Les gens qu'on aime, on ne les rencontre pas, on les reconnaît de Lilounette

Publié le par azacamopol


«  Les gens qu’on aime, on ne les rencontre pas , on les reconnaît » :Michel Boujenah
 
 

La pluie faisait encore des ricochets le long la chaussée tant cette dernière était mouillée, tandis qu’une bruine l’avait remplacée, vivifiante.

Le col du manteau relevé, je rejoignais le trottoir, étonnée de ne voir personne en cette fin de matinée.

Seul, un homme vêtu d’un trois-quarts gris tournait le dos, allure svelte, nuque rasée de près, élégant.

Il marchait sur le trottoir inverse d’un pas tranquille, indifférent à ce qui l’entourait, perdu sous le ciel gris, en trois-quarts gris, affrontant  l’avenue dans une sorte de rêverie, toujours noyé par le gris.

Pourquoi me suis attardée à poursuivre sa route, comme si je le connaissais, peut-être même l’avais-je déjà connu, aussi je m’accrochais à sa démarche et à ses pas, que je voyais peu à peu  s’éloigner.

J’effaçais de mon visage l’impression terne qui se dégageait,  pour le réjouir de cet instant  de présence évasive.

Son expression  me projetait dans un pathétisme certain et j’aurai voulu qu’il se retourne pour s’apercevoir que derrière lui, quelqu’un l’attendait, quelqu’un rêvait, quelqu’un qui, peut-être se souvenait ?

Je rêvais, à  ce qu’il puisse me donner de tendresse et d’affection, il était un homme de cœur, je le sentais.

Dos à dos nos chemins s’étaient croisés. Je crois que je l’ai aimé ..

Mais « les gens qu’on aime, on ne les rencontre pas, on les reconnaît ». (Michel Boujenah) 

Lilounette
 
http://au-fil-des-jours.over-blog.org

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Publié dans 2008

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B
Nous sommes sans doute passées à côté de plusieurs "rencontres croisées " .....peut-être y verrons-nous plus clair, dans une autre vie !
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L
Je vais aller voir ce poème de Antoine Pol dont tu parles et que je connais pas ..
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P
C'est la version féminine "des passantes", ce poème d'Antoine Pol que Brassens a magistralement mis en musique. Ce côté: je rêve de l'homme idéal, ce passant qui ne s'arrête pas.
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A
Qu'en sais-tu ,<br /> N'était-ce pas que l'attrait de l'inconnu ?
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C
C'est beau Lilou mais comme le dit Aza que cela reste un beau souvenir... La réalité aurait pu être toute autre...
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A
Je vois que tu as toujours un train d'avance Camo, j'allais m'y mettre mais c'est déjà fait ce n'est pas Camo, c'est spedee gonzalèscamo !!<br /> <br /> Peut-être aurais-tu été déçue Lilounette, on fabule beaucoup sur l'amour raté ou impossible mais regarde ce qui est arrivé à Agnès !
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