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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 17:16

 

Œdipe au carrefour

 

Antigone, ma fille très aimée, prête une oreille compatissante au récit du plus misérable des hommes. Moi, Œdipe, l’homme aux pieds enflés, celui qui croyait avoir le choix et qui ne l’avait pas, je n’ai pas de confident plus précieux que toi. Dans l’épreuve de l’aveuglement qui m’accable, ton écoute, tout autant que ton bras, m’est secourable.


Tu sais que moi, l’enfant exposé au Citheron, je vivais dans l’illusion que mon père était Polype de Corinthe et que ma mère était Mérope la Dorienne. Et funeste fut le jour de liesse et d’ivresse où un fou m’appela « enfant supposé ». Malgré les dénégations farouches de mon père et de ma mère, l’insulte ne cessait de m’être à douleur.


Aussi, sans en avertir mes parents, je pris le chemin de Pythô. Phoebos me dit de m’en retourner sans répondre à ce pourquoi j’étais venu en son sanctuaire. Mais il me fit la prédiction la plus horrible qui fût : j’ôterais la vie à celui dont je suis issu, je pénétrerais dans la couche de ma mère, je ferais voir à la face du ciel une engeance monstrueuse. Epouvanté au-delà de tout par les paroles du dieu, je disparus à tout jamais de Corinthe, afin que l’oracle ne se réalisât point.


C’est alors qu’après avoir beaucoup cheminé, j’arrivai au croisement de deux routes. Là, je vis venir à ma rencontre un héraut à cheval devant un chariot, attelé de deux pouliches fringantes. Dans ce grand arroi se tenait un vieillard de belle prestance. La route étant une façon de défilé, il fallait bien que l’un des deux équipages cédât le passage.


Je vis que deux solutions s’offraient à moi et je m’interpellai : « Soit tu te prévaux de ton titre de prince et tu passes en force ; soit tu respectes le grand âge de ce voyageur chenu et tu lui cèdes le passage. » J’en étais là de mes réflexions quand le vieillard et le héros se mirent à avancer fiévreusement.


De nouveau, crois-moi, ma chère fille, moi le descendant d’incestes et de parricides, je m’efforçai de temporiser : « Ou tu ne résistes pas à l’audace du voyageur insolent et tu lui permets de te précéder ; ou tu laisses l’hybris t’envahir et tu ne fais pas de quartiers. » Il me parut alors que le vieil homme avait fait encore insensiblement avancer son équipage.


« Non, me dis-je en moi-même, maîtrise ta colère, montre de l’empire sur toi. Après tout, il ne s’agit que de préséance ! » Mais en même temps, mon mauvais génie me disait : « Comment, toi, l’illustre fils du grand Polybe, supporteras-tu qu’un homme méprisable déjà aux portes du tombeau ose te défier ? »


Et soudain, dans un mouvement imprévisible, l’inconnu à barbe blanche me cingla de son double fouet. Je te l’assure, Antigone, à ce moment même, Apollon et sa mesure étaient toujours en balance avec la violence sauvage de Dionysos. Mais, trois fois hélas, c’est la fureur aveugle qui fut la plus forte. Submergé par la douleur et par la colère, dans une incontrôlable ruée, je me précipitai sur le vieux voyageur et sur son héraut, et leur administrai la mort de mon glaive.


Ô ma fille tendrement chérie, pleure avec moi sur le malheureux que je suis, ! Moi qui avais dompté le Sphinx, moi qui avais atteint le faîte de la puissance, voilà que je suis précipité au tréfonds des abysses de l’infortune ! Puissé-je, ma fille, n’avoir jamais emprunté ce chemin fatal ! Et que n’ai-je écouté la voix de la mesure en ce jour funeste ? Je n’aurais pas mis en mouvement la machine infernale, je n’aurais pas porté la main sur mon géniteur, je n’aurais pas souillé ma mère, je n’aurais pas donné le jour à quatre enfants maudits !

 

Catheau

 

http://ex-libris.over-blog.com

 

Texte inspiré par Œdipe Roi de Sophocle (Scène du récit par Œdipe à Jocaste du meurtre de Laïos).

