Mercredi 30 avril 2008

 

Les mains


D'un bout à l'autre de l'humanité

Les mains sont distribuées

Richesse et potentialité

Suffit-il de les apprivoiser ?


Précieux outils à tous donnés

Il nous faut les soigner

Bien les protéger

Adresse et dextérité


Celles des mamans

Servent quotidiennement

Tout en souplesse

Gestes de tendresse


Celles des amants

Se déplacent en câlinant

Jouent de délicatesse

Douces caresses


L'artisan en a tant besoin

Que ferait-il sans main

Plus de lendemain

Affreux chagrin


Quelle que soit leur destinée

Les mains sont exploitées

Tous les jours sollicitées

Toujours belles à regarder

 

ABC

 

http://detente-en-poesie.over-blog.com

 

 

par azacamopol publié dans : jeu du 30 avril au 13 mai. communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 30 avril 2008

A toutes les mains

 
J'ai rencontré toutes sortes de mains, et chacune d'entre elles nous parlent de leur chemin.
Au départ, petites et potelés les mains du bébé recherchent à prendre la vie.
Par la suite ce sont elles qui nous en apprendront sur leur vie.
 
J'ai rencontré, celles de la tendresse, douces et ouvertes, caressantes, réconfortantes.
J'ai rencontré celles  de l'autorité qui sont venues parfois, hélas, me choquer le visage.
J'ai rencontré celles de l'angoisse, les ongles rongés jusqu'au sang, et qui se cachent.
J'ai rencontré celles qui vivent dehors, par tous les temps, rugueuses et fortes.
J'ai rencontré celles de l'agilité qui jouent sur un instrument pour donner, et chanter.
J'ai rencontré celles qui se sont données et qui portent fièrement leurs alliances.
J'ai rencontré celles de couleur qui enrichissent nos esprits de leurs différences.
J'ai rencontrés celles de la bienveillance, ouvertes ou fermées, mais toujours présentes.
J'en ai rencontré de toutes sortes, encore et bien d'autres...
 
Et puis, il y a les miennes, qui au gré du temps se sont construites, elles aussi, par le chemin emprunté. Elles se sont façonnées par toutes ces mains rencontrées, par toutes celles qui m'ont été tendues quelque que soit leur histoire, il y a en que je retrouverai bien, d'autres qui sont oubliées, et bien d'autres encore à découvrir.
A vous Messieurs, permettez moi de vous donner une cordiale poignée de main.
A vous Mesdames, permettez moi de vous offrir mon plus sincère baisemain.

Ange.

par azacamopol publié dans : jeu du 30 avril au 13 mai. communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 30 avril 2008

La main (à la manière de R. Queneau)


1.      définition

 La main est l'extrémité du membre supérieur de l'homme, articulée avec l'avant-bras au niveau du poignet et qui finit à l'extrémité distale des doigts. Caractérisée par sa fonction essentielle, la préhension, permise grâce au pouce, opposable à tous les autres doigts, la main est aussi l'organe essentiel du toucher .Ce mot entre dans de nombreuses expressions, où il symbolise l'activité, le pouvoir, la possession, l'échange.

2.      Argotique

La paluche, c'est  ce que tu vois au bout  de l'abattis du gonze, plus tu sais jouer des bracelets, plus  tes  pinceaux sont habiles. T'as pas à t'faire de mouron, t'auras aucun mal à aquicher c'que tu voudras si t'as les pinceaux dégourdis. Ce mot, la paluche (ou le battoir) tu peux  l'mettre à toutes les sauces, quand tu causes de ton turbin, de ton abattage,  de tes atouts , de tes abloqueries...

3.      Snob (ou emphatique)

Ces fines extrémités élégantes, aux ongles laqués s'appellent les doigts. Ils sont quatre, affublés d'un partenaire particulièrement agile, qu'on appelle le pouce. Cet ensemble porte le nom de main. Nous avons deux mains, une à l'extrémité de chaque bras, mains qui servent à  toucher, prendre, caresser, échanger, se moucher, se maquiller... Ces mains doivent  être parfaitement soignées, les ongles manucurés ... On dit que c'est à la main qu'on reconnaît l'ouvrier !

