jeu du 14 au 27 mai

Lundi 26 mai 2008

Premier baiser avec Lui :  

P remière lettre d'un mot, de ce mot Principal et
R
are qui fait battre ce coeur, chavireR cette âme
E
cume des songes originels, secrètEs
M anigances du destin qui créa ce coMmencement.
I nitiale intime,  quand nos lèvres réunIes,
E
mpressées,  magiciennes découvrirEnt le
R
adieux équilibre de notre si bel aveniR


Enriqueta

http://c-estenecrivantqu-ondevient.com
Par azacamopol
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Dimanche 25 mai 2008

 

La 1ère fois ?

Elle ne s'en souvient plus très bien...

Mais elle a son carnet, son journal, où tout est consigné,

C'est un carnet épais, d'un côté, son journal qu'elle tient tous les jours, même si l'écriture est de moins en moins lisible ; de l'autre, il a les informations essentielles, celles dont elle peut avoir besoin lorsqu'elle ne sait plus.


Elle lit : 

C'était il y a quelques mois...en février, il faisait froid dehors.

Philippe et elle avaient décidé d'aller acheter un lit d'enfant pour les vacances qui approchaient.

Lucas, leur petit-fils avait grandi et ce n'était plus très confortable pour lui, de dormir dans le berceau des enfants.

Il fallait passer au petit lit à barreau.

Ils étaient tous les deux très excités, le premier petit lit des petits enfants !!

Comme le temps avait passé vite !

Tout d'un coup, Geneviève saisit le bras de Philippe et se retient à lui.

Instinctivement, il la soutient, il voit son regard tourner, se brouiller.

Il s'affole, crie pour la réveiller, la sortir de la torpeur dans laquelle elle plonge.

Rien n'y fait, elle part et continue à partir, elle se fait de plus en plus lourde.

Philippe a du mal à la tenir, pourtant il la porte de toutes ses forces.

Les premiers clients du magasin qui l'ont dépassé n'ont pas remarqué...mais les suivants comprennent, l'aident, un vendeur approche une chaise pour asseoir Geneviève qui est devenue pâle, blanche.

Les secondes passent vite et lentement à la fois.

Geneviève revient à elle, regarde Philippe et demande :

- Qui êtes vous ? où suis-je ? Qu'est ce que je fais ici ?

Tout le monde autour d'elle la regarde curieusement.

Personne ne lui répond.

Elle regarde fixement Philippe et redemande :

- Qu'est ce que je fais ici ?

- Geneviève ? Geneviève ! tout va bien, c'est moi Philippe, ton mari, nous sommes au magasin, nous sommes venus acheter le lit pour Lucas, tu te souviens ? Tout va bien maintenant, tout va aller, c'est bon. Tu as eu un malaise.

- Mais qu'est ce que vous racontez enfin ? Je ne vous connais pas ! Geneviève lui lâche le bras, elle bouge comme pour se lever mais n'y parvient pas, la tête lui tourne à nouveau.

Le vendeur propose à Philippe d'appeler les urgences, les pompiers, un médecin. Philippe accepte, c'est lui qui plie maintenant sous le poids de ce qui arrive à sa femme si soudainement. Il ne comprend pas mais il sent, il pressent que quelque chose de grave vient d'arriver. Il a peur que tout soit subitement remis en question....

Geneviève revient à elle, redemande ce qui lui arrive, on lui explique, tout le monde se détend.

On attend les urgences tout de même pour en avoir le coeur net...


Quelques heures plus tard, à l'hôpital, la nouvelle arrive, enfin et en fin.

Suite au malaise de Geneviève, on lui a fait passer tous les examens possibles pour comprendre et savoir ce qui s'est passé.

Le diagnostic est terrible et tombe comme un couperet de guillotine.

Le passé n'a plus d'importance, il s'effacera de plus en vite au fur et à mesure qu'il s'écoulera. Ce qui compte désormais, c'est comment vivre le présent, comment ne pas redouter l'avenir.

Il y a maintenant entre Geneviève et Philippe, quelque chose qui entrave leur vie, qui ne les laissera plus en paix...Alzheimer, ce terrible compagnon qui ne lâche plus sa proie quand il en tient une.