Pour Azacamopol et La Petite Fabrique d’Ecriture,

Thème : le dilemme

 

Publié par son auteur à l'adresse suivante :

http://ex-libris.over-blog.com/article-oedipe-au-carrefour-73127723.html

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:57

 

Oublier, se souvenir

 

Oublier les soubresauts du monde. Se mettre la tête sous l’oreiller pour ne plus voir les chapelets de bombes. Ne plus croiser le regard fiévreux de la faim, les ventres ballonnés. Ne pas gémir avec les sinistrés dans les décombres de leur maison, à la recherche de l’objet précieux d’avant la catastrophe. Avoir des œillères, les oreilles sourdes aux cris de la souffrance sous le joug de la torture. Ne pas haïr les dictateurs, les marchands d’esclaves, les mercenaires à la machette et les bourreaux au visage humain. Ne pas réagir au massacre de la nature. Se dire que tout cela est loin et continuer sans état d’âme à aimer sa petite vie si confortable.

 

Se souvenir du ciel qui promène ses couleurs aux quatre coins du globe. Ressentir la souffrance dans d’autres chairs. Aimer le regard lumineux de l’enfant sauvé de la maladie ou de la faim. Se battre, même si cela semble dérisoire contre toutes les guerres. Crier le nom de celui qu’on emprisonne pour ses convictions qui déplaisent. Pleurer quand l’oiseau de mer plonge dans le pétrole. Avoir une parole et un cœur. S’informer, comprendre et donner. La vie devrait être cadeau pour tout le monde. Ne pas avoir peur de l’autre, de sa religion de sa culture. En saisir l’enrichissement. Comprendre que la moindre créature, le moindre souffle de la nature est l’essence de la vie. Se souvenir que le monde devient ce que l’on en fait.

 

Claudie

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:49

 

Un jardin pour les droits de l’Homme ?

 

 

Chaque année au printemps vient réapparaitre une question insoluble: qui ou quoi mettre dans mon jardin?

 

Mon livre « ABC du savoir-vivre » ne m'est d'aucun secours et mon hésitation m'empêche d'instaurer une règle sur laquelle me fonder.

 

Un jardin est fait pour des fleurs à la limite des légumes lorsqu'on est en veine d'originalité.

 

Malheureusement chaque année, au 31 Mars, notre rue fleurit de sans-abris.

 

Mon amie Violette Potimarron suppose qu'il s'agit de personnes avec un sens de l'esthétique particulier. Mais je m'interroge sur le désir de ces personnes de vivre à même le sol dans des conditions d'hygiène et de confort déplorables. Ne parlons pas de la promiscuité et des habitudes de vie autorisant l'absorption de liqueur dès potron-minet.

 

J'avoue cependant que l'absence de sanitaire me pousserait moi aussi vers la boisson.

 

Ainsi pouvons-nous laisser ces personnes vivre dehors sans aucune hygiène ? Malgré mes différentes lettres les pouvoirs publics ne réagissent pas. Il semblerait que le beau temps inciterait à autoriser et fermer les yeux sur la misère humaine.

 

Ainsi chaque année, je ne sais que faire ; dois-je replanter des pétunias ou accueillir quelques personnes dans mon jardin? Dois-je construire une douche supplémentaire ou un réservoir d'eau de pluie pour mes fleurs?

 

J'ai été élevée avec une certaine idée de l'Homme. Je vis selon l'idée que la méconnaissance et le mépris des droits de l'Homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

 

Peut-être que c'est cette pensée que je veux voir pousser dans mon jardin.

 

Alors dois-je repiquer mes plantes ou replanter quelques âmes humaines?

 

 

Mademoiselle Bournabelle Potimarron

 

 

http://violetteetbournabelle.over-blog.com/article-travaux-communautaires-jardin-et-droits-de-l-homme-72940199.html

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:33

 

Ecrire ou pas...

