jeu du 01/04 au 15/04

Mardi 15 avril 2008


Quand Gérard part à la pêche au boulot...

 

Farce, mensonge, démesure, surenchère, galéjade.


1)    LA FARCE

Simple élément  au sein de la tomate, le chef a décidé d'écarter celle qui jurait dans son plat, pas digne de son restaurant 3 étoiles.

C'est la loi chez les tomates farcies.

Si t'es pas trop moche on peut encore te vendre, il faut juste trouver un acheteur pas trop regardant en lui faisant une bonne promo, ça doit passer.

Acheteur trouvé, il pensait mettre cette tomate dans son plat, mais le temps qu'il analyse ce qu'il va faire avec toi, t'es périmé, alors c'est directe poubelle. Sans doute un manque de confiture ou de marmelade, c'est une affaire de goût après tout.


2)    LE MENSONGE

L'acheteur annonce fièrement que la tomate farcie ne va pas finir à la poubelle, car il a trouvé le grand chef qui va décortiquer pour recycler.

Youpi, c'est la fête chez la peau de tomate, la pulpe, la chair à saucisse, le persil, le sel et le poivre, on va être tellement plus fort qu'avant, individuellement...


3)    LA DEMESURE

Le grand chef du recyclage va changer le poivre en sel, c'est un vrai marabout. De peau de tomate, rien ne vous empêche d'être chair à saucisse, c'est juste une question de motivation, c'est quoi votre projet personnel ?

Le poivre  ne sait pas

Le sel est perdu

La chair tente de réfléchir

La pulpe se liquéfie

La peau se déchire

C'est pas grave les experts se bombent, ils ont les millions d'euros de la cellule de reclassement...

Tomate ou persil ? , j'ai parfois un doute sur la personne qui vend la « marchandise »...


4)    SURENCHERE


Cherche personne sérieuse pour l' Elysée

CDD de 5ans

Plutôt mobile

Un poil diplomate

Deux poils calme

Trois poils pour le fun

Quatre poils  pour le plaisir du pouvoir

Cinq poils pour le plaisir du pognon

Six poils pour faire de réformes

Sept poils pour ne pas en pleurer

Huit poils pour respecter :

les vieux, les malades, les chômeurs, les SDF

Neuf poils pour ne rien respecter

Dix poils pour rigoler


5)    GALEGADE


Simple rêve.. ;

Un directeur vient chez vous

Il veut votre CV

Pas de raisons de ne pas lui donner

Un directeur de site veut vous voir, dés demain

Tapis rouge, pour un entretien

Pourtant j'étais tellement moins que rien à l' ANPE.

Un entretien convivial, simple partage

Juste 2 passionnés, c'est pas banal, c'est pas normal.

Son métier si loin du mien, pourquoi je suis allé le voir.

En quoi mon parcours était si intéressant pour lui ?

Pas de doute je suis séduit, j'espère lui aussi.

Et pourquoi pas, après tout.

J'ai déjà pleins d'idées

....

Bruno



 

Par azacamopol
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Samedi 12 avril 2008

 

Waterloo, Waterloo, Waterloo


Voici le printemps ! Tout est joyeux. La nature se réveille et comme toutes les années au début du mois d'avril toutes les associations vont se réunir.

C'est ainsi que remontant les gouttes de pluie pour s'installer sur le nuage, la congrégation des pétales accompagnée de la fanfare des mille feuilles avance comme un régiment de soldats. A sa tête, le général Magnolia se dandine, un peu essoufflé pour cause d'embonpoint. Derrière, essayant de l'imiter les sœurs Tulipe qui rougissent à chaque coup d'œil que le général jette au-dessus de son épaule. Et c'est le tour des enfants Cerise toujours indisciplinés qui vagabondent de droite et de gauche au gré de la brise printanière.