Il était une première fois heureuse dont ils auraient voulu se souvenir toujours, mais finalement, ils n'ont pas acheté ce lit d'enfant.

Il était une première fois malheureuse qu'ils voudraient oublier, mais elle obsède celui qui tombe petit à petit dans le regret et s'accroche à sa mémoire pour deux, pendant que l'autre a le regard absent de plus en plus souvent.


Carie.


http://www.histoires-de-cartes.com/

Par azacamopol
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Dimanche 25 mai 2008

La première fois qu'elle fut première.

 

- Non, je ne veux pas redoubler !

- Alors tu te condamnes à une seconde professionnelle ma fille, parce qu'une troisième avec le niveau que tu as aujourd'hui, c'est droit dans le mur.

- Et tu auras un an pour trouver ta voie, dit le proviseur.

- Non, j'irai en seconde générale.

- Alors il faudra vraiment beaucoup travailler et combler tes lacunes, dit le proviseur.

- Et comme tu en es incapable, je reste sceptique.

- Vous verrez, je serai tête de classe.

- On connaît tes capacités Julie, mais c'est vraiment un investissement de tous les instants qui t'attend.


Julie sort du collège et son père reprend la conversation sur ce redoublement qui ne peut lui être que profitable. Elle fronce son petit visage, très contrariée. Elle réussira, elle le sait, elle en est capable confirme-t-elle.

- Oh ! mais je sais que tu as les capacités, sauf une : le travail.

- Je te prouverai le contraire et je mériterai ainsi un beau cadeau.

- Ce n'est pas à l'ordre du jour.

- J'aurais au moins le droit de partir en vacances avec mes copines ?

- Sûrement pas. Je ne vois pas les choses comme ça. Si tu réussis tu auras toute ma considération parce que tu auras fait des efforts colossaux. Tu auras aussi tout mon respect parce que tu auras montré ta pugnacité et enfin tu auras toute mon estime parce que tu seras devenue une jeune fille accomplie.

- Pfff ! Toujours les grands mots.




Elle s'échappe toujours autant, va traîner chez les copains, tourne les talons dès que la surveillance se relâche, et pourtant le premier trimestre de la troisième avance. Aux vacances de la Toussaint, les parents s'étonnent du relevé de notes, elles sont plus qu'excellentes.

- C'est incroyable, je ne la vois jamais travailler, elle continue sa petite vie d'effrontée comme avant.


Le bulletin de noël confirme pourtant les résultats. Comment fait-elle ? s'exclame le père. La mère hausse les épaules, on verra bien si elle tient la distance.


Elle la tient, elle la tient si bien que l'année s'achève avec la meilleure moyenne de sa classe et un brevet avec mention.
- Nous sommes vraiment ébahis. Et nous voudrions savoir comment tu as pu obtenir de tels résultats avec tes escapades incessantes.

-C'est simple, j'allais bosser avec mes copains, je leur dois beaucoup. C'est ma vraie famille, c'est pour ça que je ne voulais pas redoubler.

- Ta vraie famille ? Tu y vas fort ! Et nous ?

- Vous, vous êtes contents. Et vous me devez considération, respect, et estime.

Et elle s'enfuit dans sa chambre, claquant la porte et les laissant plutôt embarrassés, on ne se fâche pas contre quelqu'un qu'on estime.

- Quel orgueil !

- Quelle peste !


Le lendemain matin, la mère découvre dans la chambre vide un mot épinglé sur l'oreiller.

« Je suis partie chez Grand-Ma pour quelques temps. Je me suis rendu compte que ma place de première ne m'a pas apporté ce que j'attendais. Moi, ce que j'aurais voulu, c'est simplement une goutte d'amour ».

 

Polly


http://mpolly.over-blog.com

Par azacamopol
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Samedi 24 mai 2008

Première fois ?


Je suis en pause d'inspiration ...ou de mémoire. Parler d'une première fois quelle qu'elle soit...pffffffff...cela remonte à tellement loin...Premier baiser ? plutôt premiers bisous. Je devais encore être à l'école primaire et cela date du siècle dernier alors...Premier jour d'école ? oublié ! Première cigarette ? Je préfèrerais avoir la volonté de pouvoir me souvenir de la dernière. Premier enfant ? je ne vais quand même pas vous raconter mon accouchement, qui ceci dit en passant s'est bien passé...Premier amour ? Premier boulot ? Premières vacances ?

