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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 12:33

 

ENCORE UN COUP DES RAPETOUS !

 

«  Cherche et tu trouveras… »

 

***

 

Souvenez-vous,

la consigne avait disparou !

 

Enfer et damnation !

Par Toutatis !

Saperlipopette !

 

En fait,

il avait suffi de confier l’enquête

à Géo Trouvetou

qui n’avait fait ni oune ni dou :

 

Notre fier héros a filé illico

à Nogent le Rotrou

Square des Trois Picsou.

 

( celui qui donne directement sur la Venelle Mijoty VI )

 

Quelle formidable intuition !

 

A bra cada bri

A bra cada brou

 Petit parchemin, montre-toué !

 

Et hop !

Pluie d’étincelles !

Vermicelle arc-en-ciel !

 

 La suite fut un jeu d’enfant :

 

Géo,

d’un geste noble et généreux

retira

avec une infinie délicatesse

le précieux trésor

du fin corsage

blanc

en dentelle du Puy

de Bernadette Soubirou

 

( en statue équestre, comme chacun sait )

 

sous les vivats

 de la foule en délire

 des adorateurs de la Petite Fabrique !

 

Vive Géo notre Sauveur !

A bas les Rapetous !

 

Des gens qui ne se connaissaient pas

 s’embrassaient,

  c’était très touchant…

 

 

Pénélope Estrella-Paz

 

L’Orée des peut-être

http://aloreedespeutetre.over-blog.com

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:49

 

Inspiration et inconscient

 

Petite Quichottine,

 

Comment avez-vous retrouvé la consigne? Si c'est en trempant une madeleine dans une tasse de thé, l'endroit incroyable dont vous voulez qu'on vous parle est tout bêtement l'inconscient, le souvenir, le cerveau...

 

Je ne perdrai pas mon temps à vous en expliquer le fonctionnement ni à vous le décrire en détail, car il existe une littérature déjà fort abondante sur ce sujet. Ce qui m'inquiète un peu plus est que vous ayez perdu cette même consigne il y a 15 jours.

 

Avez-vous songé à effectuer un bilan médical ?

 

Cependant, si comme moi, vous êtes une vraie artiste qui crée comme elle respire, oubliez tout ce que j'ai dit précédemment, votre comportement est tout à fait normal. Songez simplement à vous entourer de personnes plus terre à terre que vous pour régler vos affaires bassement matérielles.

 

Bonne inspiration et bonne expiration. Que les Muses vous bénissent!!!

 

Votre Violette fort inspirée.

 

Violette Potimarron

 

http://violetteetbournabelle.over-blog.com

 

 

L'article a été publié sur le blog de son auteur à l'adresse suivante :

http://violetteetbournabelle.over-blog.com/article-travaux-communautaires-inspiration-et-inconscient-71944589.html

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 12:28

 

"Tout est possible, rien n’est impossible"

L'émission du dimanche qui chatouille vos oreilles

 

Mes très chers auditeurs

 

Je me souviens des lettres de désarroi que nous avons reçu à la rédaction de "Tout est possible, rien n’est impossible"qui me faisaient part de l’incident qui vous mettait, vous les écrivains de la Petite Fabrique dans l’impossibilité d’écrire une ligne puisque Quichottine avait perdu la consigne.

Les courriels reçus, à cet égard, furent si nombreux et si détaillés que j’ai décidé, avec toute l’équipe de consacrer une émission entière à ce sujet.

Tout d’abord, laissez-moi vous conter les divers scénarii qui ont été évoqués dans vos missives :

Une sorcière armée d’un balai de mauvaise qualité aurait capté le précieux écrit ou encore un caprice de ladite Quichottine l’aurait mise dans un état second et que sa mémoire avait failli. Une lectrice a raconté que l’atelier était sans dessus dessous à force de vaines recherches et qu’il y résonnait des chants, des cantiques et des prières à Saint Antoine de Padoue ou à d’autres comme Saint Glinglin. Certains effectuaient des cha-cha-cha endiablés en guise de danses rituelles.

