Jeudi 31 janvier 2008

ECRITURE

Ecriture, tu deviens chaque jour plus difficile
Ecriture, tu te défiles depuis des mois
Ecriture, pourquoi maintenant alors que tout semblait si simple
Ecriture, tu me fais douter de mes capacités, en ai-je ?
Ecriture, en laissant mes pages blanches, l'envie s'en va...
Ecriture tu devrais couler de source et c'est toi qui me fais couler
Ecriture, rêve chimérique  que j'ai cru atteindre, déraison
Ecriture, les mots sont là dans une confusion infernale
Ecritrue, tu devrais être un plaisir, tu deviens souffrance
Ecriture, tu me fuis. Pourquoi est-ce si difficile ?
Ecriture, je viens de comprendre une chose certaine

Ecrire n'est pas donné à tout le monde
Je ne fais pas partie de ce monde tant admiré par moi
Ecriture....

camomille

www.camomille64.com

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Jeudi 31 janvier 2008

Vrai faux

Il y a les faux plis
Qui compliquent la vie
Et les vrais

Il y a les faux cols
Qui parfois s?envolent
Et les vrais

Les faux amis
Qui font des ennuis
Et les vrais

Les faux pas
Qui font tomber bas
Et les vrais

Les faux mouvements
Qui font mal au vent
Et les vrais

Et puis aussi
Les faux monnayeurs
Les faux frères
Ceux qui font faux bond
Les faux vrais
Les vrais faux
Les faux faux
Les vrais vrais

Poéteusement


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Jeudi 31 janvier 2008

Quelque chose du dedans

 

 Comment se peut-il
que sans être incurable
on ne veuille pas guérir ?

André Velter



Sortir de sa nuit
après une croissance imparfaite
se réveiller l'âme décolorée
ébouriffée.

Peut-on être nomade du temps ?
Peut-on être
d'une vie à une autre
passant ?


Silence des morts rebelles
qui renforcent les nœuds.
Silence de la vie
au hasard fixée
ou plantée telle une épine
indurée en nos rêves
irritant nos fougues.


Qui peut nous retenir
contre le vertige du dedans
si large                    si vide ?


Ceux à mi-chemin
arrêtés fébriles
comme des vagues poursuivies

ceux avec leurs mots lourds
tout fripés de tendresse
balancés à contre-temps

ceux boutefeux par désespoir
incendiaires
exacerbés d'espérance

ceux musiciens des songes
qui tâtonnent sans répit
lézardés jusqu'à la moelle

ceux que nulle main n'a guidés
qui s'épuisent à rassembler
leurs brisures

ceux qui mordent à bouche pleine
les pensées fauves
les passions sans remontée

ceux qui n'ont plus de frontières
et qui implosent chargés de sang
et de brûlures...


Qui peut emmurer
le vertige au-dedans
qui peut sceller notre cœur
pour qu'il cesse de s'affoler
pour un souffle d'air
ou d'ange distrait ?

Qui ?

 
 
Agnès
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Jeudi 31 janvier 2008

Tu verras

 Tu verras

Les larmes scintiller

Sur le bleu de la terre

Comme autant de détresse

De leurs cœurs envolée

Tu verras

Le rouge des baisers ruisseler

Sur les chemins fermés

Des pays opprimés

Par la peur

Tu verras

L’argile s’amollir

Dans les flaques de boue

Par les mains des enfants

Affamés par la vie

Tu verras

Les yeux tristes quémander

Juste pour un sourire

Un soupçon d’amitié

Par pitié

Tu verras

Tout s’enfuir en lambeaux

Les rêves et les promesses

Et le bleu de la terre

Accrochés à la peau

Tu verras


 
Balaline  

  http://balaline.over-blog.org

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Mercredi 30 janvier 2008


La souris


J'ai laissé tomber le stylo pour manier avec dextérité la souris. J'entends derrière moi le tic-tac de ma pendule qui égraine les minutes. On dirait des souris qui grignotent le temps. C'est alors que je pousse des petits cris de souris : à table! Il est l'heure de manger ma souris d'agneau.  Je souris aux anges ! Mon chat gris souris qui a de sérieux problèmes avec les souris mais pas avec la souris rôtie, me suit dans la cuisine. Figurez-vous qu'il a peur des souris et qu'il serait capable de se cacher dans un trou de souris, s'il en apercevait une…
 

Béa Kimcat  

http://kimcat1b58.over-blog.com

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Mercredi 30 janvier 2008


L'OISEAU

Jacques a dit : "fais comme l'oiseau, il vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau." Jacques Derval a dit : "Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres. L'homme aima les oiseaux et inventa les cages." Je n'aime pas les oiseaux prisonniers dans une cage, même dorée. Je suis comme l'oiseau sur la branche, toujours en partance. Il faut être un drôle d'oiseau,  avoir une cervelle d'oiseau-mouche ou un estomac de canard pour ne pas désirer voir s'envoler les oiseaux de paradis à tire-d'aile vers la liberté. A vol d'oiseau, oiseau,  que tu sois oiseau de jour ou oiseau de nuit, ton royaume est dans les cieux. 

