Poussières d'étoile de Josma.
Sur le parvis de Notre-Dame , des milliers de touristes se pressent et s'agglutinent en groupes autour des guides à chapeaux colorés , à parapluies dressés , à éventails ...Toutes les races , toutes les langues et moi...comme un îlot de silence dans le brouhaha de la foule.
Il me faut fuir tout ce bruit , le soleil , la poussière , trouver une issue , de l'ombre , un abri ! Alors, tout naturellement , je bifurque vers une ruelle adjacente. Il n'y a personne ! Seule, je me sens joyeuse , prête à découvrir l'inconnu.
Et me voilà devant une porte basse à panneaux disjoints. Au-dessus, j'aperçois une étoile gravée au centre du linteau. Tiens, tiens...
Plus personne n'a dû rentrer là depuis des siècles. Il n'y a plus de poignée. Une simple barre que je soulève sans peine. Je pousse, j'entre dans un corridor très sombre.Mes yeux s'habituent peu à peu à la pénombre. Je sens au bout de mes doigts le plâtre écaillé des parois et ma tête frôle le plafond bas. Quelques pas plus loin , je découvre une cour toute encombrée de vieux bois de meubles , de chaises éventrées et de prie-Dieu enchevêtrés. Une lueur verdâtre éclaire ce curieux naufrage .Sur ce quai des mauvaises fortunes, de quel voyage tous ces objets ont-ils fait les frais ?
Je m'approche à pas précautionneux, et, tout à coup, surprise ! une pierre tombale ! Elle est couverte d'inscriptions latines et de signes cabalistiques. Au centre, figure une étoile !
Je cherche une lampe de poche pour décrypter le mystère, quand un brusque courant d'air claque la porte derrière moi. J'ai peur de rester enfermée ! Je me précipite dans le couloir.
Un personnage de haute taille, vêtu de blanc, avec une croix noire devant, me barre le passage. Sidérée, je n'ose plus bouger...
-« Qu'est-ce que tu fais là ? »
Mon compagnon de voyage(polo clair et appareil photo en bandoulière) vient de me retrouver.
Josma.