Pelure d'oignon de Claudie
PELURE D'OIGNON
Bonjour ma tristesse quand je repense à ma rencontre avec le beau plagiste de l'été dernier...
Je me souviens de parties endiablées de volley avec la bande de copains, de plaisanteries pas toujours fines, de baignades dans la mer gorgée de sel, puis du retour en courant le long des sentiers parfumés pour rejoindre la villa où j'ai déniché un petit job d'été.
Je m'occupe des chiens d'une vieille et charmante dame habillée à la mode 1930. Deux abominables boxers qui bavent et m'adorent.
Lui... Je le rencontre un soir où je promène Humphrey et Bogart, les deux molosses. Débordée par l'enthousiasme des cabots, je tombe pratiquement dans les bras de ce superbe garçon. Il me regarde, caresse les fauves et moi, je rougis comme une idiote. Des yeux verts sous une longue frange de cils, des cheveux dorés et souples et un sourire... Mama mia ce sourire ! Et pour compléter le tout, un corps bronzé et musclé.
Depuis, on ne se quitte plus. Je le rejoins l'après-midi sur la plage, et le soir, prétextant la sortie pipi des toutous, je le retrouve au milieu de la pinède. On se tient la main, mes yeux scotchés aux siens, on échange des serments d'éternité. L'amour a débarqué dans ma vie à l'improviste. Un amour sucré salé, doux et piquant comme les petits baisers qu'il picore sur mon visage. Je l'aime tellement, tellement...
Et puis, tout a une fin. On échange nos adresses, promis on se revoit, on se téléphone...
L'année suivante, je suis au rendez-vous. Je promène Humphrey et Bogart le long du remblai, pleine d'espoir. Il est là lui aussi... avec une fille belle et bronzée ; et ma peau se dessèche comme une pelure d'oignon, car de ce bel amour d'été, il ne me reste que mes yeux pour pleurer.
CLAUDIE