J'écris... Mélodie.
J'écris, souvent sur ces petits carnets moleskine que j'emporte avec moi partout où je vais ; en vacances, pendant mes promenades, toujours à portée de la main.
J'écris ! C'est comme une valse. Le crayon entre mes doigts hésite, se pose sur la feuille blanche, puis se soulève, et se pose à nouveau. Pour dessiner cette première lettre, majuscule, minuscule, qu'importe ! C'est le début qui est le plus excitant ! J'aime cette sensation de vide et de trop plein devant la page blanche quand les mots se bousculent comme à la porte du magasin un jour de solde. Ils sont là, prêts à s'écouler du stylo...
Et c'est parti ! Simplement parce avec inconscience, les idées ne restant pas en place il faut les poser. Alors j'écris. Plus rien n'existe. Seul cet espace dessiné par la page du petit carnet et la hauteur du stylo qui de temps en temps s'élève pour se poser sur ma lèvre. Quelques mots colorés, quelques uns parfumés et ils prennent tournure pour faire un ensemble unique, quelques phrases qui s'unissent pour raconter peut-être la vie, un rêve, l'amour, la tristesse, l'amitié.
Simplement, j'écris. Je souris, je grimace, je fronce les sourcils j'entends ma voix silencieuse, dire ces mots en suivant le stylo, en y mettant la bonne intonation. J'écris la ponctuation approximative, imprécise qui m'obligera à me relire pour donner à la phrase le bon sens à mes mots.
J'écris. Je pose le stylo après le point final. La valse se termine en apothéose.
Mélodie