  

Ne pas écrire

 C'est simple

 Il n'y rien à dire

 Rien à oser

 Tout à cacher

 Ne pas se montrer

 Se protéger

 

Ecrire

C'est plus compliqué

C'est chercher

Hésiter, s'affirmer

S'exposer

Se confronter

S'abandonner

 

Ne pas écrire

C'est gagner du temps

Faire de l'utile

Agir plutôt que rêvasser

Parler de choses futiles

 

Ne pas écrire

C'est oublier

Tirer un trait sur le passé

Ne pas ressasser

Ne pas s'arrêter

Continuer de progresser

 

Ecrire

C'est prendre son temps

Se poser, se rencontrer

Rassembler ses idées

Les communiquer

Partager

Avant tout échanger

 

Ecrire

C'est se rappeler

Ouvrir son cœur

Confronter ses erreurs

Découvrir son bonheur

 

Ecrire ou ne pas écrire

Le mieux est de choisir

Choisir chaque instant

Se donner le temps

Le temps pour avancer

Le temps pour se poser

Repartir

Ecrire ou ne pas écrire

L'un ne va pas sans l'autre

C'est comme inspirer et expirer

S'oxygéner puis souffler

Avantages de l'un

Bénéfices de l'autre

Complémentaires

Equilibre précaire

 

Ecrire, ne pas écrire

Un temps pour se recueillir…

Un temps pour s'ouvrir…

 

Blj73

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:24

 

Le coup de fil

 

Le téléphone sonna, bien évidemment il était l’heure du déjeuner , heure à laquelle vous avez l’étrange impression que tous les « télé démarcheurs » se sont consultés pour s’inviter chez vous afin de vous demander de répondre à un sondage qui ne pouvait se faire à meilleur moment, ou vous vanter les avantages que vous auriez, en changeant d’ assurance santé. Bref le téléphone sonna et j’encourus le risque de décrocher malgré tout, car nous avons toujours cette crainte : Et si cette fois c’était un message important ! Sait-on jamais ?

 

Eh bien cette fois, point de "télé démarcheur", mais une voix féminine que je ne connaissais pas, qui m’appelait par mon prénom et de surcroît me tutoyait.

 

- Bonjour tu dois être étonnée de m’entendre, (étonnée était un doux euphémisme compte tenu que la personne qui était à l’autre bout du fil et me posait cette question, n'était autre, que l’une de mes amies d’enfance que je n’avais pas revue depuis….. Quarante ans ! Oui oui, quarante années ! )

 

J’étais sans voix. Mais j’eus grand plaisir à attendre la sienne et, tout à coup, revinrent à ma mémoire tous ces souvenirs que nous avions ensemble partagés. Elle m’expliqua qu’elle avait quitté la France depuis de très nombreuses années et que l’occasion lui avait été donnée de revenir pour quelques jours. Elle avait cherché sur internet pour trouver mon numéro de téléphone et après avoir abouti, chez deux ou trois "homonymes", elle avait enfin pu me joindre. J’avoue que cet appel impromptu me faisait plaisir, nous étions inséparables à une époque de notre vie. Quarante années sans nous voir ni nous entendre, que de choses nous aurions à nous raconter. J’écoutais cette voix qui m’était inconnue puisque ayant quitté une fillette, j’entendais dans le combiné, la voix d'une femme sinon d’un âge certain, du moins d’un certain âge et cela me faisait tout drôle. Je présume qu’elle éprouva de son côté le même sentiment.

 

- J’aimerais bien que nous nous rencontrions me dit-elle. Nous fixons un rendez-vous et nous nous retrouverons, comme au bon vieux temps, cela me ferait plaisir !

 

Sinon lui répondre qu'à moi également ! Comme cela, à brûle pourpoint, je ne sus que dire d'autre, c’était impossible ! Je fus obligée de trouver un prétexte et je pris celui qui me vient à l'esprit, c'est à dire du repas, pour lui proposer de la rappeler le plus tôt possible, afin de convenir ensemble de ce rendez-vous.