4.      Interrogatif

Comment appelez-vous cet appendice que vous voyez au bout de l'avant bras ? Est-ce  bien "main" qu'il se nomme ? Pourquoi appelle-t-on pouce celui des doigts qui est différent des autres et qui peut s'y opposer ? A quoi sert le poignet  qui attache la main au bras ? Que veut dire «  à la force du poignet ? » Et à quoi ça sert, une main ?

5.      Descriptif

Cet organe de préhension qu'on observe à l'extrémité du membre supérieur- ou bras-, s'appelle la main. Elle est très exactement articulée à la partie du bras appelée avant - bras par un ensemble d'os qui constituent le carpe, plus communément appelé poignet. Elle est formée de cinq doigts. La  préhension est d'autant plus aisée que le pouce est souple et peut librement entrer en contact avec les quatre autres doigts. Le mot lui-même ; main ; aide à former de nombreuses expressions ; certaines classiques, d'autres plus argotiques ;  exemples : avoir le cœur sur la main, foutre sa main sur la hure.

6.      Médical

Le squelette de la main est formé du carpe (huit os courts), du métacarpe (cinq métacarpiens) et des phalanges (trois par doigt, sauf le pouce qui n'en a que deux). La motilité de la main est assurée par des muscles de l'avant bras grâce à des tendons fins et longs. La main peut exécuter des  mouvements très complexes, dont l'opposition du pouce aux autres doigts, l'extension isolée de l'index  ou de l'auriculaire ; mouvements propres à la main humaine.

7.      Télégraphique

Main : organe terminal membre supérieur. Stop.   Quatre doigts, un pouce. Stop.  Fonction essentielle : préhension. Stop. Utilité première : toucher. Stop. Utilité secondaire : mot  formant expressions imagées. Stop. Signé : mano in la mano

8.      Dialogué
 
La main droite : pourquoi avez vous un anneau à l'annulaire ?

La main gauche : vous avez bien une montre au poignet !

-          Qu'est-il arrivé à votre pouce ?

-          Je l'ai coincé tantôt  dans la portière de ma voiture.

-          Et vous n'y êtes pas allée de main morte, on dirait

-          Je le crains en effet ; mon ongle va sûrement tomber !


 


 

Jaqlin.

 

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Mercredi 30 avril 2008

La main des autres...

 

 

Je ne sais pas ce soir comment parler des mains

la page sera blanche au matin de demain

faire parler les mains évidemment je n'ose

en bon méridional avec les mains je cause


Mesdames par vos mains vous êtes à l'honneur

et pour vous j'ai trouvé chez quelques bons auteurs

et chez quelques chanteurs souvent bien plus frivoles

des paroles paroles d'amour, des paroles qui volent

Mayol

qui nous amuse

Rimbaud

si jeune et favori des muses

Nougaro

et sa verve gasconne

aux idées qui foisonnent


en voici quelques mots ils diront mieux que moi

des textes un peu longs pour mettre à cet endroit

des vers qui vous feront venir l'eau à la bouche...

je leur laisse la place et ce soir je me couche


Mayol chante...

et enchante

le XXème siècle commençant

encore insouciant...


« Les mains des p'tites femm's sont admirables

Et tout's semblables

A des oiseaux...

Je le proclame

Les mains de femmes

Sont des bijoux

Dont je suis fou.

Consolant tout's les douleurs

Les mains d'femmes sèchent les pleurs

Adroites et sûres

Pans'nt les blessures

Font faire dodo

Aux p'tit marmots

La fine menotte

Coud, pique, tricote...

J'adore les mains des p'tit's fleuristes

Jolies artistes...

Même les cuisinières,

Qui préparent des p'tits plats succulents

Dont je suis très friand. »

 


Rimbaud  avec Les Mains de  Jeanne-Marie

célèbre les femmes de la Commune de Paris...


« Jeanne-Marie a des mains fortes,

Mains sombres que l'été tanna,

Mains pâles comme des mains mortes.

- Sont-ce des mains de Juana ?

 

...Une tache de populace

Les brunit comme un sein d'hier ;

Le dos de ces Mains est la place

Qu'en baisa tout Révolté fier !

