Tout à coup.. de Balaline

Publié le par azacamopol

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Tout à coup j’ai eu froid, très froid.
Ma main pendait dans la tienne, non pas forte et enveloppante
mais affolée soudain, perdue dans cette agitation du soir.
Et tous ces bruits, ces hurlements de freins, ces respirations
assourdies, ces pas pressés picotant les quais gris au rythme
des attentes, des espérances ou des frustrations !

J’ai eu si froid de te sentir lointain, en quête du voyage,
le corps serré tout contre moi mais tes rêves plein la tête.
Le cœur battant dans la fraîcheur du soir, le refus du départ, de
l’absence qui vient dérober le bonheur.

La gare est là, hideuse et grise, dévoreuse de nos instants
comptés, de nos mots chuchotés, de nos promesses.

Les ombres passent, s’enlacent puis se diluent, les paroles ne
restituent plus le réel, les nuages viennent assombrir les sourires.

Les premiers pas vers l’absence commencent à s’imprimer le long de la voie A, quai numéro 1.

Un an à avoir froid, à mesurer le temps, à remplir le silence, un an sans toi .

La gare n’est plus que ce gros ventre avide qui ne fait qu’ engloutir
des bouts de vie, des bouts d’amour, des bouts d’espérance.

La nuit, le froid, le bruit, le gris…. plus de lumière pour
accrocher la vie !

Ma main pendait dans la tienne, inerte et déjà résignée .

Balaline

 http://balaline.over-blog.org

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Publié dans 2008

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D
Ca done envie de détester tous ces endroits d'où l'on peut abandonner les siens...
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A
Je ne sais pas si c'est le noir et blanc de la photo de Vinnce, mais nous préférons les les histoires tristes aux gaies dans l'ensemble! Que de détresse dans ces deux mains qui vont se séparer dans un instant , une détresse bien menée jusqu'au bout mais hélas inéluctable!
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E
Les adieux sur un quai de gare...j'ai trop connu cela! Quelle tristesse!
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P
Rendu très fort de ce départ, il vaut mieux être celui qui part.
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A
Très fort... on ressent intensément la tristesse, le désespoir de la séparation...
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B
ma pauvre Baladine, tu nous l'as bien fait vivre ton désespoir, il est très fort ton texte... Qu'elles sont moches toutes ces gares...
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F
voici délicatement décrit tout le désespoir d'une séparation<br /> big bisous
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