 

Je raccrochai le combiné et je me sentis toute chose…Mon amie d’enfance, cette mignonne fillette avec laquelle nous avions partagé tant de choses, son image s’imprima encore dans mon regard. Ah si je m’attendais !! J’avoue que le repas fut vite expédié et je me remis à penser à Elle. La revoir me parut être une évidence. Mais, tout à coup, un doute me saisit. Bien évidemment l’idée de la revoir m’enthousiasma, mais.... qui donc allais-je revoir ? Une dame de plus de cinquante ans (nous sommes nées la même année) allions nous nous reconnaître ? C'était fort peu probable ! Lorsque je l’évoquais alors, me restait le souvenir de cette gamine enjouée, rieuse et j’avais plaisir à savourer ce souvenir. Si je revoyais à présent, la personne qu’elle était devenue, une mamie très certainement, celle-ci allait tuer à tous jamais, cette fillette qui avait été mon amie. Lorsque je l’aurai revue et que je l’évoquerai par la suite, je ne verrai plus d'elle, que l’image d’une personne, dont l’enveloppe charnelle m’était totalement inconnue et qui avait, dans sa mémoire, des souvenirs qui nous étaient communs. Avais-je le droit, pour satisfaire un plaisir qui pour être légitime n'en serait pas moins fatal pour toutes deux, d’accepter cette rencontre ? Ne valait-il pas mieux que nous continuions, lorsque nous nous évoquerions mutuellement, que chacune d’entre nous, revoit l’enfant qui fut, dix années durant, son amie de vacances; plutôt que cette femme d’âge mûr que nous étions toutes deux devenues et qui ne seraient que des étrangères l’une pour l’autre. Si je privilégiais la fillette au détriment de la femme, je me posais alors la question : En raison de notre âge, une occasion me serait-elle de nouveau offerte, de la revoir un jour ? Je me trouvai confrontée à un inextricable dilemme. Irais-je ? N’irais-je pas à ce rendez-vous que nous proposait le destin ? Nous allions nous retrouver dans une salle de restaurant, voire, dans un salon de thé. Nous allions chacune être étonnée de ce que l’autre était devenue, nous évoquerions certes le passé, évidemment, bien d’autres choses certainement, mais toutes ces choses si importantes de nos vies respectives, n’allions nous pas les considérer chacune, comme des évènements vécus par une personne étrangère dont les seules choses que l’on connaissait d’elle en fait, n’étaient que les dix premières années de la vie, le prénom et le patronyme ? Je savais qu’il allait me falloir trancher ce « nœud gordien ».Comme prévue je rappelai le numéro que j’avais noté sur mon calepin. Mon choix était fait, je ne désirai pas que cette personne qui m’était aujourd’hui étrangère, tue à jamais, mon amie d’enfance. Je voulais pouvoir, lorsque je fermerai les paupières pour revisiter les lieux d' "Hier", revoir cette petite fille gaie, gracile et pétulante. Je lui devais bien cela, au nom de l’amitié qui fut nôtre.

 

Il n’est pas dans mes habitudes de plier devant la difficulté, ni de me défiler face à mes responsabilités, mais ce jour, je m’entendis dire à cette personne, que j’avais autrefois si bien connue, que je regrettais infiniment (ce qui était on ne plus vrai) mais qu’il me serait impossible de me libérer de mes obligations durant ces quelques jours où elle, se trouverait en France. Qu’une autre fois, certainement….

 

Je crois que ce fut l’unique fois où il me fallut lui mentir et je n’en fus pas fière, pas fière du tout.

 

PS : Je dois dire que cela n’est que pure fiction.

 

 

Dominique

 

http://antidotes.over-blog.com

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 00:19

 

Pandore aquatique

 

On ouvre une boite et on s’y fait mettre…

 

L’été le jardin était sec, désert, aride, caillouteux. Les feuilles flétries. Les herbes jaunies. Un grand trou, un film polyuréthane noir, de l’eau… et la magie opère. Une dizaine de pots de plantes aquatiques, une demi-douzaine de poissons orange, une pompe pour une jolie cascade… et le miracle se produit. Tout converge, là, au point central d’un jardin redevenu vivant.