Béa Kimcat  

http://kimcat1b58.over-blog.com

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Mardi 29 janvier 2008

Aujourd'hui c'est comme ça

Aujourd'hui, un jour, une nuit tu crois vivre, mon enfant, la dernière caresse, le dernier je t'aime, la dernière dispute, le dernier cri, le dernier regard, tout est fini et pourtant...
Aujourd'hui, un jour, une nuit, tu verras tout refleurira, tout recommencera. l'amour c'est comme ça.

Aujourd'hui, un jour, une nuit : la vie, l'amour, la mort c'est comme ça... ce sera le dernier parfum d'une fleur; le dernier amour, le dernier émoi, le dernier regret, le dernier départ. La dernière fois que je te vois, la dernière fois que tu me souriras, ce sera notre dernier baiser, notre dernière caresse et pourtant mon enfant : que je t'aime!

Aujourd'hui, un jour, une nuit nul ne sait quand viendra la dernière, l'ultime fois, alors mon enfant vit ta vie chaque instant comme si demain n'était pas

Et ce fut ses derniers mots, son dernier sourire, son dernier chant d'amour, son dernier souffle. Ses yeux doucement se fermèrent

Et ce fut
ma première larme...

Fabienne
 

http://il-etait-1-fois.over-blog.org

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Mardi 29 janvier 2008

Sans doute un grain trop vert

une virevolte d’oiseau

un ancrage raté 

sans doute une terre impatiente

des signes sur la pluie

ou le jour qui meurt 

sans doute un temps fluctuant

quand tout commence

et qu’on est debout

à peine 

sans doute une brisure obligée

des mots agacés

par une transparence

enfuie 

on était dans l’innocence

des eaux primales

dans l’élan

dans le froissement des feuilles 

on était dans l’errance

on était dans l’erreur. 
 
 
agnès

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Mardi 29 janvier 2008

Vivre

 
Vivre libre,

Libre
de penser,

Penser
à vivre !

 

Vivre ivre,

Ivre de
liberté,

Libérer l’ivresse
de vivre !

 

   Jouir de la vie,

Vivre pour
jouir,

Plaisir de
vivre,

 

  Vivre à deux,

Deux vies
en une,

Vivre pour
donner la vie !

 
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Lundi 28 janvier 2008

La porte 
 

Je voudrais vous inviter à réfléchir à l’importance d’une porte, vous en passez le seuil plusieurs fois par jour sans penser à plus…Et pourtant…Qu’elle est importante cette porte qui permet ou non le passage, il faut qu’elle soit ouverte ou fermée. D’où le rôle primordial joué par la poignée  qui permet de l’ouvrir si elle est fermée, ou de la fermer si elle est ouverte …

 

Allons c’est décidé : ouvrons – la ! Ouvrons cette porte : elle est maintenant ouverte à tous vent, suivez moi, elle permet tous les passages, ne dit-on pas que c’est la porte ouverte à tout…à tous les abus, à tous les maux…Nous allons nous enrhumer…Allons fermons-là ! Fermons vite cette porte…

 

Mais c’est la porte fermée à toutes les revendications, à toutes les hypothèses. Où est notre esprit d’ouverture ? Il n’y a rien de pire qu’une porte fermée.

 

D’ailleurs on peut s’y casser le nez….Avouez que trouver la porte close est déprimant…

 

Non décidément : ouvrons-la ! Ouvrons- la sur l’avenir, sur l’espoir…

 

Laissons entrer les pertinences…Mais attention le négatif et le désespoir tentent de se faufiler dans cette ouverture : quel dilemme !

 

Allons laissez-moi cette porte ! Vous allez finir par vous pincer les doigts avec ces tergiversations. Allons lâchez cette porte, ou je vous mets à la porte !…ou bien  plutôt, prenez-là ! Prenez la porte ! Et vite ! J’en ai ma claque de cette porte qu’on ferme, qu’on ouvre…Je vais finir par enlever la poignée… On ne joue pas avec une porte…C’est essentiel une porte, ça permet de s’isoler en la verrouillant quand on souhaite ne plus voir personne, et au contraire d’espérer avoir de la compagnie en la laissant béante quand on préfère…

 

Dans cette analyse succincte, je porte la porte très haut, j’ai un profond respect pour la porte…mais c’est lourd une porte…essayez de la soulever, pour voir….

 

D’ailleurs aujourd’hui je ne peux plus la supporter et je vais finir par sortir de mes gonds. Enfin si les gonds sont ouverts car s’ils sont fermés, je ne pourrai pas en sortir…

 

Mais c’est une histoire de fous…

 

C’es la porte ouverte à tous les excès littéraires : aux abus des mots…Je suis désabusée, là, je m’emporte … Emportez les mots, afin que je ne puisse plus divaguer, et refermez la porte, bon sang ! Ca fait un courant d’air !

 

Rien de pire qu’un courant d’air pour que les mots s’envolent…et si mes mots s’envolent, que restera-t-il de mes écrits ? 

 

Epilogue : Ne voulant pas que mes mots s’envolent, j’ai couru vers la porte, pour les rattraper…et là tenez-vous bien, quelqu’un venait de la claquer…on me l’a claquée au nez…Quelle insolence tout de même !...baintenant, ze parle cobbe za ! 

 
                                                  Le Bigorneau

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A la bonne heure ...

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En toute simplicité, venez jouer avec les mots selon
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Rien n'est obligatoire sinon s'amuser.  


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