 

Nous avons bien sûr enquêté et aujourd’hui, nous sommes en mesure de vous narrer cette histoire. C’est la plus imprévue, la plus miraculeuse,la plus éclatante, la plus grande enfin la plus extraordinaire. Une histoire que l’on ne peut imaginer pas plus à Paris ou à Lyon qu’à Marseille ou à Bordeaux.

 

On a retrouvé la consigne. Oui vous avez bien entendu, nous avons retrouvé la consigne !

Comment ?

 

Une page de publicité et je reviens vous expliquer.

 

"Achetez nos bretelles Frac celles qui soutiennent votre froc en économisant votre fric".

 

Comment avons-nous retrouvé la consigne ?

En fait, Quichottine, jeune femme raffinée et consciencieuse avait, le matin même du 22 mars, préparé comme elle le fait toujours la consigne pour ses écrivains sur son papier préféré dont les bords sont dorés à l’or fin. Elle avait couché les mots magiques qui devaient parvenir à midi ce même jour à tous ses écrivains. Puis, avec une agrafe en or, elle avait attaché sa liasse de papiers.

Le printemps était en avance et comme l’air était doux et léger, elle avait entrebâillé la fenêtre puis s’était éclipsée pour prendre une légère collation avant de vaquer à ses nombreuses et diverses activités ; et surtout se rendre dans l’après-midi à l’opéra.

Hélas, Quichottine oublia la croisée ouverte. Ce fut le bonheur pour Jacotte, la pie, que cette ouverture miraculeuse ; elle qui guettait depuis si longtemps ce butin, envieuse de ce papier brillant. Elle vola à tire d’aile et d’un coup de bec emporta le papier comme son trésor. Dans sa hâte elle ne vit pas Rossinette, la chatte occupée à sa toilette mais assista à toute la scène.

Résultat : Quichottine avait perdu la consigne pendant qu’elle assistait à l’opéra de Rossini "La pie Voleuse".

 

 Nous allons laisser passer une page de publicité.

 

"Vous en avez assez des tartines tristes, alors n’hésitez plus et goûtez les tartines Quichottine, les tartines Quichottine réveillent vos papilles".

  

Deux semaines passèrent en supputation comme vous le savez mes chers auditeurs.

Souvenez-vous Rossinette était là lors du larcin. Rossinette, cependant boudait sa maîtresse car celle-ci avait refusé de rencontrer Figaro, le chat de gouttière dont elle était secrètement amoureuse.

Puis voyant que sa maîtresse était très chagrinée, elle prit sa décision. Si elle rendait le précieux papier, rien ne lui serait refusé. Alors en compagnie de Figaro, ils grimpèrent dans l’arbre refuge de Jacotte qui effrayée par ces deux matous s’envola. Ils purent ainsi en toute quiétude dérober à leur tour le précieux document et vinrent le déposer au pied de Quichottine qui en oublia la présence de Figaro.

Voilà comment, oui voilà comment mes chers auditeurs, Quichottine retrouva sa consigne et comment une belle histoire d’amour put enfin commencer.

 

Notre émission est terminée, je vous remercie de bien vouloir m’écouter tous les jours. N’hésitez pas à me faire parvenir vos histoires et je vous promets faire l’impossible.

 

C’était "tout est possible, rien n’est impossible" de Pilou Beloiseau.

 

Je vous dis à très bientôt.

 

 

Lilou

 

http://www.lilou-fredotte.com

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:48

 

Une sortie remarquée

 

Paulo a quitté l'hôpital psychiatrique sous les acclamations

 

Paulo dont le cerveau nébuleux et asthmatique n'éternuait plus spasmodiquement que quelques sottises obscures, est parvenu, grâce à Quichottine, à rembobiner sa boîte à souvenirs, et a retrouvé toute sa superbe, parfumé à l'after shave et à l'eau de toilette.

 

--------------------

 

Nous venons d'assister à une métamorphose absolument miraculeuse. Chacun se souvient du récit, dans nos colonnes, de la déchéance de notre ami Paulo dont la matière grise s'était mise à faire des bulles en apprenant la perte d'une consigne par Quichottine.