 

Gargouillis et profusion de vie. Prolifération aquatique. Les nénuphars, les nymphéas étalent et brassent leurs cœurs verts flottants et fleurissent de conserve. Les myriophylles étendent leurs tentacules plumeux vers les poissons, les libellules, qui s’y cachent, s'y reproduisent et y folâtrent. Les jacinthes flottent, tournent et dansent au gré des courants.

 

Une nuit un grand coup de vent. Un trou béant noirâtre…

 

La bâche est déchirée par les dizaines de branches brisées du grand saule déraciné. Les poissons raidis fixent le vide intensément de leurs yeux blanchis. Les plantes flétries, moribondes, ébouriffées sont intriquées sous le poids des branchages éclatés. La mare ne présente plus qu’un imbroglio, un fouillis glauque, vaseux, et sans fin au milieu des bois tordus.

 

Juste retour des bâtons, conséquence de l’artéfact. Du film de polyuréthane, des pots en plastique, de la culture des plantules, de l’élevage des poissons, de l’eau du robinet. Que de carbone fossile libéré, ici, tel un diable de Pandore. Un petit drame domestique juste un prélude en prémisse de catastrophes annoncées.

 

Graphène

 

http://graphene.over-blog.com

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:19

 

J’AI UN P’TIT VELO…

( le contraire m’étonnerait )

 

 

Hum…

Je me souviens de Pierre sur les chemins

J’oublie pourtant quelques bons copains

 

Je m’autorise une petite liqueur

Je me refuse à la fille du facteur

 

Je tire la chevillette

Je pousse le bouchon un peu trop loin

 

Je montre à tous tous mes secrets

Je dissimule ( à peine ) ma bobinette

 

J’endors mes jours

Je réveille vos nuits

 

J’ouvre vos parenthèses

Je referme mes guillemets

 

J’accepte l’auréole

Je renonce à faire danser les anges

 

J’enterre Jean Sans Peur

Je déterre la hache de paix

 

Je pars avec Fernand

( et puis Firmin )

 

Je reviens avec Francis

( et Sébastien )

 

J’habille Saint Pierre de bon matin

Et puis, quel bonheur !

 

Je déshabille Paulette…

( à bicyclette )

 

 

Pénélope Estrella-Paz

 

L’Orée des Peut-être

http://aloreedespeutetre.over-blog.com

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 08:04

 

Entre générations !

 

Mamie, mamie, je peux aller pécher des grenouilles à la mare ?

– Demande d’abord à tes parents.

– Papa dit oui, maman dit non.

Ah !

– C’est toujours pareil. Papa se souvient des grenouilles qu’il attrapait, quand il était petit. Il dit que je suis assez grand pour y aller tout seul et que même si je reviens mouillé, ce n’est pas catastrophique… D’ailleurs j’ai mis mes bottes…

 

(La mamie, dans son for intérieur, pense que son fils ne se mouille pas. Il sait très bien que Paul n’ira pas tout seul jusqu’à la mare… Il a probablement raison.)

 

– Maman a toujours peur de tout. Elle croit que je vais tomber dans l’eau et que je pourrais me noyer

 

(La mamie, pour elle-même, ce en quoi elle n’a pas tout à fait tort…)

 

– Elle n’a pas envie que je revienne plein de vase. Elle dit qu’il y a des serpents dans les pierres auprès de la mare.

 

(La mamie, c’est une chose possible et même fréquente)

 

– Dis, mamie, je peux y aller ?

 

(La mamie toujours songeuse, il est en train, l’air de rien, de faire pression pour que je l’accompagne.)

 

– Et si tu jouais à ni oui, ni non, et que tu allais faire de la balançoire, à moins que tu ne préfères le yoyo !!!

 

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 07:57

 

"Déchirer ou recoudre?""

 

Voici mon dilemme...

 

Déchirer comme de petits papiers de soie une trame déjà tellement fragilisée...
Les laisser tomber doucement sur le sol afin d'être débarrassée de ce tracas.
Souffler dessus afin de les voir s'envoler à tout jamais.
Pour pouvoir oublier, parfois il faut briser en mille morceaux.
Tout effacer pour recréer un univers totalement nouveau.
Ne vaut-il pas mieux abandonner à tout jamais, cesser d'entretenir des chimères en espoir délabré?