Le soleil fronce les sourcils devant tous ces débordements. Les feuilles qui encadrent tout ce beau monde sont un peu bousculées et la musique émise par leur bruissement, militaire et disciplinée au départ de la procession s'est transformée air jazzy genre Nouvelle-Orléans. Même le dandinement du général Magnolia s'en est accommodé.

Tout à coup le général s'arrête brusquement et toute la troupe se retrouve agglutinée dans son dos, qu'il a bien dodu il faut l'avouer, ce qui a permis d'amortir la bousculade. Fronçant quelques nervures, soufflant sur un reste d'étamine, il se retourne et parlant haut et fort pour que tous puissent l'entendre au-dessus du brouhaha, dit : « Nous avons besoin de parfum. Où est passée la famille Aubépine?»

Seul un lourd silence lui répond. Il fronce un peu plus les nervures. Ce qui fait rire les enfants Cerise :"s'il continue il va faner plus vite".

Quand de très loin une petite voix assourdie répond: «Nous ne pouvons pas venir, nous sommes encore dans les bourgeons. comme chaque année, vous vous réunissez trop tôt pour nous. »

Le général se redresse, se remet dans le sens de la marche en grommelant que c'est ennuyeux et qu'il faudra bien trouver une solution. Toute la petite troupe se remet en marche et arrive sans encombre au bord du nuage. Ils trouvent tous facilement leur place. Les enfants Cerise ont trouvé un petit monticule où ils peuvent rebondir en sautant comme sur des ressorts. Contents de tous se retrouver chacun interpelle une vieille connaissance.

Soudain un brouhaha venant du moutonnement de l'arrivée se fait entendre. Le silence se fit parmi les congrégations pour que tous puissent entendre ce qui se passait. L'association des Vers de tous pieds faisait son entrée discutant haut et fort. Apparemment, il y avait un problème. Martial, le ver de terre discutait de manière énergique avec Isidore l'iule non moins virulent. Ils n'étaient vraiment pas d'accord. L'un voulait, l'autre pas. Derrière eux le ver à soie et un objet non identifié pour l'assemblée se disputaient.

Le général décida que cela suffisait et s'approcha des antagonistes pour demander de quoi il s'agissait. Ce qui ne fit qu'empirer le bruit, une vraie cacophonie. Si cela continuait, ils allaient provoquer un orage ce qui ferait dégonfler leur nuage et rater leur réunion. D'une voie tonitruante il cria ; "SILENCE !"  On entendit le frémissement du vent sur le nuage. Tout de suite il en profita pour demander: «  bonjour! Vous, la chose! Qui êtes-vous? ». l'objet non identifié répondit: « Je suis Alexandrin le jeune, issu d'une longue lignée de vers. Mon ancêtre le plus lointain connu est né au XII ème siècle de notre ère. » Tous s'esclaffèrent, depuis longtemps déjà ils ne cherchaient plus à savoir qui était leur plus ancien ancêtre. Cela datait de la formation du monde. Le général mit un d'ordre dans tout ce bruit : « Silence! Et qu' est-ce qu'un alexandrin? »

- un vers à 12 pieds, répondit Alexandrin.

Les vers de la communauté regardèrent ce drôle de... de quoi déjà? Pas animal, pas végétal ! Truc, machin, bidule, entité, bizarre.

le ver à soie se lança : « Douze pieds? Comment cela? »

- oui, douze syllabes et je rime avec mon frère.

- comment cela? Tu parles un drôle de langage ! rime? Que veux-tu dire ? Comme est-ce que je peux rimer ? Et puis syllabe ? C'est quoi?

- on rime quand notre dernier pied est semblable au dernier d'un autre vers.

- ah! Mais je n'ai pas de dernier pied. Les miens vont par paire ? Lequel est le dernier ? Celui de droite ou celui de gauche!

- moi, ils sont les uns derrière les autres, à la queue leu leu

- et bien comment fais-tu pour avancer ? Tu dois tomber tout le temps!

- non, non ! c'est très facile ! Je ne bouge pas. Je suis inscrit dans un livre et quand on me déclame je suis transporté par le vent comme une feuille ou un pétale.

