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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 21:06

 

Se sentir mal, se sentir bien

 

Je me réveille, perdue, je ne sais plus où je suis, mon sommeil était profond,

un refuge pour l'oubli.

Un creux au milieu du ventre, un vide qui m'étreint, une panique insidieuse,

dont j'ignore la cause.

L'angoisse me cloue sur le canapé, je cherche quelle envie pourrait surgir

pour me sortir de là.

Je regarde le réveil, il est 10 heures... Seulement? Que vais-je faire du temps

qui me reste?

Mes envies sont là, à la frontière de mes pensées, bloquées par un gardien,

gardien de mon incapacité.

Je cherche la tâche idiote et banale que je pourrais exécuter et réussir, ça m'aiderait à me lever.

 

 

Le téléphone sonne et me réveille, zut, il est déjà 10 heures,

j'ai trop dormi!

J'ai mille choses à faire, un défi à écrire, une dessin à faire,

une tonne de plaisirs à savourer.

Je dois ranger, laver, manger, à toute vitesse, pour

me garder du temps.

Je m'atelle à chaque tâche ingrate en rêvant mon écriture,

heureuse d'un bon mot.

Je prépare mon matériel, je vais enfin réaliser ce rêve

jamais avoué, peindre!

Un rayon de soleil joue dans la poussière qui vole, et je m'en moque,

c'est si beau!

 

 

ANNETTE

 http://creazinzinlassos.over-blog.com/

 

  Le texte a été publié par son auteur à l'adresse suivante :

http://creazinzinlassos.over-blog.com/article-se-sentir-mal-se-sentir-bien-74788707.html

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 17:32

( caresser / être caressée )

 

 

J’ai un petit chat gris.

Il s’appelle Katmandou.

 

                                                                       Mais, pour moi, c’est Kat.

 

Il n’est pas très vieux,

mais il a néanmoins passé l’âge de s’amuser,

comme sur les images

des anciens calendriers des Postes,

avec une bobine de fil…

 

J’aime sa conversation.

 

***

 

Le dimanche matin,

avant de partir à la messe,

je me fais de jolies tresses,

je choisis toujours

mon corsage le plus sage

et souvent,

 ma longue jupe indienne,

celle que Papa m’avait offerte

à son retour des Himalayas.

 

 

Avant de partir,

j’attrape mon sac en macramé,

mon petit missel des paroisses,

et

 je passe rapidement dans le salon où Kat,

 roulé en boule,

 sommnole comme un bienheureux,

 dans un carré de soleil,

juste derrière la fenêtre du jardin.

 

Je lui fais une douceur

et je murmure :

 

« Petit gredin,

tu vas être bien sage, pendant mon absence ? »

 

Mais il ne me répond pas,

il ronronne déjà…

 

 

 

***

 

 

 

Pendant l’office,

je ne pense qu’à lui.

 

 

 

***

 

A mon retour, à la belle saison,

j’aime faire crisser

les aiguilles sèches dans l’allée

et

je file vite m’installer

dans le hamac,

à l’ombre odorante du grand pin parasol.

 

 

J’ai à peine commencé à me balancer,

qu’il est déjà là.

 

                                                                                    Le petit monstre !

 

Il saute délicatement sur mon ventre,

il tourne, tourne encore,

puis il se blottit dans mes étoffes

( j’allais dire : il se love )

et

il ferme ses doux yeux félins…

 

 

                                                                       C’est comme si le temps s’arrêtait.

 

 

Ça me fait presque tout chaud partout

et

 je continue à nous balancer…

 

                                                 Baisers volés…

 

 

De rares nuages pâles défilent

et s’interrogent.

 

Je ferme les yeux moi aussi.

 

 

 

Bientôt,

je sens sa petite tête soyeuse

qui se frotte silencieusement contre ma jambe

et aussi son petit museau froid

qui effleure ma cuisse…

 

Quelquefois, il demande :

 

«  C’était bien, Pénéloop, la messe,

 aujourd’hui ? »

 

Moi, je ne réponds pas,

je ronronne déjà…

 

 

 

 

 

Pénélope Estrella-Paz

 

 

L’Orée des peut-être :

http://aloreedespeutetre.over-blog.com/


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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 18:05

TUER

Je suis la reine des animaux. Lui a beau parader avec sa crinière. Il n’est qu’un simple reproducteur. Je suis à la tête d’une nombreuse famille car je m’occupe aussi des enfants de mes sœurs. C’est beaucoup d’investissement et de fatigue pour éduquer et nourrir toute cette bande de gamins intrépides et affamés. Heureusement nous sommes aguerries nous les filles et de superbes chasseresses. Une organisation hors pair. Il en va de la survie de la famille. Et ce n’est pas ce frimeur paresseux prétendu roi qui pourra dire le contraire.