Fragilisé par une lourde hérédité alcoolique, il fut en effet victime d'une explosion de cafetière.

 

Les gendarmes l'ayant trouvé hagard, les yeux cernés et le cerveau prêt à se déchirer à toutes les coutures, le conduisirent jusqu'à l'hôpital psychiatrique le plus proche. Ils déposèrent son chien dans un refuge et abandonnèrent les mouches orphelines de maître et de chien.

 

Tout le monde ignorait que les hommes en blouse blanche étaient de connivence avec Quichottine pour remettre à l'œuvre le cerveau du mastard qui n'était plus alors qu'une masse bulbeuse irriguée de pensées utilitaires, primaires et communes à tous les mammifères. Il lui fut appliqué un traitement du XIX° siècle qui ressemblait davantage à des séances de tortures dans des égouts mal éclairés qu'à un protocole moderne. Il passa ainsi des heures dans des baignoires d'eau bouillante dont il ressortait rouge de colère et vert de peur.

 

La simple vue d'une baignoire le faisait frémir de la poupe à la proue et chair-de-pouler jusqu'à la racine des cheveux. Il ne pouvait réprimer ce mouvement de recul bien connu chez les escargots qu'on veut mettre à saler, et se cramponnait à la manche des infirmiers - d'anciens catcheurs reconvertis – comme un homme qui se noie s'agrippe à un chapeau de paille. Il n'avait jamais éprouvé avec autant d'acuité l'impression d'être sur le point de couler sans laisser de trace et suppliait ses tortionnaires avec ce faible sourire que les gladiateurs romains adressaient à l'empereur avant d'entrer dans l'arène.

 

Lui, c'était dans une baignoire, ce qui avait eu comme premier effet bénéfique de le débarrasser de son odeur de soupe aux choux, de mort, de vieil aigri et d'égouts bouchés depuis les dernières pluies. L'absence d'alcool et de tabac élargit les corridors étroits de sa mémoire et il prit conscience petit à petit que le monde n'était pas la plaisanterie qu'il s'était imaginé.

 

Quichottine jugea le moment opportun pour annoncer à Paulo qu'elle avait retrouvé la consigne. En fait, elle n'avait jamais été perdue et se trouvait dans un endroit incroyable. Au fond de son sac à main entre le rouge à lèvre et l'iPhone 5, arrière en métal brossé, clavier coulissant et grand écran panoramique.

 

Tout se passa alors dans la tête de Paulo comme si les trompettes de la victoire finale sonnaient sur les remparts de l'hôpital psychiatrique. Des feux de joie s’allumèrent dans tous les coins de sa carcasse et un grand vent sembla balayer le monde et ses idées noires. Ses oreilles bourdonnèrent violemment, ses yeux tournèrent dans leur orbite et ses sourcils furent agités de tics nerveux.

 

Alors qu'il en était arrivé au point où il se disait qu’il était temps pour lui de téléphoner au notaire pour mettre ses affaires en ordre avant qu’il ne soit trop tard, sa situation et ses petites cellules grises s’éclaircirent brusquement.

 

Informés de sa sortie par Quichottine, tous les écrivassiers, barbouilleurs, écrivailleurs et écrivaillons, plumitifs et scribouillards, enfin, tous les écrivains notoirement méconnus, les néophytes et les membres du cercle des poètes anonymes de la petite fabrique d'écriture se pressèrent aux porte de l'hôpital pour acclamer Paulo et le porter en triomphe jusque dans les bras de Quichottine.

 

À l'heure où nous mettons sous presse, il paraîtrait que leur bonheur ne connaît pas de limites.

 

G. Lafrite

Correspondant de presse

Spécialiste des maladies

psychiatriques incurables.

 

Oncle Dan

http://oncledan.over-blog.com

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:34

 

Consigne magique 

 

La magie des vieux écrits : réalité ou poudre aux yeux ?