Plus personne ne comprenait ce ver qui ne parlait pas le même langage que l'assemblée.

Curieux le ver de terre demanda : « C'est quoi un livre? ». La feuille de laurier, violoncelle de la fanfare, se précipita et dit : « Je sais, je sais ! Mon grand oncle le chêne me l'a expliqué quand notre arrière-arrière cousin le peuplier s'est retrouvé couché parterre découpé en tronçons. Une autre confrérie de géants, qu'on ne connaît pas, l'a découpé. »

- découpé ? Comme les fourmis le font avec les feuilles?

- oui, c'est ça. Ils en font de très petits morceaux, mélangés avec de l'eau. Quand c'est sec cela fait des feuilles blanches comme les pétales de cerisier. Ils mettent les feuilles ensemble serrées les unes contre les autres et ça fait un livre.

-des feuilles blanches ! Elles sont malades ! Ou c'est de la monnaie du pape!

- Non, non, elles sont très grandes ! Encore plus que les feuilles de rhubarbe!

- c'est nul ! Ca sert à rien!

- à nous, non. Mais ils doivent bien en faire quelque chose, parce que l'année dernière ils ont pris tous les peupliers de l'autre côté de la clairière aux violettes.

Alexandrin s'impatientait. « Alors ? S'il vous plait ? Je peux rester...dites? »

Tous se regardèrent très intrigués et perplexes.

Le Général se racla la gorge et d'un ton solennel dit: « Dans le doute nous t'accepterons dans communauté des vers de tous pieds et tu seras dans la catégorie des vers exotiques. »

Tous acquiescèrent, soulagés que quelqu'un de haut rang trouve une solution.

Alexandrin le jeune se redressa et glissa sur le nuage pour s'arrêter auprès du Général.
Très loin de là, au fin fond de la Grande Bibliothèque, pour la confrérie des poèmes c'étaient l'état d'urgent. La répétition de la réunion annuelle ne pouvait commencer. Pour la première fois on devait déclamer "L'Expiation" . Or le premier vers manquait à l' appel. Et pas de doublure pour le remplacer. C'était un des vers que Victor Hugo n' avait pas raturé.


Mélodie 

http://reves-de-melodie.over-blog.com/

 

Par azacamopol
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Samedi 12 avril 2008

Il était une fois un petit garçon âgé de six ans qui s'appelait Fred. Fred vivait avec ses parents dans une toute petite maison, au milieu de la forêt. Il était isolé de tout et s'ennuyait. Son papa travaillait dans la forêt et partait toute la journée. Sa maman s'occupait bien de lui : c'est elle qui lui apprenait à lire, à écrire, à compter et qui jouait avec lui. Elle passait beaucoup de temps avec son fils mais cela ne suffisait pas à Fred qui  était un rêveur et avait besoin de s'évader. Un matin, il profita que sa mère était occupée avec les tâches ménagères pour se glisser hors de la maison et s'aventurer dans la forêt. Fred trouva la forêt magnifique, immense et s'émerveillait de tout ce qu'il voyait. Il marcha longtemps et fatigué, décida de se reposer près d'un arbre. Tout à coup, l'arbre se pencha et dit :
- Qui es-tu? Pourquoi viens-tu me déranger?
Le petit garçon fût surpris et eut très peur. Il dit avec une toute petite voix :
- Je m'appelle Fred, je voulais juste voir la forêt.
L'arbre se radoucit et ajouta :
- N'aie pas peur. Je suis le grand chêne et je veille sur cette forêt. Mais tu es tout seul, tu es si petit. Tes parents doivent être très inquiets, il faut rentrer chez toi.
Fred comprit que l'arbre ne lui voulait pas de mal et se rassura. Il dit :
- Je veux bien rentrer chez moi mais je crois que je suis perdu.
- Ne t'inquiète pas, dit le grand chêne. Je vais demander à tous mes amis les arbres de te montrer le chemin. Il te suffira de suivre la direction de leurs branches et tu retrouveras tes parents.     
L'enfant fit ce que lui dit l'arbre et retrouva sa maison. Sa maman était devant et le cherchait partout. Elle fût rassureée de le voir et lui demanda où il était pendant tout ce temps. Fred lui raconta sa rencontre avec le grand chêne mais elle  avait du mal à le croire. Elle lui dit qu'il avait fait un très beau rêve. Rêve ou réalité? Fred as-t-il vraiment vécu cette histoire ou s'est-il endormi auprès de son arbre et avait rêvé? Nul le sait!