Justement le gibier est au-rendez-vous. Les lionceaux restent cachés dans les hautes herbes. Ordre de ne pas bouger. J’espère qu’ils ont compris cette fois et ne vont pas compromettre la chasse avec leurs facéties. Avec mes sœurs, nous nous déployons stratégiquement et nous encerclons la gazelle et son petit qui se sont isolés du groupe. Quelle sottise ! Les gazelles sont vraiment idiotes et méritent leur sort.

Elle est à portée de nos griffes. Bravement elle nous fait face pour protéger sa progéniture. Je sais bien que ce n’est pas humain mais je suis un animal sauvage, programmé pour tuer. Et puis la survie de l’espèce dépend de nous, les valeureuses guerrières.

Une sœur s’est emparée du faon. Elle ne l’a pas tué et appelle les petits. Aujourd’hui c’est un grand jour pour eux. Ils vont apprendre les rudiments de la mise à mort. C’est cruel, je sais mais j’oublie vite toute à l’excitation de sentir la gorge palpitante de ma victime sous mes crocs.

ETRE TUE

Le soleil a déchiré les nuages sombres de la nuit. La rosée bienveillante verdit les jeunes pousses et redresse l’herbe de la savane. Je suis heureuse ce matin, mon dernier né gambade près de moi. Il est si beau et si fort déjà. Partout les femelles de mon troupeau mettent bas. La saison sera bonne car l’herbe est haute et nourricière.

D’ailleurs j’ai faim et me régale. Quel bonheur ! L’air est saturé d’insectes. Je relève la tête et m’aperçois que nous nous sommes éloignées des autres. Heureusement mon petit broute près de moi. Il va falloir se rapprocher de mes congénères. Leurs appels inquiets nous parviennent,  portés par des vents contraires.

Soudain l’odeur me fouette les narines. Une odeur honnie. Celle de notre pire ennemi. Je les sens tous proches, tapis dans les herbes. Animaux fourbes et cruels !

Le signal est donné. Elles (car ce sont des lionnes, les pires) sont passées à l’attaque. Elles se sont déployées autour de nous. J’ai peur pour mon enfant, pour moi aussi mais il est déjà trop tard. Je leur fais face de la force de mes cornes et de mes sabots. L’une a réussi à me contourner et s’est emparé de mon fils. Elle ne l’a pas tué tout de suite et je tremble d’horreur en imaginant le sort qui lui est réservé. A quoi sert-il de lutter ? On m’a arraché mon fruit, l’amour de ma vie. La mort ne peut être que salvatrice.

Je sens ses crocs dans ma gorge palpitante. J’étouffe…

 


Claudie

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 18:01

Tout et son contraire (2)

 

Qu'elles sont hautes ces marches, tout cela pour un pari avec mes copines. « T'es pas cap» qu'elles m'ont dit. C'est le genre de truc auquel je ne peux pas résister...

Et maintenant, plus nous montons, plus je résiste. Devant moi, quel enthousiasme, on les dirait près à courir pour se jeter dans le vide. C'est qu'il y a foule sur cet escalier qui va nous mener à 10 mètres au-dessus de la piscine. Intense circulation humaine même. On a finit par y installer un petit feu de signalisation. On avance au pas, dans les cris et les vapeurs chlorées qui ne me réchauffent pas du tout. Cela  ressemble à un tableau que maman m'a montré sur l'Enfer. Ah oui, Jérome Bosh, il déchire ce peintre. Là, feu vert, juste devant moi, un enfer pire encore que celui du tableau. Je m'avance et je les vois, toutes petites en bas. Déglutition, j'ai l'impression d'un silence immense – rien que pour moi-. Chair de poule ni vue ni connue, rentrons le ventre. Poule mouillée ? Pas moi. Elles crient «  Saute! » ...