Y a déjà eu tellement de premières dans ma vie....Je ne peux choisir et ne me souviens pas en détail de toutes. J'espère seulement pouvoir vivre encore plein de premières. Encore et toujours. Mais, ceci est un autre sujet...

Désolée, c'est la première fois que je n'arrive pas à écrire un texte correspondant au thème proposé !

 

Timbalou

http://timbalou-editions.over-blog.com

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Samedi 24 mai 2008

 

 

Cela faisait longtemps que j'en avais envie, mais que je repoussais ce moment, par peur de l'inconnu. La fin du voyage et le retour vers la civilisation approchaient, finie alors la nature sauvage. C'était cette nuit ou jamais. Ce serait cette nuit.

Le campement était situé en surplomb des rochers sur lesquels les vagues venaient se briser rythmiquement en une mélodie simple et répétitive. L'ambiance était particulière en ce dernier jour de marche et nous avions mangé et ri d'un bel unisson, commençant déjà à nous remémorer les anecdotes du voyage. La nuit était fraiche, l'air était iodé et le vent soufflait doucement, faisant bruisser les feuilles des quelques arbustes situés à proximité. Il était tard. Il était temps d'aller nous coucher. Je me dirigeai à la lampe frontale vers ma tente pour me préparer à cette dernière nuit.

Pour me préparer à cette première nuit à la belle étoile.

Le ciel était magnifiquement étoilé, un de ces ciels africains où le noir du fond est ponctué de nombreux points lumineux brillants, où l'on distingue facilement la casserole et l'étoile du berger et même la voix lactée. Ces ciels que la pollution lumineuse n'a pas encore dégradés. Je sors mon sac de couchage et mon tapis de sol de sous la tente, y laissant mon sac. Cette nuit, seules mes affaires dormiront à l'abri. Moi je choisis le sable de ce petit surplomb.

J'évite de penser au scorpion jaune que j'ai vu avant-hier sous une pierre en montant la tente, le guide a bien précisé qu'il n'était pas mortel, j'évite de penser à toutes ces petites bêtes qui vont peut-être atterrir dans ma bouche pendant mon sommeil (pourquoi n'arrivé-je pas à dormir la bouche fermée ...), j'évite de penser à ce qui pourrait rentrer dans mon sac cette nuit. Je ne veux penser qu'à ce dôme étoilé. Couchée sur le dos, dans mon sac sarcophage la tirette remontée jusqu'en haut et ma tête bien enveloppée, je laisse le sommeil me gagner en guettant les étoiles filantes. Une à ma droite, une deuxième. Le bruit de la mer me berce en fond sonore avec de temps en temps le bruit des dernières conversations des membres du groupe qui ont choisi, eux, de dormir sous tente et les rires du guide et des chameliers.

Le sommeil me gagne lentement, je tourne sur moi-même pendant la nuit, me réveille par moment dans la lumière grise de la nuit pour me rendormir aussitôt. Je me pelotonne davantage quand la fraicheur du petit matin arrive et me laisse doucement réveiller par les bruits du campement qui s'anime quand le soleil prend la place des étoiles.

Une dernière nuit magnifique. Ma première nuit à la belle étoile.


Pandora

http://les-poemes-de-pandora.over-blog.com/

 
Par azacamopol
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Vendredi 23 mai 2008

Ma première fois, avec vous...