 

Quelle phrase magique était consignée sur le parchemin de jeunesse ? Notre envoyé spécial Jean Fouilleclair porte un éclairage neuf sur cette affaire obscure : Comment la vieille dame rhumatisante, qui n’attendait plus que la mort, se vit métamorphosée en une belle et désirable jeune femme, c’est ce que nous relate ce grand reporter au style incorrigible :

 

La formule de jeunesse éternelle.

 

Le soleil couchant, qui s’éteignait lentement dans le feuillage, égayait la vieille muraille des projections berçantes d’un théâtre d’ombres rythmé par la douce brise du soir. Une très vielle femme, furtive silhouette noire courbée par les ans, plus maigre que ses os et plus ridée que les grèves asséchées, emplissait à grand peine un sac informe d’herbes maigrelettes, au gré du chemin poudreux, silencieuse et résignée.

 

Son fardeau soudain lâché de lassitude, elle s’adosse aux vieilles pierres de cette maison sans toit, vestiges d’un village autrefois prospère ; ses yeux hagards et son souffle rauque disent toute la souffrance d’une vie trop longue et sans plaisir ; elle ferme les yeux, lentement sa respiration s’apaise, elle semble écouter le vent.

 

Comme dérangée dans son dos, s’écartant du mur elle se retourne : une pierre descellée chute à ses pieds et roule dans une nuée de poussière sur le sol aride. Péniblement arc boutée sur son bâton, la vieille femme ramasse, tombé là, un rouleau parcheminé qu’elle observe avec attention, puis l’enfouit prestement sous son fichu, et se dirige vers sa masure par le chemin creux bordé d’épine blanche, abandonnant son sac contre le vieux mur.

 

À compter de ce jour on n’eut plus de nouvelles d’elle, on vit seulement, le lendemain, une très jeune femme vêtue de sombres hardes quitter sa demeure, et s’éloigner du village à pas pressés, laissant portes et fenêtres ouvertes...

 

Sur la table, un verre renversé, divers bocaux non refermés, les taches d’un breuvage malodorant, et un parchemin rongé portant des écrits d’une langue inconnue, ce fut tout ce que l’enquête révéla...

 

Jean Fouilleclair

 

& JCP, 11 04 11

http://chansongrise.over-blog.com/

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 20:15

 

Le parchemin perdu

 

Du Big Bang au parchemin, en passant par la consigne perdue d’Azacamopol. Un sacré détour par le futur…

 

« Il est des coïncidences ! Comme ici dernièrement, la rencontre d’une invention révolutionnaire et de la consigne perdue D’Azacamopol. Un juste à temps bien venu, mais qui n’exclut pourtant pas sa part de mystère, bien au contraire… »

 

Un modem ADSL à démonter le temps

 

Après dix années de recherche active, les laboratoires Bell’ et trop Bête de la Silicon Valley étaient enfin prêts. Prêts pour lancer les derniers tests de leur prototype : le modem temporel. Un modem à démonter le temps, capable de naviguer avec Google dans les années 2020. Un exploit. Du jamais vu.

 

Au même instant, à des kilomètres de là, la petite communauté d’Over Blog, Azacamopol (qui n’a pourtant rien à voir avec le guacamole mexicain) se trouvait être récemment renforcée en la personne de la bien connue bibliothécaire à l’épée Quichottine. Alors que brusquement la consigne prévue pour le prochain défi était portée disparue. Quelle poisse…

 

Une réactivité hors paire

 

L’histoire aurait pu en rester là, si Quichottine n’eût contacté dare dare tous les hauts responsables de chez Bell’ et trop Bête pour se porter candidate au test du modem à démonter le temps.

 

Le prototype du modem sitôt branché, Quichottine put naviguer sur le Web des années 2020. Elle ne perdit pas son temps à rechercher les numéros du Loto de la fin des années 2011. Non. Elle consulta les archives d’Azacamopol pour récupérer la consigne fameuse. Celle-là même avec laquelle vous travaillez actuellement.

 

Une question qui taraude

 

Elle ne perdit pas non plus son temps à noter les résultats du tiercé des dix prochaines années. Non. Elle rendit le modem magique. Et posta la consigne.