C'est étrange de se jeter dans le vide et de sentir l'intérieur de son corps qui remonte. J'ai mis mes pieds en pointes -façon danseuse- et je pince mes narines. Ca y est je m'enfonce dans la fraîcheur de l'eau .... Ouf, je respire encore.

 

 

« -  T'es dingue de lui avoir dit ça. Elle ne sait pas plonger, elle va se faire un plat. De cette hauteur, l'eau, c'est du béton, elle vas s'écraser..

- Non mais je rêve, Il y a William derrière elle. Ils se parlent. Marine! Regarde!

- Mais non, c'est rien

- Regarde-la, elle est presque arrivée en haut !

- Je te dis qu'elle n'y arrivera pas ...

- Franchement, les filles, vous avez abusé, l'envoyer juste quand  il y a William à côté... »

On l'a regardée plonger. Enfin, sauter. On avait quand même un peu peur pour elle. 10 mètres, c'est pour les professionnels..  On ressentait un truc genre de l'envie et de la fierté mélangée. Laura, c'est notre copine, mais elle est fatiguante, elle a peur de rien. Alors on lui a lancé ce défi, c'est trop facile de la balader. Mais quand elle est entrée dans l'eau, on a arrêté de respirer avec elle.

 

"- William a plongé aussi !

  - Ah! Il est trop beau !

  -  Regarde, elle l'attend sur le bord, ils rient tous les deux maintenant ! 

- Bon, les filles, on va plonger ? »


 

valdy.over-blog.com

 

 

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 15:48

 

Le Clown et l'Écuyère

 

Le Clown

 

Mais quelle folie que la mienne

À mon âge tomber amoureux

Je ne pourrai quoi qu'il advienne

De cet amour lui faire aveu

Cette jeune et belle Écuyère

A pris mon cœur il est certain

Mais j'ai l'âge d'être son père

Combien est cruel de destin

Qui pourrait au sérieux prendre

Le pauvre Auguste que je suis

Qui passe son temps à entendre

Les quolibets et les lazzi

Lorsque je la vois je la fuis

Parce que je n'ai pas le courage

Qu'elle sache que je suis épris

Cela se voit sur mon visage

Et lire en ses yeux le mépris

Que lui inspire le maquillage

Du pauvre pantin que je suis

Moi l'histrion de bas étages

 

L'Écuyère

 

Le cirque est une grande famille

Voilà ce qui toujours fut dit

Mais je me rends compte aujourd'hui

Que pour tous je suis la petite fille

L'Auguste par exemple, tenez

Ne voilà-t-il pas qu'il me snobe

Lorsqu'il me voit il se dérobe

Tout en enlevant son faux nez

Qu'ai-je donc fait pour qu'il m'évite

Ah! Si au moins je le savais

Moi qui rêve qu'un jour il m'invite

Quant le spectacle est terminé

Est-ce le personnage qui m'touche

Où l'homme qui est dessous caché

Qui porte perruque et grands souliers

Et qui peint en rouge sa bouche

Car je l'épie sans qu'il le sache

Lorsqu'il se démaquille le soir

Je crois que je suis amoureuse

Mais n'ose le lui faire savoir

Et malgré qu'il soit plus âgé

Je sais qu'il me rendrait heureuse

 

Dominique

 

http://antidotes.over-blog.com

 

Le texte a été publié par son auteur à l'adresse suivante :

http://antidotes.over-blog.com/article-tout-et-son-contraire-2-le-clown-et-l-ecuyere-74475417.html

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 14:23

 

Un homme, une femme…

 

Et levage ?

 

Waouh ! Purée j’suis crevé, moi. J’ai mal dormi. Insatiable Chloé… Mmmmh, ça va être dur dur la réunion ce matin. Pffff !

 

- Tiens Mathéo, qu’est-ce que tu dessines si tôt ? -

 

- Beh, faut que je termine mon arbre sur les animaux !

 

- Ah, oui, ce sont des animaux domestiques que tu as collés là.

 

- Ah bon ?

 

- Oui, regarde, ils descendent tous d’animaux qui étaient sauvages, avant.

 

- Des animaux sauvages ?

 

- Regarde, le cochon c’était un sanglier. La vache un buffle et le mouton un mouflon.

 

- Pourquoi ça se transforme, dit-donc ?

 

- Eh bien, l'homme ne choisit que les meilleurs, et alors la race se transforme. Tu vois ?

 

- Oui, oui… Et pour le chat, alors ?