 

Recoudre de nos petites mains ce qu'on a mis tant de temps à bâtir.
Une construction vacillante, mais encore existante ne mérite-t-elle pas qu'on la solidifie pour lui donner une nouvelle vie?
Des bases tremblantes, certes, mais bien ancrées depuis des années ne permettent-elles pas l'élévation de nouvelles fondations?
Avoir sué sang et eau tant d'années pour tout lâcher, quelle facilité!
Croire encore à l'impossible, peut-être, mais croire, pour lui donner justement la possibilité de se recréer.

 

Askelia

 

http://askelia.over-blog.com

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 22:00

 

Le parchemin

 

Moi Clara Litout, du "Quotidien journal" je me suis engagée à retrouver ce parchemin. Il le faut absolument pour que Dame Quichottine continue de faire fonctionner son atelier d’écriture, sans quoi elle n’aurait plus d’auteurs à venir sur son site.

 

Un article est paru dans la revue "contes et poésies" dénonçant le manque de sérieux de la responsable de la petite fabrique, et soulignant le fait qu’elle ne serait plus en mesure d’assurer ses sujets d’écriture.

 

Alors que c’est faux ; me dit Dame Quichottine, et de me supplier de retrouver ce parchemin. "Il n’y a que mon chat et moi quand je travaille dans mon bureau et personne d’autre n’y entre…"

 

Il me faut remettre la main sur ce parchemin et vite !!!

 

Après ce long entretien avec elle, pour essayer de comprendre comment, de quelle façon elle aurait bien pu l’égarer et, dans quelles circonstances...

 Je me suis tout à coup souvenue d’un sujet proposé à ces auteurs sur une certaine sorcière hum !! Hum !! Comment s’appelait-elle déjà ? Ah ! Oui j’y suis !! Mijoty oui, c’est bien Mijoty. Dame Quichottine avait reçu un très grand nombre d’écrits, et de plus cette sorcière avait été relookée à partir d’une large palette de couleur. Elle avait été à la fois émerveillée et satisfaite de voir celle-ci transformée de la sorte et de tout cela, elle s’était laissé emporter à la rêverie par tous ces contes et ces couleurs plus chatoyantes les unes que les autres...

 

Le lendemain coup de téléphone envoyé à Dame Quichottine pour lui faire savoir que je tenais le malfrat qui s’était emparé du dit-parchemin.

Elle me proposa de passer à l’heure du déjeuner, et m'assura qu’elle serait contente d’en discuter en dégustant un plat régional qu’elle aimait particulièrement.

Avant de passer à table, je m’inquiétais de ne pas voir son chat ; elle me répondit qu’elle ne l’avait pas vu de la matinée, que quelquefois il se plaisait à rester dans ses cachettes préférées.

Je lui demandais si elle les connaissait et si elle voulait bien m’y emmener. Elle me regarda d’un air interrogateur. Puis allant dans le jardin, elle s’arrêta devant deux énormes pots de terre renversés, mais ils étaient vides. Un tipi fabriqué par les enfants à l’intérieur, des coussins servant de couche bien douillette ma foi pour un chat, et là encore pas de félin. Elle se mit à réfléchir, et me dit : - suivez moi, mais doucement.

Par l’arrière d’un four à pain elle fit glisser une plaque de fer et surprise !! Le malotru se trouva démasqué. Il était couché sur un épais tapis, et sous le flan de celui-ci apparaissait une partie du parchemin, il ne fit aucune représaille quand sa maitresse allongea le bras pour récupérer l’objet du vol.

 

 

Dénouement de l’histoire….

Profitant de ce moment d’inattention, son polisson de chat qui avait été renvoyé par sa maitresse à plusieurs reprises durant cette journée s’empara du parchemin, sortit du bureau par l’entrebâillement de la porte pour l’emmener dans un de ses endroits favoris. Ici, ce four à pain.

 

Rédigé par mademoiselle Clara Litout

Quotidien journal

Le 24.04.2011.

 

Elise.

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