Par azacamopol
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Samedi 12 avril 2008

Haut perchée.

Perchée sur mes talons je domine le monde
Tout le globe je peux surveiller à la ronde
Et vaillaiment faire face à toute sorte de fronde
J'ai le regard hautain de la belle Joconde
Maîtresse de toutes les terres de ce qui fait mon monde
Face à mes collégiens et même avec les secondes
Il est hors de question qu'un marmot me réponde
Je suis le professeur qui punie et qui gronde...    

Enriqueta
Http://enriqueta.over-blog.com
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Vendredi 11 avril 2008

La femme oiseau.


Je marchais sur le chemin
soudain un ouragan
et m'emporte le vent
de plus en plus haut
de plus en plus légère
je navigue dans le ciel
Je ne sais où je vais
je ne sais qui je suis
je vais à tire d'ailes
aussi vite que le vent
Je me grise et m'enivre
Merveille,j'ai des ailes
Mais où sont mes bras?
Mais où sont mes mains?
je n'ai plus de bras
je n'ai plus de mains.
L'ivresse m'abandonne
l'angoisse me saisit
et me fait choir dans un trou noir;
Je ne peux me voir
je ne peux me toucher
mais je sais que j'ai changé de peau
Qui suis-je?
D'un être humain,
ai-je encore l'apparence?
Je suis sur un buissson
la tête pleine de questions
et tandis que je m'interroge
deux enfants qui pataugent
dans les flaques
disent en me voyant.
regarde cet oiseau
il a le même sourire que gazou.

Vous allez croire à un mensonge,
à une galéjade.
Eh bien croyez-moi ou non
mais ça fait plusieurs jours
que je vis avec cette femme oiseau
qui habite en moi
D'ailleurs,j'ai même fait son portrait  

gazou  
http://gazou.over-blog.fr
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Jeudi 10 avril 2008


Zoé



 Zoé, l'air toujours  sage, faisait le bonheur  de ses parents,et de son entourage. Elle avait de grands yeux bleus transparents, un sourire angélique, et partout on ne faisait que des compliments sur sa douceur, et son agréable caractère. Cette petite fille écoutait les leçons de sa maîtresse d'école, ne se mettait jamais en colère, ne laissait pas sa chambre en désordre... et chaque jour, montait se coucher à la même heure, après avoir brossé ses dents! Puis elle se glissait dans son petit lit mauve.
      
          Un soir, n'arrivant pas à s'endormir,elle commença à compter les moutons sans succès. Elle se prit alors à rêver, à s'inventer une histoire, pas n'importe quelle histoire: elle en serait l'héroïne!  ...et pourrait faire plein de choses extraordinaires.
         D'abord, il fallait se débarrasser de ces horribles robes roses, blanches et mauve, de vraies meringues ridicules.   Elle porterait une combinaison de chat sauvage, comme dans le dessin animé  "cat's eyes". Elle pourrait grimper le long des murs, 'accrocher, escalader les toitures, se balancer au bout des affreux rideaux de velours du salon, comme au bout de lianes! Ensuite, elle sauterait sur sa moto supersonique et filerait à travers la ville, dans la nuit bleutée, en poussant des miaulements aigus à donner le frisson à toutes ses copines de classes! Elle roulerait exprès dans les flaques d'eau bien boueuses en riant aux éclats. Elle mettrait du gel orange fluo, dans ses cheveux, pour qu'ils soient comme une crinière folle et elle irait sonner chez le petit vieux  de la villa voisine en lui faisant d'immondes grimaces!
       Ensuite elle se rendrait à l'école, prendrait toutes les copies du dernier devoir de français et avec ses griffes de chat sauvage, lacèrerait en fines lamelles chaque feuillet! Comme ce serait drôle! La tête de la maîtresse....le lendemain!
         Une dernière idée lui vint à l'esprit, ses parents avaient l'habitude de lire ou regarder la télévision au salon le soir. Elle pourrait les hypnotiser rien qu'en les fixant un instant de son regard électrique, ils ne bougeraient plus, ne se souviendraient de rien et elle pourrait en profiter pour sortir, ou regarder des programmes interdits.                             
       