 

Une question pourtant la taraudait. Jour et nuit. Mais qui donc était l’auteur de cette consigne fameuse, sortie ex nihilo du futur ?

 

 

De Gaphène, correspondant permanent sur Over Blog

 

 

Graphène

 

http://graphene.over-blog.com

 

 

Le texte a été publié chez son auteur à l'adresse suivante :

http://graphene.over-blog.com/article-le-parchemin-perdu-71726206.html

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:13

 

DRÔLE D’AVERSE DANS LA CREUSE !

 

Ce jour là, les paroissiens d’un patelin paumé de la Creuse n’en crurent pas leurs yeux. Cela faisait des mois qu’il priait le Dieu sourd et aveugle pour invoquer sa clémence et faire tomber la pluie.

 

Après des semaines de neuvaines et de chapelets trempés dans l’eau bénite, le gros bourdon du clocher se mit à tinter. Les villageois levèrent les yeux au ciel et guettèrent les nuages provocateurs et gonflés de pluie.

Pas une goutte d’eau ne descendit du ciel. En revanche, une poudre blanche se déversa du clocher sur les têtes ébahies.

De la drogue, oui Mâme Quichottine ! De la came, de la blanche si vous préférez. Pourquoi rougissez-vous ainsi ? Ah oui, mon Dieu quel émoi !

La brigade anti-drogue, suivie de ses chiens renifleurs débarqua dans le village paisible. Les cabots remontés comme des ressorts poursuivirent la tripotée de rats qui avait éventré les sacs entreposés dans le clocher.

 

Imaginez cela, Mâme Quichottine, la police, au milieu de la poudre a retrouvé votre consigne. D’après les conclusions de l’enquête, La Petite Fabrique n’est nullement impliquée dans cet odieux trafic.

 

Communiqué de la police

Afin d’éviter toute collusion, il est vivement conseillé à tout citoyen honnête de ne plus égarer ses consignes.

 

Dans la rubrique faits divers.

Jérôme Le Joint.

La Gazette de la Creuse.

 

 

Claudie

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 22:03

 

Des têtes risquent fort de tomber !

 

 

Après une quinzaine bien difficile de panique à la Petite Fabrique d’Écriture, voici que Le Chat, détective personnel de Dame Quichottine, nous révèle par mégarde que cette dernière n’a jamais rien égaré mais qu’elle souhaite vraiment faire marronner l’ensemble des membres de son atelier.

 

Effectivement, après les avoir menés en bateau, sans consigne, elle décide, sans égard pour eux, de leur faire endosser le métier de journaliste, façon discrète de brouiller les pistes, pour annoncer où et comment elle a, enfin, retrouvé le parchemin sur lequel depuis des générations les sujets de rédaction, de la dite Petite Fabrique d’Écriture, sont gardés précieusement dans un coffre fermé à clef dont elle seule connaît le code…

 

Oui, mais voilà, Le Chat, n’a pas su garder sa langue, il l’a donnée par inadvertance au correspondant de notre quotidien, un soir alors qu’ils buvaient un pot, à la santé de Quichottine, que tous les deux vénèrent sans réserve. Il a révélé le poteau rose en franchissant la ligne rouge de la discrétion indispensable dans son métier. Dame Quichottine, vient de nous appeler verte de colère après la lecture de notre article… Le Chat, vient-il, bêtement de bousiller sa fin de carrière ?

 

Quoiqu’il en soit, les Membres de la Petite Fabrique se réuniront, la semaine prochaine, en Assemblée Générale extraordinaire, pour savoir quel sort ils réservent à la cachotière… La réputation de leur atelier d’écriture est mise en jeu, ils ne semblent pas disposés à le tolérer.

 

Notre correspondant, épie tous les blogs concernés par cette imposture, tous les bruits de couloir et toutes indiscrétions qui nous permettraient, en avant première de vous donner des informations sur les conséquences de cette sombre affaire mettant en péril une Petite Fabrique d’Écriture que tout un chacun pensait tranquille et sans histoire…

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 23:00

 

Quichottine et les aventuriers de la consigne oubliée*

 

Lorsque Quichottine débarqua, ce matin-là, l’œil hagard et la mine défaite, à la Petite Fabrique d’écriture, il était bien trop tôt et tout le monde se tapit dans son coin.

