jeu du 11 juin au 24 juin.

Mardi 24 juin 2008

Quand les mots auront tu

Tous leurs refrains de fête

Quand il n’y aura plus

Ni victoire, ni défaite 

Quand seul le silence

Nous aura en partage

Et qu’à force de souffrance

Nous serons bien plus sages 

Quand la nuit sera là

Avec ses ombres noires

Quand ton nom s’endormira

Au fond de notre histoire 

Je me souviendrai

De toi, à jamais

 

Marlou


Par azacamopol
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Lundi 23 juin 2008
Je me souviendrai de tout

Mais toi tu souviendras-tu ?

Oui, oui, il va faire beau, mais

C’est pourquoi faire l’appareil photo ?

Tu sais que je préfère les mots.

Tu dis : on ne sait jamais…. 

Je me souviendrai de tout

Mais toi te souviendras-tu ?

Ce que je préfère, c’est ta peau

Le sable, les coquillages et l’eau

Tu entends cette musique ? J’aime cette chanson

Sur la terrasse, l’odeur du café, tu montes le son 

Je me souviendrai de tout

Mais toi te souviendras-tu ?

Je n’ai pas cru une seconde, pardon mon amour,

Qu’en un week-end, tu tiendrais ces deux promesses

Vieilles toutes les deux de vingt ans

Je comprends soudain en voyant

La mer ne sera pas pour cette fois-ci

Ces châteaux, cette forteresse…. 

Je me souviendrai de tout

Mais toi te souviendras-tu ?

On a bien fait de partir, de s’évader,

Pour cette première journée,

Cette première nuit,

Cette nouvelle vie

Sans cette fichue cigarette.

Carie

www.histoires-de-cartes.com
  
Par azacamopol
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Dimanche 22 juin 2008


C’est trop près

Comme une flamme

Qui me consume 

C’est trop loin

Comme l’horizon

Fuyant 

C’est trop beau

Comme quand

Elle me dit :  viens 

Je me souviendrais de tout


Tilk

http://tilk.over-blog.com/
Par azacamopol
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Dimanche 22 juin 2008
Je me souviendrai

Des pleurs de ma mère
et de ses peurs amères
qui l'envahissaient et
anesthésiaient sa sensibilité
et l'autorisaient
à me dresser
des buissons d'interdits
pour empêcher la vie,
je me souviendrai.

Des colères de mon père,
de sa fatigue continuelle
dûe à trop de travail,
de sa toux persistante
qui le faisait s'étouffer..
de sa bonté énorme
qui ne pouvait s'exprimer
que par à coups
et dont il avait honte
car elle le rendait fragile
et beaucoup trop docile
De tout celà
je me souviendrai toujours
car j'en ai hérité...

Et cet héritage
je ne peux le renier,
il est mien
A moi
d'en faire jaillir
des pépites d'or

Gazou

Par azacamopol
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Dimanche 22 juin 2008


Je me souviendrai de tout,
quand la lune belle se décrochera du ciel
quand le soleil me couvrira de lumière et dira:
tu es vivante!
Je t'aime!

Je me souviendrai de tout.
Le grand sapin se penchera en confidence.
Regarde-nous!
Nous sommes plus fort
que quelques fumées nauséabondes
que les nuages de dioxyde de carbone
Que les retombées de tchernobil.
Nous sommes plus fort que la mort.
Ne laisse pas la mort t'empoigner.
Sois vivante!

Je me souviendrai de tout.
L'amour est plus fort que la mort.
J'aime!
Je suis enfin vivante.

Je me souviendrai de tout
quand la lune belle s'est décrochée du ciel
quand le soleil m'a couverte de lumière et a dit:
tu es vivante.
Je t'aime!

Françoise

  http://imaginal.over-blog.fr/
Par azacamopol
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Samedi 21 juin 2008

Je me souviendrai de tout.

Je me souviendrai de chaque seconde de cette heure dans le matin blême.
Il était à peine six heures, des fourgons se garaient en bas de l'immeuble. Je me souviendrai de la mine impassible de ce gendarme qui leva le nez et me fixa. J'étais sur mon balcon, comme tous les matins à la même heure à regarder le ciel.
Ils étaient nombreux, ils se positionnaient dans les entrées pendant que certains montaient dans l'escalier. J'entendais leurs pas lourds.
Je me souviendrai des coups de sonnette insistants. Puis des coups de poing dans la porte. De la porte qui grinça doucement et des cris qui résonnèrent.
Je me souviendrai du silence qui suivit, des pleurs qui perçaient l'aube naissante, des voisins qui se réveillèrent et entrebâillèrent leur porte pour la refermer aussitôt sur les braillements des hommes en uniforme.
Je me souviendrai, comme nous tous dans l'immeuble, de la femme qui portait l'enfant endormi et qui tremblait avant de monter dans un fourgon, poussée brutalement par les musclés de service, de l'homme hagard tirant la grosse valise et trébuchant tout abattu, du petit Micka, trois ans à peine, que sa grande sœur tenait fermement par la main, droite et fière.
Je me souviendrai du regard perdu de Micka qui accrocha le mien impuissant avant de disparaître dans le véhicule bleu.
Je me souviendrai de tout.
Ce n'était pas le 16 juillet 1942, c'était hier dans mon quartier, ils venaient d'Azerbaïdjan, ils étaient là depuis cinq ans.
Des gens tranquilles, sans histoire. Et des enfants.