......Le silence et la nuit avaient finalement tout envahi, et Zoé  s'endormit.

       Le lendemain matin, pendant qu'elle prenait son petit déjeuner, Zoé entendit son père sortir, puis rentrer à nouveau dans la maison précipitamment    ...  
- viens voir, chérie ... toute notre façade est maculée de traces de boues, des taches rondes comme des pattes énormes de chat! C'est incroyable.
Ses parents discutaient dehors dans le jardin...

- maman dit Zoé d'une voix timide, je vais être en retard pour l'école. 

Elle arriva à l'école,sans problème, et s'installa à sa place,sagement.

        Plus tard, après la récréation, la maîtresse prit son cartable et dit aux élèves
- je vais vous rendre vos copies; il n'y a pas beaucoup de bonnes notes.

Soudain, sa voix s'étrangla, elle remuait quelque chose dans le cartable, toute rouge.
- mais...mais...

Aucun autre son ne sortit de sa bouche.

Elle ne comprenait pas, elle n'avait pas quitté la classe depuis ce matin...Elle n'osait pas montrer ces découpages de feuilles quadrillées ...Reprenant une certaine contenance, elle annonça un changement de programme,

- prenez vos crayons de couleur, nous allons faire cours de dessin. Le thème d'aujourd'hui sera   : Dessiner une Sorcière.

Les yeux de Zoé s'allumèrent une seconde de façon bizarre, puis elle fit son plus gentil sourire à la maîtresse, et inscrivit en haut de la feuille de dessin en rouge : ZOE !

 

 

   ORPHEA
Par azacamopol
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Mardi 8 avril 2008


Au fond d'un cachot


Je n'y comprends rien, je me retrouve au fond d'un cachot. Qu'est-ce que je fais là, quelle faute ai-je bien pu commettre ?... Mystère...
Comme je suis très vieille, j'étais le plus souvent allongée sur un canapé dans une petite chambre retirée ; c'est dire que je ne faisais aucun mal ! Et même, depuis un certain temps, plus personne ne s'intéressait à moi, si décatie, et je me sentais bien seule dans ma chambrette, abandonnée de tous avec tant de regrets en tête !
Car j'ai été très belle autrefois, le teint frais et les joues roses, jolie poupée disait-on autour de moi ! Mes séances de coiffure duraient des heures, j'avais aussi une sacrée garde-robe, je faisais l'admiration de tous ! Ah, J'en ai eu des bisous et des câlins! J'étais comblée par tout l'amour qu'on m'offrait !... Mais était-ce vraiment de l'amour... C'est bien fini tout çà ...
 Je me souviens, j'avais un super copain un peu bizarre qui portait toujours une drôle de tenue ; il avait une espèce de chapeau ridicule sur la tête, il faisait rire tout le monde avec ses grimaces ; je l'aimais beaucoup. Il jouait souvent du tambour, mais un beau jour il n'a plus pu en jouer, il s'est retrouvé paralysé. Alors je ne l'ai plus jamais revu, je n'ai plus jamais entendu parler de lui... J'avais aussi un autre ami ; lui, c'était vraiment une bonne pâte, il savait consoler de tous les chagrins ; il était surnommé Nounours ; lui aussi a fini par disparaître de mon univers; le pauvre ne ressemblait plus à rien : il était tout déplumé, il s'était fait déchiqueter une oreille et il avait même perdu un œil !
Mais que me reproche-t-on donc? Qu'est-ce qui me vaut d'être ainsi maltraitée ? Je ne le saurai sans doute jamais...C'est peut-être tout simplement le sort réservé aux inutiles...Dans cette geôle, il y a vraiment de tout, ça sent le renfermé, il fait noir, c'est minuscule et on est serrés comme des harengs. Mais ce qui me console, c'est que j'y ai retrouvé mes chers amis, le clown tambourinaire et Nounours.