La première fois que j'ai tapé un poème sur le clavier de l'ordinateur, c'était pour le mettre sur mon blog... Un blog... Huit jours avant, je ne savais même pas que ça existait... Ce que je voulais,  quand j'ai essayé pour la première fois, c'était que des étrangers puissent lire ce que j'écrivais, sans même me connaître... Car chez moi, je n'avais personne avec qui partager ce plaisir... Il faut dire aussi que je n'aurais jamais osé lire un de mes poèmes devant des personnes, étrangères ou non, en étant face à elles... Ma timidité étant bien trop forte, et bien plus supérieure à mon besoin d'étaler mes pauvres vers... Alors,de savoir que je pouvais faire lire mes poèmes sans me montrer, j'avoue que c'était très tentant...
Alors, les premières semaines, j'ai recopié systématiquement tous les poèmes que j'avais écrit dans ma jeunesse, pour voir ce qui allait se passer...
Tous les soirs, en rentrant du boulot, je m'installais, fébrile, devant mon clavier, avec l'espoir caché de lire enfin un commentaire... Au bout de deux semaines, je commençais à désespérer... Aucun mouvement sur ce blog maudit... Pourtant, je n'avais entendu dire que du bien de cette pratique sur internet... J'avoue que plusieurs fois, j'ai failli renoncer...
Mais un soir, alors que je n'y croyais plus, mon premier commentaire!.. Je n'en revenais pas, j'étais excitée comme une puce, et pourtant, ce commentaire, qui venait d'une certaine "sev", se résumait à un seul mot: "joli"... Le lendemain, "sev"  m'avait laissé un nouveau commentaire, tout aussi court que le premier, mais qu'est-ce que j'étais contente... Ensuite, de nouveau un long silence... Il faut dire que je n'y connaissais rien en blog, en informatique, ni même en courrier électronique... Ce n'est que petit à petit que j'ai compris "les ficelles du métier" d'un bon blogueur... Et je suis encore loin de tout savoir.
Comme je ne voyais plus rien venir, je me suis mise à prospecter, de droite et de gauche, pour passer le temps, en commençant par rendre visite à Séverine, sur son blog "ninousnini", c'était la moindre des choses, n'est-ce pas? Et puis, chemin faisant, j'ai découvert d'autres blogs, et j'ai même trouvé le truc des "newsletters"... Je sais,ça parait évident pour vous, mais j'étais vraiment novice en la matière, c'est d'ailleurs mon fils qui m'a aidée à ouvrir mon blog, si non toute seule, je n'y serais jamais parvenue... J'ai du apprendre aussi à écrire sur le clavier, quelle galère pour trouver les lettres, que de temps j'ai passé au début, à errer au dessus des touches , mes mains balayant la longueur du clavier dix fois avant de trouver  leur bonheur, et à chaque lettre, le même cinéma...
Bref, tout ça pour dire que cette aventure me prend de plus en plus de temps:
-Répondre aux amis blogueurs qui me font l'honneur et le plaisir de me rendre visite, et de laisser un commentaire.
-Écrire de nouveaux textes, inspirés tout droit des propositions de jeu de ces sympathiques communautés, telles que "la petite fabrique d'écriture", pour n'en citer qu'une.
-Écrire de nouveaux poèmes, inspirés de mes expériences personnelles.
-Et puis, rendre visite à tous mes nouveaux amis des blogs, chez qui je laisse moi aussi des commentaires.
Cela fait maintenant huit mois que je partage ma passion avec vous, et que je m'enrichis de connaissances et d'expériences grâce à vous. Et je ne regrette pas, d'avoir osé ce jour là, en octobre 2007,  franchir le pas...  Depuis que je vous connais, (certes que virtuellement), ce n'est que du bonheur!
Et je profite de ce nouveau jeu, de ce nouveau plaisir devrais-je dire, pour vous remercier, tous autant que vous êtes, de votre présence.

Par azacamopol
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Mercredi 21 mai 2008

Mes premières fois.


J'ai tout perdu mes premières fois
Elles ne disent plus rien pour moi
C'était comment l' premier matin
Du tout premier amour
Matin coquin, matin câlin
Rose jaune bleu vert ou rouge
Plus aucune pensée ne bouge
Bloquées dans la fumée blette
Des nombreuses cigarettes
Qui ont suivi la première
Première colère
Première primevère
Première dernière
Je veux parler des derniers jours
Là où meurent les atours
Tout autour, toujours

MP

Http://aaimepaix.over-blog.com
Par azacamopol
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Mercredi 21 mai 2008

 

    L'évidence d'une première fois

 

C'était la première fois

Ne vous connaissais pas

Me mis à l'évidence

Bien chargée d'importance


Cependant, vous connais

Vous le dire, je ne sais

Envie et émotion

Tendresse ou affection


Dans ce moment magique

Réellement fantastique

Commence un vrai chemin

Sera-t-il pour demain ?