 

- Bon le chat, Il est un peu sauvage encore, il ne se dresse pas facilement et n’en fait qu’à sa tête. Mais plus tard, dans très longtemps, il sera complètement domestiqué… L’homme fera ce qu’il voudra de lui, comme les chevaux aujourd’hui. Dressage et tout…

 

- Hou ! Et maman alors… maman, elle, elle est sauvage ou domestique ?

 

- Heu… Passe-moi donc encore un peu de café, tiens !

 

Et le lendemain matin…

 

Mmmmh quelle nuit. Trente-six chandelles. Ho, Quentin coquin... Waouh ... Ha, ces hommes ! Bon y'a les courses à faire ce matin, c'est pas tout ça...pffff...

 

- Tiens… Mathéo, tu dessines ce matin ? Tu as déjeuné, déjà ?

 

- Ben oui. Il faut que je termine mon arbre sur les mammifères !

 

- Ah, tiens, ce sont des animaux domestiques que tu as collés là.

 

- Ah bon ? (sic)

 

- Oui, regarde, ils descendent tous d'animaux qui étaient sauvages, avant.

 

- Quels animaux sauvages ?

 

- Tu vois le chien, il descend du loup. On l'a apprivoisé et au fur et à mesure des années le loup c'est transformé en chien. En plusieurs races de chiens.

 

- Ah ouais ? Pourquoi ça se transforme, dit-donc ?

 

- Et bien, on ne garde que les petits qui lui conviennent, que ceux qui sont gentils, qui donnent du lait, de la viande. Et à force de choisir les meilleurs, les animaux se transforment. Tu vois ?

 

- Oui, oui... Et pour le chat, alors ?

 

- Bon le chat, il n'y a pas longtemps qu'on l'a apprivoisé. Donc justement il n'a pas beaucoup changé, surtout pour le caractère. Il est encore un peu sauvage, il ne se dresse pas facilement et n'en fait qu'à sa tête. Il reste un peu distant et mystérieux en fait…

 

- Super, j'te frai dire ! Et papa alors... il est sauvage ou domestique ?

 

- Heu... Passe-moi donc ma cafetière, tiens !

 

Graphène

 

http://graphene.over-blog.com

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 14:11

 

Manipuler ou être manipulé

 

 

Tu as bien compris l’enjeu, tu vas à la boutique tu dis que c’est moi qui t’envoie, tu achètes trois douzaines de soucis des îles, et tu demandes à la vendeuse de l’inscrire sur la note du patron.

 

Il a trop bien compris, il est allé à la boutique, il a acheté un gros sac de pétards à retardement, il n’a pas parlé des trois douzaines de soucis des îles, et il a dit que je passerai payer plus tard.

 

Décidemment, de nos jours, on ne peut plus faire confiance à personne !!!

 

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com

 

Le texte a été publié par son auteur à l'adresse suivante :

http://detente-en-poesie.over-blog.com/article-manipuler-ou-etre-manipule-74140716.html

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 14:03

 

De loups et d’agnelles

 

Le Loup

 

ma gagneuse c’est la classe trois étoiles,

beaucoup d'artiche affurant.

dans le temps

l'était pas sale

 

bien sapée la passe à dix sacs

elle a eu marre des mandales

que je lui mettais comme mac.

mais pourtant c’était mon rôle

 

faut pas marquer mais tabasser

même si c’est pas toujours drôle

pour les dresser

qu’elles sachent bien droit arquer

 

moi son jules.

elle a voulu me larguer

et c'te con elle a barré,

si je l’alpague, je la brûle.

 

pour les caves on est des barges,

ils voudraient tous nous voir en cages

mais on est dans notre droit

dans le mitan, c'est la loi.

 

mes aminches la coincèrent,

puis vachards, du surin jouèrent...

l'ont balancée au coin d'un bois,

dans sa joue gravée la croix...

 

elle en creva pas mais l'avait les foies.

Because le mauvais saccage,

un pote la mit à l'abattage

c’est pas la joie

 

là ousqu'il faut faire du nombre

sans jamais sortir de l'ombre

dans un boxon à crouyas.

c'te môme méritait ça

 

 

l’agnelle

 

en attendant sans trop d’espoir

je me démanche, pauvre gerce

suis connue la marquée du soir

l'est pas fameux mon commerce.

