A mon bel amour de Tétrao
Bonjour ma Douce, je viens juste de faire un petit point d'étape avec mes équipes techniques sur l'état de décomposition de notre couple. Je t'en donne par la présente lettre les résultats objectifs.
En 2008 la côte de notre amour a atteint tout juste 2 sur l'échelle de Richter. Et encore nous avons bénéficié d'un point supplémentaire la nuit de nos 30 ans de mariage. à ciao bonsoir... Le reste a été en majorité atteint grâce à l'inertie de notre couple. En gravité.
Les baisers ont pourtant assuré au moins 20% de nos besoins quotidiens en câlins. Mais leur avenir est fragile. Nos allers-retours chez le dentiste. La pénurie mondiale de dentifrice à la menthe poivrée. Le grand essor de ton haleine fétide qui a démarré au cours de l'année 2001. Oui, alors bye bye, baisers.
Aujourd'hui la moitié de mes répulsions se produisent après 18 heures et un quart. Et en plus elles ne sont pas fiables. Durant les années 2005, la fellation - généralement rapide et improvisée - s'est donc imposée comme relai. Mais très, très loin du lit. Jamais à moins de 3m50. Soit 90% dans la salle de bain - hello, calcaire n'y est pour rien -, et seulement 5% aux alentours du salon (ce qui est largement inférieur à la moyenne nationale).
Si on avait la volonté, je dirais politique, de maintenir ou bien d'accroître la part buccale dans notre relation il aurait fallu gérer et planifier au mieux les différents travaux d'approche et/ou de réception. Cette mise à plat nécessaire - je dirais même à plus, tard salut taire -, à faire chaque samedi avant les courses hebdomadaires, aurait permis la gestion du stock de bisous et d'autres câlins de façon durable, et le développement sain, oui sain, de nos glandes salivaires.
Et ce pour longtemps. Et bonjour les efforts ! Oui, cela aurait été possible. Mais il y a huit jours, j'ai rencontré Simone...
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