Mimik

http://mimiclectik.canalblog.com/

Par azacamopol
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Lundi 7 avril 2008

Un peu de considération que diable !


Je n’en avais pas conscience avant cette nuit là, où réveillé durant mon sommeil, j’entendais alors une conversation  dès plus surprenante.

-         J’en ai vraiment marre qu’il me fasse pleurer tous les matins, et ce manque de pudeur !
-         Pareil pour moi, je brosse, je brosse à toute vitesse et ploc ! on me remet en place sans le moindre ménagement

Puis, dans une autre pièce de la maison, une troisième voix se fit entendre

-         je voudrais bien vous y voir, vous, je suis plongé dans le noir toute la journée, on m’utilise et flanc !, la porte se ferme et on me laisse souvent avec des odeurs désagréables.

Venant du salon, maintenant.

-         Pour moi également ce n’est pas une vie, je suis là depuis cinq ans, avant j’étais admiré, maintenant plus personne ne fait attention à moi, je n’existe plus.

Je comprenais alors que des objets de la maison étaient en train de se faire part de leur condition de vie, la pomme de douche, la brosse à dent, la cuvette des toilettes, le cadre du salon, tous avaient quelque chose à dire !

Le plus étonnant fut d’entendre les propos en forme de conclusion du pot de fleur, au sujet de ma relation avec Mathilde, et des êtres humains en général.

-         vous avez raison, dit-il, quel manque de respect envers nous tous. Jamais, il ne s’aviserait de la faire pleurer, de la brosser sans ménagement, de l’enfermer dans le noir avec des odeurs fétides, de la poser là quelque part sans plus jamais se soucier d’elle. Non il ne le ferait pas ! Alors que pour nous, hors mis les quelques heures de considération que nous avons reçues lorsque nous étions neufs, le temps a passé et faisons maintenant parti de ce qui est acquis.  Je vous rassure vous tous, c’est pas non plus la joie, les fleurs ne sont jamais pour moi, et lorsqu’il n’y en plus, je retourne dans le placard !   Il faut bien nous rendre à l’évidence nous ne sommes qu’à leur service, et n’avons été créé que pour cela. Parfois ils nous consomment même un peu trop pour certain. Mais pour tous : Quelle chance, ils ont ces hommes et femmes d’avoir le libre arbitre de ce qu’ils sont !


Ange
Par azacamopol
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Dimanche 6 avril 2008


Je mens
Vertement
Rougement
Je mens
Lestement
Souplement
Je mens
Longuement
Courtement
Je mens
Gauchement
Droitement
Je mens
Solidement
Fragilement
Je mens
Calmement
Passionnément
Je mens
Courageusement
Peureusement
Je mens
Conformément

MP
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Par azacamopol
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Dimanche 6 avril 2008

La pompe et le tuyau percé

 

 

-         Que t'arrive-t-il ? demanda la pompe à pied au tuyau d'arrosage, tu as l'air à sec, vidé, tout flasque.

Ils étaient côte à côte dans le jardin, près de la piscine autoportante encore vide.

-         Ca me gonfle, répondit le tuyau, je suis à plat, j'ai une fuite !

-     Ben ! ce n'est pas grave ! un trou, ça se répare, mets une rustine .