Tisserai-je nos liens

Evitons les chagrins

Agrémenter ma vie

D'un brin de poésie


        Moni.

Par azacamopol
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Mardi 20 mai 2008

 

L'avion

 

Lorsque j'ai pris l'avion

J'avais un peu d'appréhension

C'était la première fois

Et donc nouveau pour moi.


L'arrivée à l'aéroport

Et les bagages à transporter

N'étaient pas de toute facilité.


Mais une fois dans l'avion

Ce fut une révélation

Et adieu l'appréhension.


Un voyage très agréable

Le personnel très sociable

Servant le petit déjeuner

Vraiment très apprécié.


J'en garde un bon souvenir

Même si à l'avenir

Je sais que cela ne se reproduira pas.


Ce fut la première fois

Ce fut l'unique fois

Que je pris l'avion.


 

 

Scoobydu41


http://scoobydu41.over-blog.com/

Par azacamopol
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Mardi 20 mai 2008

Premiers verres de contact

 

La première fois quand on me mit des verres de contact, ma vie changea !

C'était avant les années soixante et j'étais très jeune.

A partir de ce jour, je ne fus plus la même. Ma vision était plus nette, plus élargie ! Le port de verres de contact me donna un champ plus vaste, je voyais plus loin et, aussi bien sur les côtés, ces lunettes aux verres épais de grande myope arrêtaient ce champ et ne me permettaient pas de voir aussi clair et aussi net.

C'est à partir de ce jour que ce fut féerique pour moi ! Ma vie se transforma ! Une bonne fée virtuelle avec sa baguette magique vint me libérer de mes lourdes lunettes, qui me mangeaient le visage. Ma myopie étant si forte, je voyais à peine ou bien le nez collé sur mon miroir. Aussi je me découvris avec de grands yeux en amande, couleur noisette aux reflets verts, un petit nez bien droit et des pommettes hautes, si joliment harmonisé. Mon visage devint alors rieur et lumineux. Je ne me reconnaissais plus, mes affreuses lunettes aux gros verres déclinaient toute expression de mes traits.

Tout a changé lorsque je les déposai sur ma table de nuit. Ces affreuses lunettes lourdes et épaisses que je portais depuis l'âge de six ans, tant, la myopie augmentait ainsi chaque année.

A partir de ce jour, je devins plus gaie, plus vive, forcément je voyais mieux, ma vie de jeune fille prit un autre tournant, alors que j'étais plutôt timide.

Mais il fallait changer ma silhouette, afin d'être plus « moderne ». Donc, je renouvelai ma garde-robe et devins aussi un peu plus audacieuse !

C'est ce que je fis ! Ma vie changea complètement, la jeune fille que j'étais, prit son envol et s'habilla en cherchant des vêtements, les plus « mode ». En elle s'installa dans une forme d'insouciance, de joie de vivre de la jeunesse.

Mais il faut souffrir pour être belle. A cette époque, le matériau du verre de contact, composé de plastique était un peu épais, il chauffait toute la surface de l'oeil, si bien qu'au bout de quelques heures, le port des verres était souvent intolérable et me brisait les yeux. Mais j'eus le courage et la ténacité de les garder durant mes journées de travail de secrétaire dactylo.

Je me trouvais jolie et lorsqu'on est jeune, c'est ce qu'on recherche. Afin de rafraîchir mes yeux douloureux, j'avais toujours sur moi un flacon d'eau spéciale pour verres de contact et je mettais des gouttes plusieurs fois dans la journée, cela calmait ma douleur. Je ne les retirais que le soir, chez moi, lorsque j'arrivais de mon travail. 

J'étais tellement mignonne sans ces lunettes que volontairement, je fis en sorte d'oublier cette souffrance en travaillant.

Le miroir guérit ! De me voir dans celui-ci, en mieux, je n'avais plus mal, l'oubli était instantané !

Cela dura deux ans quand même et ensuite sortirent les lentilles de contact, plus fines et ne reposant que sur la pupille de l'oeil qui pouvait respirer, elles furent d'un meilleur confort pour les yeux.

Maintenant, je suis une grand'mère et je ressasse ces souvenirs en souriant !


Moni


Par azacamopol
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A la bonne heure ...

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