Polly

Http:/:mpolly.over-blog.com

Par azacamopol
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Vendredi 20 juin 2008

Les souvenirs perdus 

 

Si ma mémoire n’avait pas fait le tri

Dans toutes ces choses qui font une vie,

Je me souviendrais de tout.

Sans doute serais-je devenu fou…. 

Si je n’avais fait de ma vie que dormir,

Il y aurait peu de choses à en dire ;

Je me souviendrais de tout.

Et là, pas de quoi devenir fou…. 

Si rares avaient été les souvenirs mauvais,

Ceux qui s’oublient d’abord il paraît,

Je me souviendrais de tout.

Et de bonheur je serais tombé fou… 

Et si j’osais dire, parvenu à mon âge,

Ce qui ne serait ni sérieux ni sage,

« Je me souviens de presque tout »

Je serais probablement un peu fou….


DECRYPTO 

http://decrypto.over-blog.com/

Par azacamopol
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Vendredi 20 juin 2008

Je me souviendrai de tout 
 

Je me souviendrai de la lumière de cette salle vaste qui aurait pu être froide mais que le soleil enchantait.

Je me souviendrai de la peau de mon ventre t’attendant dans une douce et incroyable tension.

Je me souviendrai de cette chemise ridicule, indécente et sans douceur que l’on m’a fait enfiler.

Je me souviendrai de ces femmes qui traversaient l’espace rapidement mais avec de beaux sourires pour surveiller ma situation.

Je me souviendrai de ton père, bien plus inquiet que moi, mais présent, attentif, impatient.

Je me souviendrai des aiguilles qui me piquèrent le bras, le dos pour t’inciter, t’accompagner.

Je me souviendrai de ma moitié gauche endormie et de ma moitié droite souffrante, schizophrénie des terminaisons nerveuses.

Je me souviendrai de l’épouvante empathique de ton grand gaillard de papa à chacune de mes contractions.

Je me souviendrai de sa main, de ses mains qui cherchaient la clé de mon soulagement, de sa voix qui me parlait doucement mais qui questionnait en tremblant un peu l’équipe médicale.

Je me souviendrai des efforts, du souffle court, des souffles longs, de cette agitation autour de moi tout à coup, de cette agitation en moi vraiment.

Je me souviendrai du dernier fou-rire qui m’empêcha de pousser au bon moment mais qui me donna aussi la force de recommencer.

Mais surtout, je me souviendrai de ce moment indicible où l’on te posa sur mon ventre, petit paquet gluant aux cheveux noirs, petit animal respirant et entier, petite vie échappée de ma bulle qui serait définitivement à côté, tout en étant à vie dedans.

Je me souviendrai des larmes paisibles de ton papa à qui l’on te tendit, enveloppé, pour le premier bain pendant que je faisais connaissance avec ma nouvelle vie de femme vide et un peu vidée.

Je me souviendrai de tes petits bruits de bouche et de nez, cherchant ton premier sein, maladroit, aveugle mais intuitif.

Et je me souviendrai enfin notre première conversation, avant toutes les autres, moi te racontant tous mes projets pour toi, tous mes sentiments pour toi, et toi, planté dans mon regard de tes yeux noirs immobiles qui ne clignaient pas, acquiesçant des petites succions de ta toute petite bouche si jolie. 

En ce jour de tes 7 ans, mon fils, je me souviendrai de tout et jamais je ne regretterai de t’avoir tant désiré. 
 

Moon

http://pleine-lune.over-blog.fr

Par azacamopol
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Jeudi 19 juin 2008

Je me souviendrais de tout


Je me souviendrais du goût des cafés du matin rapidement avalé et de ceux du soir, oubliés sur le coin de la table,

Et puis il y aurait la mémoire de ta voix, précieusement conservée sur le répondeur pendant des semaines, le souvenir d'une chanson que tu fredonnais sans presque le savoir.

Je me rappellerais que tes vêtements, collectionnés dans un coin de l'appartement, ont été habités...

Comme un témoin de ta présence il restera des évocations de ton parfum au simple regard d' un flacon abandonné dans un coin.

Mes doigts soupireraient de ton contact, partant vainement à ta recherche dans tes places préférées.

Et proche, tout proche, tout cela sera doucement couvert par le roulemis lancinant du train sur les rails.

Epaules basses, je ferais demi-tour.

 

Kensington

http://and-so-what.over-blog.fr/

Par azacamopol
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Jeudi 19 juin 2008

Je me souviendrai de tout… ? 
 

Quand on se souviendra

De ce qui s’est passé

De ce qu’on s’est donné

Pour en arriver là

Est-ce-qu’on saura encore

Et sans le moindre effort

Mettre l’histoire à plat 

Pour mieux la retrouver

Des yeux la caresser

La raconter tout bas ?

Nos mémoires seront-elles

Dans les années fidèles

Et libres de leurs choix ?

Je veux garder au cœur

Ces images en couleur

Mon petit film à moi 
 

Quand le temps passera

Sur nos heures au soleil

Au pays des merveilles

Est-ce-qu’on en sourira ?

Aura-t-on sur la peau

Des frissons dans le dos

Rien qu’au son de nos voix

Comme un voile d’absence

Comme un désir immense

D’y être encore une fois ?

L’envie reviendra-t-elle

Bien malgré les séquelles

Les pleurs ou les dégâts ?

Dans les nuits je suis sûre

Que nos souvenirs durent

Bien plus longtemps que ça…


Claire Fessart

Par azacamopol
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A la bonne heure ...

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