe dans l’écran.

- Tu en as mis du temps pour arriver, je t’attends depuis des heures ! Je m’appelle Piero, et toi ?

- Merlin.

- Comme l’enchanteur ! C’est parfait. On va bien s’amuser, tu vas voir. Mais d’abord il faut que je te présente à Lapin Grichapoulozeudor.

- Mais où on est ?

- Dans l’œuf aux mille histoires, mais les histoires, on ne te les raconte pas, tu les vis, tu as d’immenses frayeurs et d’immenses bonheurs, c’est géant !

Merlin n’est pas tout à fait rassuré mais il suit Piero dans le labyrinthe et tout à coup, la coquille devient transparente.

- Oh ! On voit la mer

- C’est que tu avais envie de la voir, lui dit Piero.

- Tu la vois aussi ?

- Oui, et sur la barque, Lapin Grichapoulozeudor nous attend. Ne perdons plus de temps, viens.

 

 

 

Polly


http://lecritconjure.blogspot.fr/

3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 04:46

Légende du lapin blanc :

 

Depuis sa naissance, le lapin blanc rêve de la mer. Sa maman lui a raconté que la mer était immense, et toujours en mouvement. Sa maman a dit aussi que la mer était souvent bleue et changeait de couleur en embrassant le ciel. Sa maman a ajouté que la mer était loin, très loin et que la plupart des lapins ne la voyaient jamais.

Le lapin blanc se demande pourquoi sa maman connaissait la mer. Il n’a pas eu le temps de lui poser la question. Un chasseur, un jour, est passé près de chez lui et a emporté, à jamais, sa maman et avec elle, en une vague de tristesse, tous les mots qui parlaient de la mer.

Le lapin blanc grandit et rêve de la mer. Il se demande où est-elle ? Il se demande comment l’atteindre ? Il se demande si lui aussi pourra la voir ?

Hors, un jour, ou peut-être une nuit, il entend quelque chose ou quelqu’un frapper d’une façon étrange, à la porte de son terrier. Il s’avance prudemment jusqu’à l’entrée et se trouve nez à nez avec un drôle d’oiseau qui lui fait signe de grimper sur son dos. Le lapin blanc se frotte les yeux, hésite. L’oiseau d’une voix douce se met à lui chanter la mer. L’oiseau parle de la mer immense, et toujours en mouvement. L’oiseau parle de la mer bleue qui change de couleur en embrassant le ciel. L’oiseau dit que la mer est loin, très loin, et que, peut-être il pourrait l’aider à s’en rapprocher. Le lapin blanc pense à sa maman. Le lapin blanc pense à la mer. Le lapin blanc grimpe sur le dos de l’oiseau. Ils s’envolent tous les deux. Le lapin blanc ferme les yeux… Je crois que la légende dit qu’il a un peu peur, mais qu’il espère. Oui, il espère tellement voir la mer.

L’oiseau, après un long vol, se pose sur un toit. Le lapin blanc, avant d’ouvrir les yeux interroge l’oiseau :

- Serions-nous arrivés à destination ? Demande-t-il

L’oiseau incline la tête et répond :

- Voici un cadeau, pour toi et pour toi seul.

Le lapin blanc se frotte les yeux. Il ne voit que du blanc devant, derrière, dessus, dessous tout est blanc, comme lui.

L’oiseau ajoute :

- Ici, tu es chez toi, dans un œuf magique. Je te le donne, il est à toi. Quand tu seras prêt à découvrir la mer, tu soulèveras le toit de cet œuf. Tu contempleras la mer bleue, mouvante, embrassant le ciel, lointaine si lointaine et pourtant toute proche.

Le lapin blanc n’eut pas le temps de répondre, l’oiseau s’envola. Il souleva le toit de l’œuf, et resta sans voix.

L’oiseau, comme sa maman avait parlé de la mer, bleue, mouvante, embrassant le ciel, lointaine si lointaine, mais ni l’un ni l’autre ne lui avaient dit qu’elle était dans l’eau.

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com


1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 11:00

Si je vous dis "Avril"... à quoi pensez-vous ?

 

Avril, c'est le mois du Lapin de Pâques, le mois des œufs en chocolat, des poules, des poissons aussi...


Un mois festif pour les enfants.


Alors, en ce mois d'avril 2013, nous allons raconter, leur raconter, une histoire.

 

Pour cela, Azalaïs nous prête une photo prise par son mari.

Il s'agit de la maison-musée de Dali à Portlligat à côté de Cadaquès.

 

130228_Jean-Louis_Guianvarch.jpg

 

Cette histoire, ce conte, cette légende que nous composerons aura pour titre :


"L'œuf géant du lapin blanc"

 

C'est notre seule contrainte. À nous de l'écrire en respectant bien évidemment les consignes d'envoi qui facilitent la publication des nos textes ici.

 

Merci à tous pour vos participations à nos jeux et pour les lectures attentives et les mots que vous partagez ici.

...

Nous

  • : Le blog d' azacamopol
  • Le blog d' azacamopol
  • : Le blog a été ouvert le 24 janvier 2008. Jusqu'au 1 mars 2017, Azalaïs, Lilousoleil, Polly et Quichottine vous y ont proposé des jeux d'écriture en toute simplicité.
  • Contact

Bienvenue

L'inspiration de Fragonard

La consigne a retrouvé sa place dans les pages, module de droite.

 

Avez-vous pensé à offrir un petit texte de présentation à la Petite Fabrique d'écriture afin de figurer dans liste de ses membres ?

Rechercher

Important

Important !

 

Depuis le 1er mars 2017, les nouvelles publications sont effectuées sur notre nouveau blog.

 

Nos "annales" continueront à être publiées sur ce blog, à raison d'une publication par mois.

 

Merci.

Jouer avec les mots


Vous avez envie de vous amuser avec les mots ?
Vous aimez écrire à partir de jeux, de thèmes, d'images et
vous n'osez pas vous lancer ?
La Petite Fabrique d'Ecriture vous convie à ce un moment de détente.
En toute simplicité, venez jouer avec les mots selon
une consigne donnée, à laquelle vous participez ou non selon votre envie
et votre inspiration.
Rien n'est obligatoire sinon s'amuser.