 

Le lutin bleu, d’abord, qui avait décidé de faire grève pour une durée indéterminée et qui, en compagnie du lutin vert dévorait à belles dents les bandes dessinées de la Bibliothèque… Sacrilège !

 

Mais, Quichottine, perdue dans ses pensées, ne les remarqua même pas...

 

Qu’importait le lutin bleu ? Et qu’importaient même les mille lutins de la Forêt des Merveilles ? Leur Roi n’avait qu’à s’en occuper. Ce n’était quand même pas sa faute à elle si les lutins se mettaient à caracoler comme des gnomes en ricanant méchamment !

 

Voyons, voyons !

 

Elle bouscula ABC en grommelant un « pardon » à peine audible, ce qui conforta cette dernière dans sa première impression. Elle n’avait pas voulu y croire… mais, lorsqu’elle avait écrit que la patronne n’était plus dans le coup, elle était loin du compte. Quichottine avait sûrement perdu tout à fait la raison et pas seulement le sens des convenances.

Signe du destin ? Ou hallucination passagère due aux retombées nucléaires des événements japonais ? ABC, quoi qu’il en soit, n’en revenait pas. Jamais au grand jamais Quichottine n’était passée sans la saluer.

 

Jean-Marie, toujours à l’affût d’un signe discrètement amical, se pencha vers sa voisine et lui murmura gentiment qu’elle ne devait pas s’en faire. Il y aurait certainement, parmi tous les saints de la création, une âme charitable qui leur viendrait en aide. Antoine de Padoue céderait certainement à une ou deux prières, une bougie allumée dans la bibliothèque…

– Mais tu n’y penses pas ? S’indigna ABC qui n’avait pas vraiment perdu le Nord. Une bougie ? Dans la Bibliothèque ? Au milieu de tous ces livres ? Ce serait une catastrophe bien plus grave que la mise à sac de la Bibliothèque d’Alexandrie ! Jean-Marie ! Enfin ! Tu m’as toujours dit que tu étais contre les autodafés !

Jean-Marie, penaud, jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus** et s’éloigna sans plus rien dire… Après tout, il ne proposait qu’une aide bienveillante à sa Quichottine, et ce n’était pas une si mauvaise idée que d’invoquer les saints du Paradis… (à défaut de savoir où donner de la tête en l’absence d’autres chemins tracés…)

 

En le voyant passer, tête baissée et cœur en berne, Dominique s’émut et essaya vainement de lui donner la raison de tous ces tracas. Jean-Marie ne voulait plus rien savoir… « Depuis que j’appartiens à cette communauté… »

Elle eut beau dire, beau faire, ses phrases se perdirent dans le vent des éoliennes qui fournissaient la Petite Fabrique en énergie et leur permettait d’alimenter leurs pages de jour comme de nuit.

 

C’est alors qu’Ellemra entra dans la danse.

Façon de parler bien sûr ! Elle avait saisi Quichottine par le bras, essayant de l’entraîner vers la salle secrète, celle où jamais personne n’était entré.

Bien qu’un peu perdue dans ses pensées, Quichottine repoussa l’intrigante.

– Non mais ! Ce n’est pas avec un sourire, ni même avec des mots plus ou moins doux, que tu m’obligeras à t’y conduire ! Ne sais-tu pas que l’accès m’y est strictement réservé ? Tu peux me menacer, me prier, me sortir de ta manche un pseudo-chevalier (fort ressemblant, je l’avoue), tu n’auras pas gain de cause. Pas question !

Et, du balai !

Ellemra, à l’œil une larme qui n’était pas feinte, la laissa s’éloigner.

 

Qu’était-il donc arrivé à la Bibliothécaire pour qu’elle agisse ainsi ?

 

Du balai ? Du balai ? Qui a parlé de balai ? Mijoty arrivait, souriante, en compagnie de Claudie qui n’avait rien suivi.