 

Elles ont pâli, merveilleuses,

Au grand soleil d'amour chargé,

Sur le bronze des mitrailleuses

À travers Paris insurgé ! »


Et puis Nougaro

moitié jazz, moitié Figaro

avec sa fantaisie qui nous épate

met aussi la main... à la pâte


« Mieux encore que dans la chambre j't'aime dans la cuisine

Rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine...

Si ce n'est mes propres mains posées sur ta poitrine

Quand tu fais la tarte aux pommes, poupée, tu es divine...

Rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine

C'est comme si tu étais ma mère en même temps qu'ma gamine

Rien n'est plus beau que les mains d'une femme dans la farine... »


vous voyez bien... suis pas trop fatigué ce soir

au revoir...

 

Jean-Marie.

 

www.passage1.com



 

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Mardi 29 avril 2008

CONSIGNE DU 30 avril au mardi 13 mai, midi.

Dessin de
Joëlle Chen.



Inspirez-vous de ce tableau de Joëlle et laissez-vous guider par ces mains. Imaginez leur dextérité, leur douceur, leur tendresse, leurs pensées, leur colère, leur rage peut-être...

Tissez vos mots autour d'elles et surtout amusez-vous.

 

 

Et n'oubliez pas nos petites règles dans la page à droite.

Et grand merci à vous tous pour vos participations.




par azacamopol publié dans : jeu du 30 avril au 13 mai. communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mardi 29 avril 2008


La culotte.


J'avais six ans. A cette époque-là, les mères tricotaient en abondance gilets, robes et même petites culottes en laine ou en coton. Il suffisait de mettre un élastique adapté à la taille de l'enfant et voilà qui était fait, ça grattait, ça avait un fâcheuse tendance à se loger dans la raie des fesses, ce qui n'était pas très confortable mais personne n'avait jamais eu l'idée de me demander ce qui m'était agréable ou non et moi je n'avais jamais eu l'idée de contester quoi que ce soit. A vrai dire, je ne savais même pas que j'avais le droit de préférer une chose à une autre.

J'étais donc affublée, ce jour-là, d'une de ces culottes faite maison, j'étais dans la cour de l'école, la cloche venait de sonner et nous nous mettions en rang quand soudain, je sentis que l'élastique venait de craquer... Que fit donc la culotte? Evidemment, elle descendit sur mes chevilles. Moi qui aurais voulu disparaître dans un trou de souris, vous imaginez ma détresse ! Quelle fut ma réaction dans cette situation dramatique? ça, vous ne le devinerez pas ? Je me mis à hurler... Ce n'était évidemment pas la meilleure façon de passer inaperçue, mais quand la terreur vous prend !

Pour me faire taire, la maîtresse n'eut d'autre solution que de me mettre dans un coin de la classe, de prendre une aiguille et de recoudre l'élastique récalcitrant. L'opération faite, je pus rejoindre ma place et je redevins muette.

Je me souviens bien de cette petite culotte en laine rose et de ma honte.

 

gazou

                                                                                                               http://gazou.over-blog.fr

 

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Lundi 28 avril 2008

 

Pressions socio-vestimentaires


Au sortir de mon adolescence, ma post-adolescence étudiante pour être plus précis, j'ai acheté un habit.

L'émerveillement est rarement de mise après ce genre d'édifiante nouvelle mais...

Pour situer les pans de ma personnalité relatifs à l'historiette qui va suivre, il faut savoir que j'avais à l'époque un goût vestimentaire des plus réduits et je n'accordais que peu d'importance à mon apparence physique, y trouvant même un sentiment de rébellion contre toutes les autorités de mon existence. Que ce soit mes parents (" Tu ne vas pas sortir habillé comme ça, c'est ridicule, tu ne sais pas t'habiller ! "), la société (" La mode est un vecteur de consommation de notre société capitaliste de plus en plus rampante qui joue sur nos besoins culturels pour véhiculer des messages consuméristes ! Faut arrêter d'acheter des fringues hors de prix ! Rebellez-vous !"), mes professeurs... Tout était prétexte à réconfort dans mes choix d'habillement ce qui, au final, signifiait que je ne portais que des fringues super larges dont le nombre ne permettait pas la variété... Pour compléter tout cela, j'ai encore actuellement des problèmes dans la démarche d'achat mais je me bats (la post-post adolescence).