-         Tu ne manques pas d'air, rétorqua le tuyau grognon,  je la prends où, moi, la rustine ?

-         T'inquiète pas, je vais en chercher une,  je connais une petite sacoche de secours où je trouverai ton bonheur.

La pompe se propulsa aussitôt d'un jet vers le cabanon de jardin abritant le vieux vélo du   pépé.

Elle revint rapidement, à peine essoufflée.

-         Tiens, colle-toi ça sur le trou ! dit-elle au tuyau

Ce dernier se sentant aussi bête qu'une passoire se saisit de la rondelle encollée et l'appliqua derechef sur sa plaie. C'était un coup de la tondeuse à gazon, elle ne l'avait pas loupé cette pimbêche. Il ne l'avait pas entendu arriver, ce jour-là. En principe il se méfiait, dès qu'il entendait le moteur, il se planquait. Mais cette fois-ci, la veille, il dormait profondément sous l'effet des premières chaleurs. A croire qu'elle l'avait fait exprès, cette idiote.

La rustine en place, l'hémorragie cessa aussitôt.

La pompe poussa un « ouf !» de soulagement, son ami était guéri, elle avait besoin de lui pour remplir la piscine.

-         Ah ! super, ça s'arrose ! dit-elle joyeuse, t'as vu ? je ne me suis pas dégonflée hein ?  ni vu, ni connu, j'ai fait ça incognito...la tête à pépé quand il voudra réparer son vélo : c'était la dernière rustine !

-         C'eût été un comble que tu te dégonflasses, ma chère ! répondit le tuyau avec emphase ; il se tortillait, joyeux sous la force de son jet...s'amusant à arroser le plus loin possible...

-         Bon ! ce n'est pas le tout, reprit-il, on a du boulot. Tu gonfles le boudin que je ne gaspille plus mon eau.

-         Cool, mon brave, répondit la pompe, il faut que je respire à fond. Y a pas le feu !

-         Eh bien respire ! respire ! Mais ne brasse pas trop l'air, c'est vrai qu'il n'y a pas le feu au lac, n'empêche que je dois la remplir, moi, cette piscine, j'en ai pour un moment, et ça me fiche la pression, je suis déjà sous pression, alors imagine, c'est des coups à faire péter la rustine. J'en ai au moins pour 8 plombes.

-         Ah ces mecs,  tous les mêmes ! soupira la pompe en commençant à gonfler, dès qu'ils n'ont plus besoin de vous, y s'donnent même plus la peine d'être aimables !

-         Mais oui, mais oui ! allez gonfle ! J'ai pas l'air comme ça, mais je te soutiens moralement, d'ailleurs je commence à la remplir, car mon eau est aussi précieuse que ton air, et là je suis dans mon élément.

La pompe pouffa !

-         Pourquoi ris-tu ? demanda le tuyau surpris.

-         A  cause des éléments. Tu étais inerte à terre, j'ai l'air, tu avais le feu, et maintenant tu as l'eau. On a les quatre éléments,  c'est bon !

Le tuyau faillit s'étouffer... Cette pompe était un puits de science, tout compte fait, et pourtant elle n'en avait vraiment pas l'air...il était tombé sur une pompe à pied cultivée...

Lui, le tuyau de jardin percé...frétilla de plus belle...Elle était mignonne, cette pompe finalement...pompe à pied peut-être ...mais pas si bête....et depuis qu'il avait mis cette rustine il ne se sentait plus ...comment dit-on déjà ?...« pisser »...oui, c'est cela...c'est décidé : il allait faire du charme à cette pompe...

     Finalement il ne manquait pas d'air ce tuyau prétentieux...La pompe allait-elle tomber  sous le charme ?...ça c'est une autre histoire...Nous n'avons pas tous les éléments pour y répondre...demain peut-être ?....Tiens donc : Y aurait-il un cinquième élément ?....



 Bigornette

 http://le.bigorneau.over-blog.fr/


Par azacamopol
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A la bonne heure ...

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