Drôle d’ambiance à la Petite Fabrique !...

 

La suite se perdit dans le bruit des machines. Elles faisaient grève aussi, mais elles voulaient la faire mentir et avaient décidé de reprendre le travail sans demander leur reste. Les mots bien gentiment s’alignaient sur les pages, quelques lettrines endimanchées s’étaient empêtrées dans les volutes fleuries dignes des meilleurs grimoires et n’osaient plus bouger.

Il ne serait pas dit que la délocalisation atteindrait le secteur des rêves présents et à venir !

 

Élise s’arrachait les cheveux devant sa page blanche… Ses appels au secours, même agrémentés de nombreux points d’interrogation ne franchissaient pas le hall où elle trouvait d’ordinaire ses sources d’inspiration. Heureusement pour elle, Lilou l’avait rejointe et lui proposait la rédaction d’une lettre d’excuses.

– Nous ne serons pas les seules, rassure-toi, ce n’est pas de notre faute à nous si tout va de travers aujourd’hui !

C’était si vrai ! Une lettre d’excuses, ce serait mieux que rien… Elles s’installèrent à la même table devant un café chaud et quelques brioches mises à dispositions des futurs clients de La Petite Fabrique par les ouvriers compatissants.

 

Quicho, Quichotta…

La chanson d’Adamante tournoyait dans le vent. Les oiseaux la capturèrent et l’apportèrent à leurs oisillons qui s’en délectèrent un moment. C’était doux, tendre, savoureux, et ils ne virent pas tout de suite que ce n’était qu’un leurre destiné à faire oublier ce qui manquait.

 

Mais que manquait-il ?

 

Martine s’interrogeait depuis déjà un moment… Elle était sûre qu’on lui cachait quelque chose, mais, ce qui était désarmant, ennuyeux au possible, c’était qu’elle ne pouvait mettre aucun mot sur ce manque. Les mots renonçaient à se présenter devant elle à son appel.

« Photo », « bouquet », « signe », « clef »… Même « début » et « fin » refusaient qu’on les nomme !

Ils s’échappèrent en un instant laissant sur la page de Martine une ombre encrée, à peine un souvenir.

 

Ce n’était pas si grave… Pénélope l’avait décidé, et, une fois sa décision prise, elle passa d’une salle à l’autre, essayant de réunir assez de wagons pour continuer à faire « Tchou Tchou ! » sans que cela parût ridicule.

 

Elle réussit sans peine à convaincre Oncle Dan d’abandonner Paulo à son triste sort (il n’avait qu’à ne pas tomber amoureux de Quichottine, une drôlesse, de la pire espèce, tout juste bonne à parader dans les salons, et qui ne lui aurait jamais adressé la parole si elle avait été dans son état normal).

 

Elle entraîna dans son sillage une première Cécile, qui essayait pourtant de trouver une excuse plausible, digne et touchante, à la bibliothécaire…

 

Mais elle ne parvint pas à dissuader la seconde de se plonger dans les tiroirs du bureau de la maîtresse des lieux. Elle savait bien pourtant que c’était interdit, puni de lourdes peines.

 

– Trahison ! s’écria Quichottine en voyant Diomedea dévoiler le contenu de ses tiroirs. Tu m’en rendras raison !

 

L’épée (celle que Koulou avait depuis longtemps transformée en plume pour le plus grand bonheur de tous) lançait des éclairs, et tournoyait de nouveau entre les mains de la bibliothécaire.

 

Allons bon !

 

Tous firent cercle autour de l’imprudente. Il n’était pas question de laisser Quichottine la massacrer.

 

Qu’avait-elle fait d’autre que de dire la vérité, dévoilant la présence du chat que la bibliothécaire avait destiné tout d’abord à Mijoty, et dont elle s’était entichée ensuite, refusant de s’en séparer. « Canaille », c’était un joli nom pour ce chaton !