Dans mon aventure, je revenais de vacances accompagné d'un couple d'amis et de ma petite amie de l'époque, qui se battait pour me faire porter des habits "à la mode". On était en voiture, je conduisais, retour de vacances dans le Sud, beau temps, vallée de Rhône, bouchons. Alors que nous avancions à un rythme freiné, ma copine aperçoit une zone commerciale avec des magasins d'habits affichant des réductions "incroyables" sur leurs produits. Tout le monde (les deux filles) convenut d'un commun accord de la nécessité de s'y arrêter un moment, justifiant ainsi un repos et une occasion de faire du shopping...

L'autre mâle de la compagnie étant un garçon attaché à son habillement, et dont la stratégie d'achat d'alors était : "Si c'est immettable, c'est pour moi et si c'est rose, c'est mieux". En moins de temps qu'il en faut pour sortir de l'autoroute, se garer, et se faire engueuler pour un changement de voie un peu précipité ayant causé la frayeur de mes passagères féminines, je me retrouvais dans un de ces magasins, entourés de gens sur-motivés quant à l'idée de me relooker.

Personnellement, je ne me suis jamais senti à l'aise dans ce genre de magasin... Un vendeur vous saute dessus, veut vous conseiller, vous refusez poliment prétextant "juste regarder, mais c'est gentil, et oui, je vous appelle en cas de besoin, je vous remercie bien..."... On regarde des choses dont on n'imagine même pas qu'on pourrait avoir un jour à les porter. C'est empilé, c'est pas clair quant aux tailles (1 000 000 de systèmes différents), les dessins sont bizarres, les coutures sont louches...

"Moi je regarde vite et j'attends d'avoir un coup de foudre !" me dit l'amie. Raté pour moi... J'arrive pas à trier le nombre d'informations entrant dans mon cerveau, la musique est forte et stupide, les couleurs sont flashy, ca sent le tissu et le parfum...

"Non mais Seb, regarde cette veste, elle devrait t'aller super bien !". Là c'est ma petite amie qui me montre une veste rouge deux fois trop petite. "Heu... Ouais... Je sais pas trop... J'ai bien le côté idéologique de la couleur mais...". Sur ce arrive mon ami, mon frère de l'heure, qui je l'espère, va me tirer de ce mauvais pas, me soutenir et m'inviter à la sortie de ce temple démoniaque... Encore raté, il a sur son bras trois T-shirts d'un goût douteux... Et pire encore, il en indique un quatrième, orange flashy avec des gars en moto genre 70's dessinés dessus !

"Ouais Seb, avec ce T-shirt, ça va être cool...Confiance !". Ben voilà, j'enfile le tout... Applaudissements et émerveillements de l'assemblée réunie autour de moi. Et là, afflux sanguin dans mon crâne, coup de folie, je prends la décision de les acheter... Redoublement de joies parmi mes compagnons de fortune qui me félicitent et me congratulent. Limite ma copine en a les larmes aux yeux (j'exagère mais je le revis comme ça). Le prix élevé de l'ensemble ne me saute aux yeux que lors de l'acte de paiement mais bon... Faut bien faire des folies ! Et je repars tout guilleret avec mes habits dans un sac, la note exorbitante glissée dedans... La suite se devine : le T-shirt jamais porté et quelques tentatives avec la veste rouge sang mais pas à l'aise dedans...

Ainsi cet évènement n'a pas fondamentalement changé ma façon de m'habiller (j'ai grandi entre-temps et compris des trucs d'adulte)... Les fringues achetées ci-dessus sont encore difficilement portables (plus que moulantes : petites et démodées !) et occupent une place négligeable dans mon placard... Mais cela reste malgré tout mon histoire référence avant de faire un achat compulsif... Un point de repère dans cette société capitaliste de plus en plus rampante qui joue sur nos besoins culturels pour véhiculer des messages consuméristes... Tiens je vais aller la porter pour le fun !


Koroffstrogov

http://koroff.over-blog.com/

 

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Samedi 26 avril 2008

 

Le pantalon.