 

suis plus qu'une minable radeuse,

paumée sur mon bout d'trottoir.

je tapine dans les coins noirs

pour pas me montrer comme gueuse.

 

des amateurs, y en a pour tout

mais c’est la vie de mon goût

des michetons y en a pas lerche,

suis un peu moche pour le coup,

 

quelques tocards sans trop de fraîche.

au point où j’en suis-je m’en fous,

la grande perche

n’a vraiment pas eu de derche

 

je faisais bien mon boulot

je connais que ça dans mon ciboulot

mais coups de saton, pas de tendresse.

j’étais tombée sur un mariol,

 

un demi-sel à la redresse

qu'aurait aimé se pousser du col,

se tirer bien fait de sa crasse,

un teigneux vraiment pas joice,

 

mais pour sûr m’en sortirai,

un autre marlou va me racheter

il a du fric pour soigner ma gueule

il investit ne suis plus seule

 

jean-marie

 

http://www.passage1.com

 

(texte ancien remanié pour les besoins de la cause)

 

Cette page a été publiée par son auteur à l'adresse suivante :

http://www.passage1.com/article-l-autre-fable-74382187.html

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 22:00

 

Tout et son contraire (2)

 

Lorsque j'ai donné le thème de notre dernier jeu, certains se sont inquiétés – à raison – du petit (1)... C'est vrai, lorsqu'on commence à compter, on ne sait jamais quand ça finira.

 

Il était question de faire ou de ne pas faire.

 

Nous étions alors dans les verbes d'action, dans ceux qui nous permettent d'agir physiquement, d'entrer réellement en contact avec ce qui nous entoure.

 

Cette fois nous allons franchir un cap supplémentaire et voir comment on peut être sujet ou objet d'un même verbe.

 

Dans le premier cas, vous devrez être celui qui agit, et dans le second, celui qui subit le résultat de l'action.

 

 

L'exemple serait "manger ou être mangé"... Vous seriez le loup ou l'agneau, tour à tour, dans une même histoire présentée de deux façons différentes.

 

Bien sûr, lorsque vous serez loup, vous devrez trouver les raisons qui justifient votre acte et vous lavent de toute cruauté, et, lorsque vous serez agneau, vous devrez faire en sorte que nul ne dise ensuite que vous l'avez bien cherché.

 

Vous n'êtes pas obligé d'utiliser cet exemple.

 

Ce pourrait être "voir ou être vu", dans un autre contexte.

 

 

Merci à ceux qui ont participé brillamment à notre jeu précédent et à tous ceux qui accepteront cette nouvelle mission.

 

 

 

N'oubliez pas nos petites règles de publication.... merci.

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 21:06

 

Dilemme des professeurs

 

 

L’année scolaire va bientôt se terminer.

Comment remplir les inévitables les livrets

de compétences de vos élèves ?

La réponse n’est pas simple !

  

 

Doit-on écrire :

« Manque de travail personnel »

ou

manifeste un léger déficit de motivation

induisant une phase de repos intellectuel

probablement temporaire.

  

 

« Bâcle ses devoirs »

ou

a à coeur de remettre son travail

le plus vite possible.

 

 

« Paresseux, ne fait aucun effort »

ou

possède un remarquable instinct

de préservation de ses forces vives

 

 

« Comportement agressif »

ou

esprit taquin et joueur

 

 

« copie sur un voisin durant les contrôles »

ou

sait utiliser habilement sa vision périphérique

pour élargir son chemin notionnel

 

 

« Ne fait aucun progrès »

ou

caractère généreux et craint de traumatiser

ses camarades en se montrant supérieur à eux.

 

 

« Ne rend pas ses devoirs »

ou

trop consciencieux pour remettre des

travaux qu’il juge imparfaits.

 

 

« Bavarde sans arrêt »

ou

fait preuve d’une très grande convivialité

en ne laissant jamais ses camarades supporter

une solitude et un silence trop déprimant.

 

 

« N’a aucune mémoire »

ou

ses capacités mémotechniques

sont encore

peu développées et souffrent

d’une carence en phosphore.

 

 

Lilou

 

 

http://www.lilou-fredotte.com

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  • : Le blog a été ouvert le 24 janvier 2008. Jusqu'au 1 mars 2017, Azalaïs, Lilousoleil, Polly et Quichottine vous y ont proposé des jeux d'écriture en toute simplicité.
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