 

Devant la détermination de tous, Quichottine recula et se heurta à JCP qui voulait se jeter sous un autobus. Heureusement pour l’infortuné mais vaillant détracteur de FaceBook, la bousculade ne fit que l’envoyer caresser la chaussée dont il se releva, tremblant, et sans aucune envie de recommencer.

 

Tous les aventuriers de la consigne oubliée, auxquels s’étaient joints in extremis Le Pèlerin et, bras dessus, bras dessous, mesdemoiselles Violette et Bournabelle Potimarron qui tentaient vainement de le circonvenir en lui expliquant qu’il ne servait à rien d’accuser Quichottine car ce n’était qu’une excuse de plus, une raison d’échouer, créée de toutes pièces par d’infâmes hommes politiques pour échapper aux griefs de leurs administrés… Même Graphène était de la partie, trichant, biaisant, essayant de rejoindre le groupe infernal des empêcheurs d’écrire en rond.

 

... Il n'aurait plus manqué que les quelques mots que LCS glisserait à Juliette au cours d'une promenade artistique pour que le tableau soit complet.

 

(Euh… n’allez pas trop vite dans votre lecture, je ne sais déjà plus où j’en suis…)

 

Donc, tous les aventuriers de la consigne perdue entouraient à présent la pauvre Quichottine, qui, à terre, attendait patiemment le coup de grâce.

 

Il ne vint pas.

 

C’est une ombre familière qui se pencha sur elle, main tendue.

– Quichottine ?

Messire chevalier ! C’est bien vous ?

Qui d’autre pourrait venir à votre secours ? Vous vouliez donc mettre fin à vos jours ici ?

Je ne sais… Comment survivre à un tel désastre ? Je croyais que tout était perdu…

Quoi donc ?

 

Le cercle recula d’un pas, mais la rumeur gonfla, comme une voile au vent…

« C’est Quichottine ! C’est vrai ! Elle peut faire semblant de ne pas s'en souvenir… mais c’est bien vrai… Quichottine a perdu la consigne !!!! »

 

Quichottine

http://quichottine.over-blog.com

 

 

* Merci et pardon à tous les auteurs cités. J'ai utilisé de façon éhontée leurs créations pour les faire participer à mon texte. Il est évident pourtant que toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que fortuite.

En cliquant sur les pseudos, vous retrouverez les textes originaux sur ce blog et pourrez ainsi joindre les auteurs sur leurs blogs respectifs.

 

** Merci à Jean de La Fontaine pour ces mots.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 22:44

 

Visite surprise


Jeux libre ce mois-ci
Pour la Petite Fabrique d'écriture !
Bon alors que fait-on ici
Ben voyons si on parlait de lecture
Ou de paysage ! ou d'Océans,
Ou de voyage, c'est bien ça les voyages !
Oui mais j'ai pas de photos céans
Pourquoi pas de nos villages !

 

Ah oui ! ça c'est une idée !
Un village perdu
Aux souvenirs délaissé
Et peu étendu !
Ce sera donc Peyrolle
Le village en fin de chemin
Et pourtant si joli de l'Aude.

 

Nous voilà sur les routes :

 

On passe   Serres ° et Arques
La route grimpe, un tout petit chemin
Nous y voilà on se gare
Première visite l'église de rose repeint
Un drôle de petit gardien en fer forgé nous accueille !
Une exposition d'artisants ce jour là ! quel hasard !
En voici des exemples  que je recueille
Dans ma boite magique pour nous souvenir plus tard.


Puis, je photographie l'autel
Très ancien aux peintures d'origine
Encore belles et émouvantes !

 

Mais il est déjà tard
Plus le temps de visiter le village,
On reviendra
En sortant on admire le paysage.

 

Eh bien voilà, si ce poème existe,
C'est grâce à Quichottine
Qui a perdu la consigne !


Juliette

http://juligou.reherch-spi-et-psy.over-blog.com/

 

Par Couiza,(entre Quillan et Limoux) Prendre : Rennes les Bains, Arques Peyrolle

 

Le texte a été publié avec des photos sur le blog de son auteur :

http://juligou.reherch-spi-et-psy.over-blog.com/article-visite-surprise-71248117.html

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