 

Je l'admirais depuis longtemps ce pantalon, passant et repassant devant la vitrine pour me rendre à mon travail. Du classement et des photocopies à raison de quelques heures, deux soirées par semaine, pendant mes années étudiantes. Et à chaque fois je m'arrêtais et je l'admirais, il était vraiment idéal : une belle coupe, une belle couleur, une belle allure ; mon regard suivait les détails des poches puis descendait le long des cuisses vers le petit rétrécissement du genou suivi de l'évasement du bas. Puis mon regard se portait vers la petite étiquette de prix et je me disais que vraiment, non, je ne pouvais pas mettre cette somme-là dans un vulgaire bout de tissu. Jusqu'à ce soir où j'ai vu une étiquette annonçant une liquidation totale avant travaux et des réductions conséquentes. Le prix sur l'étiquette en devenait beaucoup moins prohibitif et même abordable, si bien que je suis entrée dans la boutique pour essayer le pantalon de mes rêves et me faire enfin plaisir. Manque de chance, le seul exemplaire qui reste est un tout petit peu trop juste, la taille au-dessus serait probablement trop large, mais de toute façon il n'y en a plus. C'est ce pantalon ou pas de pantalon. J'hésite mais je me dis que je vais bientôt me relancer dans un des mes régimes miracles et que donc je risque de m'affiner bientôt. Ce serait alors une belle carotte pour me stimuler dans les privations quotidiennes à venir. J'hésite et la vendeuse me dit qu'il pourrait presque être porté comme cela si j'aime ce qui est près du corps, qu'à ce prix c'est vraiment une affaire, bref fait son travail de vendeuse. Et bien sûr je l'ai acheté !

C'était il y a longtemps maintenant...

Je le regarde aujourd'hui, il est orange vif, en tissu brillant, avec une coupe patte d'éléphant comme c'était à la mode à cette époque, il est d'une taille que je n'ai jamais plus atteinte, m'en éloignant au contraire de plus en plus à chacun de mes régimes. Il est rangé dans mon armoire, sur un beau cintre où il m'attend désespérément ! Une des mes nièces est tombée dessus récemment et elle m'a demandé si elle pouvait me l'emprunter pour se rendre à une soirée flower-power à laquelle elle est invitée. Mon beau pantalon, relégué en déguisement. Quelle triste fin ! Cela dit, il paraît que cela revient à la mode...

Un petit conseil donc et ça sera la morale de l'histoire : N'écoutez pas les vendeuses et n'achetez jamais trop petit, ça ne marche pas.

C'est tata Pandora qui vous le dit !

 

Pandora

http://les-poemes-de-pandora.over-blog.com/

 

 

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Jeudi 24 avril 2008

 

MON FOULARD NOIR A POIS BLANCS


Avec son petit air élégant
Il habille très joliment
Les tenues du moment

Les indémodables pois blancs
Passent les époques et le temps
Aussi sixties que présents

Petit tissus noir et blanc
Qui protège ma gorge du vent
Mon petit foulard à pois blancs

Des souvenirs reviennent souvent
Mes poupées habillées de pois blancs
Un pur ravissement d'enfant

Regards sur clichés noir et blanc
Photos de mes antécédents
De ma grand-mère en robe à pois blancs

Rendez-vous manqué de son vivant
Avec mon aïeule au regard apaisant
A qui je ressemble autant

Du fin fond de mon inconscient
A surgi un mimétisme surprenant
L'amour des tissus à pois blancs

De cette foison de petits pois blancs
Me reste l'amour des photos noir et blanc
Et des tissus à pois blanc

Je l'aime mon foulard noir à pois blancs !


Izzabel

http://www.izzabel.com/



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Mercredi 23 avril 2008


Comme une peluche


Les jours de grands froids

Ou l'hiver insiste à la fenêtre

Les jours de mal en moi,

Coups de blues et prise de tête ;


J'aime à me réfugier

Au creux de mon cocon

Me blottir et m'envelopper

Des pieds jusqu'au menton


Sur mon lit, isolée,

Nichée dans ce doux pilou

Comme une peluche posée,

Je me vide et oublie tout.


Je me réchauffe doucement

En chien de fusil, lovée

Je me recharge lentement

 Dans ma vielle robe de chambre usée.


Timbalou

http://timbalou-editions.over-blog.com

 

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A la bonne heure ...

FreeCompteur.com

Jouer avec les mots


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En toute simplicité, venez jouer avec les mots selon
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